mardi 2 septembre 2008
quelques urgences
COURT PROPOS
SUR
QUELQUES URGENCES EN MATIERE DE SANTE
Nous voulons ici attirer l’attention sur des situations parfois méconnues survenant chez un adulte ou une personne âgée. Les urgences du nourrisson et de l’enfant sont un autre domaine.
Quand il s’agit des yeux
La plus méconnue des urgences, à notre avis, est la thrombose aigue (c’est-à-dire l’obstruction brutale par un caillot) de l’artère rétinienne, accident qui survient chez un sujet ayant des artères en mauvais état, ce qui n’a rien d’exceptionnel dans nos pays. Non soignée dans les premières heures, cette obstruction entraîne la perte irrémédiable de la vision de l’œil atteint. Le traitement est simple mais nécessite l’hospitalisation. La négligence, maintes fois constatée, s’explique aisément : la thrombose de l’artère rétinienne est totalement indolore ; beaucoup de sujets atteints se contentent de prendre un rendez-vous auprès de leur ophtalmologiste, il sera alors trop tard pour liquéfier le caillot et rétablir la vision.
Pourtant, le diagnostic est simple à faire : la thrombose entraine la perte immédiate et généralement totale, de la vision d’un œil, sans raison évidente et sans autre manifestation.
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Notons que le même genre d’accident « thrombotique « peut survenir au niveau d’une artère de l’oreille interne, se manifestant alors par une perte brutale de l’audition d’un côté, mais cet accident paraît être moins fréquent. Il relèverait du même traitement d’urgence. La difficulté du diagnostic est ici beaucoup plus grande, d’autre causes, davantage fréquentes, pouvant intervenir.
Les autres urgences concernant les yeux sont mieux connues.
Les plaies de l’œil en font partie; il s’agit souvent de la projection d’une « poussière » agressive dans l’œil qui devient plus ou moins douloureux. Dans ce cas, si l’on voit quelque chose sur l’œil ne pas chercher à retirer l’objet en question, on risquerait d’aggraver les choses, mais appeler le 15. La plaie de la cornée, généralement plus douloureuse est moins souvent négligée qu’une plaie de la conjonctive.
Tout traumatisme oculaire, dés lors que la douleur persiste ou qu’il existe une altération de la vision doit inquiéter.
Le zona ophtalmique est davantage reconnu comme une chose à ne pas négliger, il suit généralement un zona du visage; si les rougeurs et la sensation de brûlure commencent à frapper les régions voisines et les paupières, il devient urgent d’effectuer un traitement préventif avant la survenue de lésions de la cornée.
La survenue d’éclairs, de flashs, dans la vision évoque un décollement de rétine qui fait partie des affections qui relèvent d’un traitement rapide.
On voit encore négliger un glaucome aigu, alors même que la douleur violente, retentissant au fond de l’orbite et la rougeur de l’œil atteint devraient inquiéter. Il arrive encore que des personnes « qui ne s’écoutent pas » tardent à se faire soigner alors qu’il s’agit d’une véritable urgence : on peut limiter voire annuler les dégâts si l’on agit dans les premières heures.
D’autres urgences, plus ou moins connues…
Elles concernent tous les autres organes et nous n’allons pas ici reprendre tout ce qu’il faut apprendre en fait de secourisme
Rarement négligées sont les urgences spectaculaires : hémorragies massives, fractures évidentes, comas, vomissements ou diarrhées incessantes, douleurs d’origine inconnue violentes et brutales ou sans cesse récidivantes. Depuis toujours cela a suffisamment inquiété pour qu’on ne tarde généralement pas à demander secours.
Il existe aussi des urgences sur lesquelles on écrit beaucoup et dont on parle à la télé. Il en est ainsi de l’infarctus, avec sa douleur subite et violente survenant comme une crampe sur le devant et au milieu de la poitrine, souvent accompagnée d’une sensation de mort imminente, de pâleur et de sueurs froides avec une gêne respiratoire, un pouls rapide et filant. L’appel du service de secours d’urgence s’impose. En l’attendant il est bon de savoir qu’un demi comprimé d’aspirine délayé dans un verre d’eau absorbé tout de suite peut limiter les dégâts en fluidifiant le sang.
On parle aussi et de plus en plus de l’accident vasculaire cérébral (A.V.C.) qui peut se manifester par une perte de connaissance partielle ou totale, une perte de force subite d’un membre, une gêne pour parler, une déviation de la bouche, avec ou sans mal de tête et troubles visuels. En attendant les secours, surtout si le mal de tête est violent, on peut aider la personne en lui posant une vessie de glace sur la tête (dans la pratique : un sac en plastique rempli de glaçons en interposant une serviette éponge).
