dimanche 10 avril 2011

activités 2010


Santé pour Tous                                                                                                 Avril 2011


                                COMPTE-RENDU DES ACTIVITÉS  2010


      Le bureau élargi s’est réuni régulièrement tout au long de l’année avec une nouvelle répartition des tâches.
      L’assemblée générale du 25 Mars  a été l’occasion d’un débat sur les vaccinations dans le contexte du flop de la vaccination H1N1 et de l’épidémie annoncée. L’intervention alors décidée auprès de la municipalité d’Amiens, concernant son projet de désengagement dans la gestion des maisons de retraite publiques, n’a pas eu de réponse. C’est pourquoi nous avons tenté, le 13 juin, de publier cette lettre dans le courrier des lecteurs du Courrier Picard : la lettre ne parut pas et le désengagement s’est, hélas, effectué.
     Nous avions, fin 2009, sollicité la mairie d’Amiens sur divers sujets relatifs à la santé. La réponse donnée nous avertissait de la saisie des services concernés. Il fallut que nous intervenions auprès du service santé de la ville concernant les mardis de la santé et leur sponsorisation par un laboratoire pharmaceutique pour que nous soyons invités, en janvier 2011, à venir débattre avec l’adjoint délégué à la santé et le responsable du service santé.
      Sur un sujet moins grave nous avions écrit le 7 mai à l’ O.V.A.C.A.M sur les modalités complexes existant maintenant pour la réservation des salles municipales. Sans réponse là aussi, et le système n’a pas été simplifié ! Il faudra revenir à la charge

     L’association a participé à AGORA le 18 septembre : meilleur emplacement qu’en 2009,  peu de monde dans un espace Dewailly mal signalé, mais quelques contacts intéressants.

     Nous avions prévu une réunion-débat sur la retraite le 16 octobre. Les événements nous ont amené à annuler cette réunion qui se trouvait prévue le jour d’une des grandes manifestations organisées sur le sujet.   

     Le 20 Novembre, Santé pour Tous a participé à la conférence régionale sur « Picardie, terre d’accueil et de solidarité internationale » en y faisant des propositions qui ont reçu bon accueil.

      Pour la première fois nous avons bénéficié d’un chalet offert gratuitement sur le marché de Noël le 3 décembre : mauvais emplacement, organisation défaillante de la part d’une responsable municipale, la permanence tenue toute la journée n’a eu que peu de contacts avec un public clairsemé et pressé.

      Toute l’année, notre secrétaire adjointe a poursuivi la tenue et l’enrichissement du blog de l’association. Elle assure toutes les relations avec les adhérents et sympathisants internautes.

       Les randonnées mensuelles lancées par le secrétariat bénéficient maintenant, pour leur organisation, de l’initiative de plusieurs participants bénévoles.

       Actuellement l’équipe du bureau élargi a des projets dont on parlera tout à l’heure . Elle vous invite toutes et tous à y participer.
                                                                                               Merci

                                                                                   La présidente, Christèle Ogez

samedi 19 février 2011

LA DÈPENDANCE

                                                                             
                                  

 
Plusieurs pistes de réflexions  se sont révélées au cours  de la réunion de bureau élargi de santé pour tous, le 17 février.

 1)    Le gouvernement a restreint le débat à la dépendance des personnes âgées et à l’aspect financier de la question.

 Cela renforce le « jeunisme », cette idéologie rampante qui fait de la « jeunesse » une valeur primordiale et « des vieux » d’abord  une charge (cf la façon dont a été  présentée la question des retraites)

2)      D’emblée le recours aux assurances privées a été présenté comme une solution possible, tandis qu’un veto immédiat a été mis à toute augmentation des cotisations sociales. 

3)      A côté de cela, des questions fondamentales ne sont pas abordées : 

   a)  Le système médico-pharmaceutique actuel n’est-il pas responsable d’un certain nombre de dépendances ?...

 
   b)  Actuellement la Sécurité Sociale finance une part non négligeable  du coût de la dépendance (à travers les affections prises à 100% en particulier)La tendance actuelle est de réduire cette prise en charge.

   c)Si les gens vivent en moyenne plus longtemps il serait important de savoir si  certaines affections sources de dépendance, sont ou non en augmentation et pourquoi ?  

  d)  Qu’en est-il d’une vraie prévention qui s’en prendrait enfin au stress et chercherait concrètement à briser l’isolement des êtres humains ; isolement dont on découvre l’importance dans la genèse de la maladie d’Alzheimer.