Dans l’infarctus ou l’AVC, les soins ne sont véritablement efficaces que s’ils sont administrés le plus tôt possible après le début des troubles : il faut appeler tout de suite le 15 (en attendant le nouveau numéro d’appel d’urgence qui va être unifié dans toute l’Europe)
Pour en finir avec les problèmes de cœur et d’artères, rappelons qu’il faut s’inquiéter devant un pouls lent permanent, à moins de 60 pulsations par minute, chez une personne qui avait un pouls connu comme plus rapide, et ceci même s’il n’y a aucun autre trouble. Bien que l’urgence soit ici moins pressante que dans les cas précédents, il vaut mieux ne pas attendre.
Il y a aussi des urgences difficiles à reconnaître, parfois même par un médecin : les appendicites atypiques du vieillard, l’hypoglycémie aigue chez un sujet qui n’est pas connu comme étant diabétique, les phlébites et les infarctus atypiques où les signes habituels font défaut. –A ce propos notons qu’une angoisse sans raison qui surgit chez un sujet généralement serein doit inquiéter, elle peut être révélatrice d’une phlébite non évidente : le sujet doit rester au repos jusqu’à l’arrivée des secours.
Il existe encore bien d’autres situations où un traitement s’impose sans délai ; certaines sont évidentes, d’autres difficiles à discerner. Même quelqu’un d’expérimenté pourra se retrouver perplexe. Dans ce cas ne pas hésiter à appeler le 15 : le médecin régulateur posera des questions qui lui permettront d’aviser au mieux, de conseiller ou de prendre l’initiative de déclencher une intervention urgente.
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vendredi 25 juillet 2008

L'HYGIENE DE L'HABILLEMENT
Ce titre mérite de poser la question : l'habit est-il utile à la santé ?
Certes, en Picardie, est-il préférable de ne pas vivre nu pour ne pas souffrir du froid, en moyenne sans doute trois cent soixante jours par an, il n'en est pas de même partout et tout le temps. Cependant, presque partout, dans les esprits, nudité et sauvagerie sont liées : la nudité est une humiliation et une honte. Il est intéressant de constater que si l'on demande à un enfant de six ans pourquoi il faut s'habiller, il répondra le plus souvent en souriant : « pour ne pas être tout nu » !
S'habiller donc ; reste à savoir comment, n'importe quelle tenue et n'importe quel accessoire sont-ils indifférents à la santé ? Curieusement, l'homme, et la femme, de l'époque moderne, bien que généralement beaucoup plus instruits que leurs aïeux, ont une mode vestimentaire nettement moins respectueuse des besoins du corps, à croire que«la mode trotte et la folie suit ».
PITIE POUR LE CORPS
Sous-vêtements et vêtements collants, cravates serrées, ceintures et soutien-gorge, chaussures à la mode briment le corps de l'homme moderne. Passons la revue.
LES SLIPS
Au cours de l'Histoire l'apparition des sous-vêtements en coton a amélioré le confort dans les régions où le lin et la laine étaient les seuls textiles accessibles jusqu'alors à la majorité de la population.
Le sous-vêtement collant à la peau est bien plus récent. C'est à partir de 1945 que le slip a supplanté le caleçon. Le slip n'a que des désavantages, même s'il est changé deux fois par jour. Le slip recouvre étroitement des régions qui suent aisément, il facilite ainsi la macération des plis inguinaux et fessiers.
Chez l'homme, le slip ajusté maintient au chaud ce qui est prévu pour vivre au frais : les testicules ,qui fabriquent sans cesse, à partir de la puberté, des milliards de spermatozoïdes. Leur activité intense souffre de toute surchauffe laquelle induit une perte de qualité et de quantité de leur production, et, au pire, un cancer. Ce n'est pas sans raison que les testicules qui, parfois, restent dans l'abdomen au lieu de migrer dans les bourses sont beaucoup plus souvent atteints de cancers. Situés normalement à l'extérieur de l'abdomen, il leur est bon d'être maintenus au frais. Le slip qui les maintient étroitement serrés contre le corps est un contre sens.
Serait-il bon pour les femmes ? non car les organes sexuels externes de la femme sont le siège de sécrétions constantes ; le confinement les amplifie, créant un réceptacle d'humidité, favorisant l'inconfort, les irritations et les infections.
Enfin le slip, avec ses élastiques, gène la circulation veineuse et lymphatique, particulièrement intense dans les régions inguinales. Par bonheur le caleçon revient un peu « à la mode », encore faut-il qu'il ne soit pas collant !
LA CRAVATE
De cache-col elle est devenue ficelle qui serre le cou et symbole des « cols blancs ». De fait on voit mal comment un ouvrier pourrait travailler avec un tel obstacle à la respiration. C'est véritablement, du point de vue santé, un accessoire inutile et nuisible.
Malheureusement elle n'est pas le seul obstacle à une bonne respiration, comme si les divers éléments de l'habillement moderne conspiraient à nous couper le souffle.
LA CEINTURE
Dés qu'elle est tant soit peu serrée et donc dés qu'elle est utilisée pour maintenir le pantalon ou la jupe, la ceinture gène la respiration, la circulation et, encore davantage, la digestion. Les bretelles sont fort préférables.
Les ceintures de contention, corsets, lombostats ajoutent à ces inconvénients en entraînant un affaiblissement de la musculature ; de façon générale une contention n'est justifiée que pour corriger un déficit précis et sa prescription devrait toujours tenir compte de ses effets négatifs.
LE SOUTIEN-GORGE
Il est facilement compréhensible qu'il s'agit, là aussi, d'un accessoire non dénué d'inconvénients. Beaucoup de modèles compriment plus qu'ils ne soutiennent, surtout quand ils comportent des armatures, ils gênent la respiration générale et la circulation sanguine et lymphatique des glandes mammaires. Ces deniers inconvénients ont mis en cause les soutiens gorges comme facilitant les cancers du sein. Les modèles en balconnets n'échappent qu'en partie à ces reproches.
Mais que faire lorsque les seins sont volumineux, ou que l'on pratique un sport ?
Sans doute alors utiliser un soutien gorge, mais uniquement dans les moments où il s'avère utile. Ne gagnerait-on pas à aller voir comment les femmes ont résolu le problème dans les autres cultures ? sans oublier que les seins sont naturellement maintenus par une musculature qu'il faudrait fortifier plutôt que de l'affaiblir comme on le fait couramment en affublant de soutiens gorges des fillettes pas encore pubères.
LES VÊTEMENTS COLLANTS
De façon générale ils ne facilitent pas la circulation, la digestion et la respiration, mais facilitent la cellulite. Jeans, bas collants et pantalons moulants compriment l'abdomen et les fesses, congestionnent le petit bassin et favorisent varices et hémorroïdes, tout en affaiblissant la musculature.
Privilégions les vêtements amples, la robe plutôt que la jupe, le drapé plutôt que l'ajusté.
PITIE POUR LES PIEDS
L'adjudant : « de quoi sont les pieds ? »
Le soldat (instruit) : « les pieds sont l'objet de tous les soins »
Une fois n'est pas coûtume, le manuel du bon fantassin avait raison.
Mais les civils et, encore davantage, les civiles ne se soucient de leurs pieds que pour la mode et pour s'en plaindre quand ils se rebellent.
Incarcérés dans des chaussures étroites, écrasés au fond de la pente créée par les talons hauts, serrés comme des petits pois dans leur gousse les orteils deviennent carrés et finissent par jouer à saute-orteil sur les voisins.
Le pied ne souffre guère de marcher, il souffre des chaussures inadaptées qu'on lui impose. Les chaussures modernes ne respectent pas la forme naturelle du pied. Elles sont trop étroites, trop pointues, trop pentues. Le talon a été inventé pour retenir les arçons des cavaliers, il n'a aucune justification pratique pour les piétons.De plus la technique moderne utilise souvent des matériaux comme le caoutchouc ou les matières plastiques qui facilitent la macération.
Aujourd'hui, seules les chaussures des tout-petits sont mieux conçues, mais « la mode » n'a, depuis des siècles, cessé de préconiser la forme pointue et étroite comme principe
d'élégance. Notons qu'ici aussi la mode actuelle, introduite à la Renaissance, visait à distinguer une classe sociale qui ne travaillait pas physiquement.
Les conséquences sont indéniables. Après quelques décades de ce traitement, la plupart des pieds sont définitivement déformés, quand ils ne sont pas rendus inaptes à la marche et douloureux pour un rien. La démarche est devenue pénible, contractures et hyperlordoses, cors, oignons, hallux valgus et maladie de Morton se multiplient...Il est heureusement souvent encore temps d'être soulagé en adoptant des chaussures mieux adaptées, en sachant qu'il faudra parfois garder cependant un talon quand on a habitué son corps trop longtemps aux talons hauts.
La prévention est simple, elle donnerait un dos plus solide et des pieds « inusables », beaux comme ceux des Vénus et des Apollons de la Grèce antique. Pour cela : des chaussures dessinées sur la forme naturelles du pied, plus larges en avant, sans talons ou avec des talons très bas.
ET LA TETE ?
La mode n'est plus guère aux chapeaux. Il est sans doute bon de se couvrir la tête quand il pleut ou qu'il fait froid, mais, sous nos climats tempérés, est-ce une question de santé ou de confort ? Par contre, le couvre-chef s'impose, surtout pour les petits enfants et les personnes âgées quand le soleil est fort, et encore davantage si l'on est à la plage ou à la montagne. Si le couvre-chef est à larges bords, il protégera aussi le cou et les yeux des excès d'ultra-violets.
QUELS TEXTILES ?
A côté des questions posées précédemment, la composition des vêtements n'apparaît pas primordiale. Le meilleur textile est réputé être le coton, mais le « pur coton » d'aujourd'hui est tellement traité chimiquement qu'il en a perdu une bonne part de sa supériorité. Les textiles synthétiques sont souvent source de charges électrostatiques et peu absorbants. Du coup, rechercher l'idéal en la matière, est devenu difficile et coûteux pour, la plupart du temps, un bénéfice assez modeste, sauf en cas de peau particulièrement sensible.
QUEL ENTRETIEN ?
Un degré raisonnable de propreté suffit, inutile de tout passer à l'eau de Javel et de laver systématiquement dés que cela a été mis une fois. Les savons végétaux évitent les risques d'allergies que peuvent entraîner les lessives actuelles toutes à base de détergents. Quant aux assouplissants qui réalisent un traitement chimique supplémentaire, ils peuvent être, dans leur fonction « anticalcaire », facilement remplacés par le vinaigre blanc ou le jus de citron .
PROFITER DE LA LIBERTE
Il y a bientôt quarante ans un vent de liberté avait couru aussi dans le domaine du vêtement, mais la « mode » a vite restauré son pouvoir, aidée en cela par la prégnance des intérêts économiques. La mode, que ce soit pour les soins corporels ou l'habillement, n'est pas basée sur l'hygiène mais elle tire sa force des principes qui fondent une culture. Dans notre culture la femme reste encore l'objet sexuel numéro un à mettre en valeur de toutes les façons (d'où vêtements collants, soutien-gorge, hauts talons...) tandis que l'homme se doit d'apparaître "sérieux " et que les pantalons actuels effacent son sexe. L'habit sert toujours à se singulariser socialement et la mode y contribue en changeant sans cesse dans une course que ne peuvent suivre les moins argentés.
C'est sans aucun doute notre culture qu'il faudra faire évoluer pour qu'il advienne un temps où les corps de l'homme et de la femme soient réellement respectés. Dans l'immédiat chacun doit trouver sa solution, la moins mauvaise possible, qui soit compatible avec sa vie sociale et son équilibre personnel global.
jeudi 26 juin 2008
hypertension artérielle (HTA)

L’hypertension artérielle (HTA)
Aucune prédisposition génétique n’a été retrouvée jusqu’ici.
Voici quelques rappels importants concernant la prévention primaire de l’HTA.
Cette prévention est à débuter dès la petite enfance.
La survenue de l’HTA est liée à une façon de vivre .Certains groupes humains sont moins touchés que d’autres.
Mode de vie, alimentation et dispositions d’esprit sont trois facteurs essentiels.
Une alimentation qui évite les surcharges et l’obésité est un facteur important :
Peu de sel, de sucres de graisses pas d’alcools et peu de vin et, si possible pas de tabac...
Ne pas rester assis dans un fauteuil (ni allongé par terre) devant un écran...Bouger, marcher si possible dans la campagne ! Faire du vélo, nager et si possible... en compagnie, car avoir un état d’esprit serein sans craintes ni sentiments de colères et/ou de haine, c’est très bon.
Que les enfants apprennent cela dès le plus jeune âge, ne signifie pas qu’ils ne sauront pas faire face aux difficultés de la vie dans notre société « speed », mais qu’ils sauront en aborder les aléas calmement, sans dramatiser.
Lorsque l’HTA débute, la règle médicale normale préconise d’attendre environ 6 mois avant de prendre un anti hypertenseur ; et pendant ces mois de modifier son mode de vie .
Si le traitement devient nécessaire, il est recommandé de poursuivre son changement d’habitudes, bien sûr ce qui permettra souvent une meilleure réponse à un traitement « plus léger ».
Par ailleurs ce traitement permettra de diminuer les complications liées à l’HTA (cf. notre dernière mise au point sur l’HTA), mais n’augmente pas la longévité dans la tranche d’âge de 45 à 70 ans.
Supprimer les apports de sel (tous les aliments en contiennent !)
Supprimer les apports de sucre, les alcools, marcher et...être moins « speed » !!
mardi 24 juin 2008
lundi 23 juin 2008

Nous connaissons bien Anne-Marie et Pierre son mari, et approuvons leurs actions et réflexions.
Anne-Marie et ses amis ont créé cette association dans le but d’aider, de renseigner et de soutenir les personnes qui sont atteintes d’une maladie du sein, ou qui désirent être renseignées sur ces maladies.
Voici un texte écrit par l’Association M.I.S.S. :
Une MISS parle
à sa
à son
gynécologue...
Vous m'accompagnez depuis déjà ... années (mettez le nombre d'années).
Vous m'avez conseillée et aidée pour
ma contraception, mes grossesses, l'irrégularité de mes cycles ou les règles douloureuses, la surveillance des seins...
Notre relation est forte et mutuellement respectueuse car elle touche à ma vie intime.
C'est pour toutes ces raisons, qu'aujourd'hui je tiens à parler avec vous de ce sujet qui est devenu pour moi un motif d'inquiétude et peut-être la cause d'un désaccord :
la prescription de la pilule
le traitement hormonal substitutif de la ménopause.
Et pourtant je les ai bien aimées ces hormones. Et si vous ne me les aviez pas prescrites, peut être vous les aurais-je demandées.
Plus de grossesses non désirées ou insupportables, mais la chance de pouvoir dire oui à chaque naissance.
Plus d'avortements « meurtriers ».
Enfin je devenais comme tous les humains :
un être libre, une humaine libre.
Lors de la ménopause, j'ai appris que le traitement (au fait, la ménopause est-elle une maladie ?) pouvait m'aider
à ne pas avoir de bouffées de chaleur, de sécheresse vaginale, à ne pas me décalcifier.
Alors bien sûr, j'ai dit oui, car c'est bon une fois de plus, d'être libre...de malaises, de désagréments physiques.
Parfois, il y eut des précautions à prendre. Il a fallu s'adapter, changer de pilule. Vous m'avez recommandé de ne pas fumer, ou peu car pilule + tabac = danger (pour les vaisseaux, pour le sein).
J'ai pu aussi arrêter la prise de pilule grâce au stérilet que vous m'avez posé et toutes ces étapes ont forgé notre lien et ma confiance en vous.
Comme ma vie biologique féminine aurait été harmonieuse si ... si n'était intervenue une pathologie qui nous inquiète tant... celle du Cancer du Sein.
Comme moi, vous êtes bouleversée parce que vous êtes aussi concernée si vous êtes une femme, et parce que toutes les semaines vous recevez des femmes de plus en plus jeunes chez qui est diagnostiqué un cancer du sein.
Et la question posée est la suivante :
Y a-t-il un lien entre la prise d'hormones et l'apparition d'un Cancer du Sein ?
Les réponses qui nous ont été données sont essentiellement d'ordre statistique.
- En 2004 I'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) donnait les résultats suivants : sur 10.000 cas de traitements substitutifs, une augmentation de 8 cas supplémentaires de cancer du sein plus treize cas de phlébites (compliquées parfois d'embolie).
Auparavant une étude sur 3540 femmes (SCHAPIRO) concluait
à " l'évidence d'une association entre la prise de pilule et
l'augmentation du risque de cancer du sein chez la femme jeune."
Bien sûr, nous dit-on, cette " légère " augmentation du risque est largement compensée par la protection absolue que donne la pilule vis-à-vis de la grossesse. Mais si cette " légère " augmentation concernait ma fille ou ma mère, combien je la trouverais cruelle.
Par ailleurs, mettre en regard, la disparition des bouffées de chaleur et l'augmentation des risques du cancer du sein, nous paraît bien irresponsable (car la décalcification, la sècheresse vaginale peuvent être ou prévenues ou traitées par d'autres apports que les apports hormonaux).
Nous entendons parfois « les hormones n'augmentent pas le risque de cancer du sein ».
Ce que nous voulons entendre - enfin - c'est : « telle méthode, tel comportement diminuent le risque ».
Et dans cette approche, j'ai pris connaissance de cette statistique publiée par la Fondation Québécoise du Cancer.
En 2003 « le nombre de Cancers du Sein décelés sur le
« sol américain a chuté de 7 % et l'origine de cette
baisse vient de la diminution du nombre de femmes qui suivent le traitement substitutif de la ménopause.»
Les données statistiques sont contradictoires.
Nous avons appris que la dernière « étude mission » en cours
donnait aux hormones «à la française » un certificat d'innocuité. Pourquoi ces contradictions de la part d'une médecine qui se veut scientifique ?
Pourquoi n'accorder de valeur qu'aux données statistiques — si fluctuantes ?
Pourquoi ne pas mettre en lumière les données biologiques concernant le rôle des estrogènes dans la cancérisation ? Comme l'affirme le Professeur MAUVAIS JARVIS, endocrinologue à l'hôpital Necker, dans son livre « Hormones et seins » Editions Flammarion 1990 :
« Le rôle promoteur des estrogènes dans l'apparition
des maladies bénignes du sein puis du cancer du sein ne peut plus être contesté » (page 130).
Dix-sept ans déjà que ce biologiste renommé pour la rigueur de ses travaux nous a mis en garde.
Mais qui a lu ce livre ?
Quelle formation médicale continue en a délivré le contenu ?
Pourquoi le corps médical, pourquoi les médias, pourquoi les journaux féminins nous enferment dans les redites du siècle dernier affirmant que les hormones ne sont pas dangereuses ?
Nous le savons maintenant.
Les hormones, celles contenues dans la pilule et dans le traitement substitutif de la ménopause ont un rôle dans la progression dramatique des cancers du sein.
Nous savons toutefois que cette inflammation oestrogénique médicamenteuse est doublée par l'usage lié aux pesticides de l'environnement qui ont une action « estrogène like ».
AIDEZ-NOUS
A réfléchir sur la contraception hormonale (prise de pilule), en privilégiant le stérilet, les préservatifs.
En éduquant nos adolescentes et leurs compagnons adolescents, nos fils, les vôtres, à vivre une relation amoureuse partagée dans le plaisir comme dans la responsabilité.
A vivre une ménopause sans hormones ou avec un apport hormonal minimum dans les doses et dans la durée.
"Parlez à votre médecin ", nous conseille une pub télé.
Parlez-en à votre gynécologue, c'est chose faite.
Nous ne voulons plus avoir peur du cancer du sein pour nous mêmes, pour nos filles, nos petites-filles.
Vous avez la possibilité d'agir sur ce point, la diminution des apports hormonaux. Cet objectif vous concerne.
Nous avons besoin de vous pour nous accompagner.
" Notre corps, nous-mêmes " * , nos seins nous-mêmes nous en sommes responsables,
écrivent nos amies canadiennes
Merci d'être à nos côtés.
• « NOTRE CORPS. NOUS-MEMES » Collectif de Boston pour la santé des femmes ALBIN MICHEL 1977 M.I.S.S.
Mouvement d'Information sur la Santé du Sein ,586 Route de la Fougarouse 31600 LAMASQUERE (05 34 48 01 69)
mardi 20 mai 2008
Petite bibliographie à l'usage de ceux et celles qui veulent aller mieux

PETITE BIBLIOGRAPHIE A L’USAGE DE CEUX ET CELLES QUI VEULENT ALLER MIEUX
Ancelin-Schützenberger Anne -" Vouloir guérir "- première éd. Erés et" Aïe mes aïeux "- éd . Desclée de Brouwer
Jaisson Luc - Comment perdre la santé - éd. De Guibert
Jung Carl Gustav -" Ma vie" -éd. Gallimard
Kousmine Catherine -" Soyez bien dans votre assiette" -éd. Sand
Kübler-Ross Elisabeth -" Vivre avec la mort et les mourants "-éd. Le Rocher
Markoff Miro Asistent-" Comment je me suis guérie du sida" éd. Vivez Soleil
Salomé Jacques –" Si je m’écoutais, je m’entendrais" éd. De l’Homme
Seignalet Jean –L’alimentation ou la 3° médecine- éd. De Guibert
Siegel Bernie - Messages de vie - coll. "J'ai lu"
Simonton-Matthews-Creighton - Guérir envers et contre tout
- éd. de l'épi
Sans compter...les œuvres de
-Henri Laborit
-Georg Groddeck
-Alexander Lowen
Et sûrement celles d’autres « découvreurs »
Mais surtout, devenez votre propre Découvreur !