L' Assemblée Générale annuelle de l'association est prévue pour le samedi  9 avril                                                                                   
                                                                                       

mercredi 2 février 2011

projet de société



Santé pour Tous                                                                                 Janvier 2011

                             BONNE  ANNÉE  2011  A  TOUS

   Le bureau réuni le 20 janvier propose deux pistes de travail :

-         la première, à court terme, sur les questions que pose la dépendance d’un nombre croissant de personnes. Ce sera le sujet du prochain bureau qui sera élargi à tous ceux qui désireront apporter leur concours à cette réflexion :  réunion le jeudi 17 février, de 20 h à 22 h,
     chez la présidente,Christèle Ogez 8, cottages du plateau à Amiens.

-         la seconde piste ne concerne pas que la santé.
Mais il nous est apparu qu’aucun système de santé satisfaisant ne peut tenir dans une organisation économique basée sur la compétition et la concurrence et qu’il est nécessaire que cette organisation soit radicalement changée pour qu’elle soit non seulement compatible avec un projet de santé pour tous mais, bien mieux encore, porteuse d’un tel projet.
      Il est évidement nécessaire  de travailler à maintenir ce qui reste de la protection sociale mise en place il y a plus de 6O ans. 
En ce qui concerne la santé, l’objectif fut, à l’époque : « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».
On voit vite comment nous en sommes loin aujourd’hui.
      Mais la simple défense des avancées acquises en leur temps ne peut suffire face à une offensive concertée qui sait, elle, où elle veut aller : « tirer le plus grand profit possible de tout ce qui est susceptible d’en procurer, en laissant à l’individu la charge d’assurer ses besoins ».

                  Et nous, où voulons-nous aller, à quoi aspirons-nous ?    
Comment concrétiser justice et fraternité, nécessaires à un bien vivre partagé ?
                       Par quel(s) cheminement(s) y parvenir ?

Notre souhait est de participer à notre mesure à l’élaboration d’un projet de société sans cesser d’appeler d’autres groupes de citoyens à faire de même.
Santé pour Tous appelle tous ses adhérents et sympathisants à travailler à ce projet par leur contribution - même à distance dans le cas où ils ne pourraient venir à des réunions .

      Modalités et dates seront définies en fonction des effectifs inscrits.

Dés à présent donnez-nous votre avis sur tout cela et si vous vous sentez concernés, inscrivez-vous auprès du secrétariat de Santé pour Tous, 4, allée des primevères, 80160, Plachy-Buyon ou par téléphone au 03 22 42 07 35 ou par courriel à 

franluc.jaisson @ Wanadoo.fr   
                                                                      A bientôt, amitiés à toutes et tous.    

lundi 6 décembre 2010

Santé et action sociale

Santé et actions sociales.             

La santé est un bien-être physique, moral et  social.
Toute action sociale a un retentissement sur la santé globale, celle de la population concernée  mais aussi par ricochet sur l’ensemble de la population..
La tutelle aux prestations familiales est un exemple d’action sociale qui  agit sur la santé.
Il s’agit d’une mesure juridique prononcée par le juge des enfants.
Il s’agit donc d’une mesure  imposée à la famille et non d’une offre de service.
Elle est gérée  essentiellement  par les UDAF (unions  départementales  des associations familiales).Une équipe pluridisciplinaire la met en œuvre.
Quand la décision de tutelle est prise il y a  souvent urgence  et il  faut faire vite.
Quand le contact est établi, commence une période de  3 mois d’observation, de mise en route d’un budget provisoire...quels sont les besoins réels de la famille ? Ces familles sont souvent endettées  et incapables de gérer un budget, souvent réduit.
Elles ont aussi  de graves problèmes pas tous financiers, mais aussi physiques et/ou moraux.
Elles s’intègrent mal dans la société
Ø  Telle qu’elle fonctionnait il y a une vingtaine d’années
Le « pivot » important  était  l’action des personnes déléguées dans les familles  afin de prendre contact avec elles et de leur expliquer  ce qu’on leur propose.
Beaucoup  dépendait  de ce contact notamment  l’acceptation, par la famille  de cette aide « imposée ».Éducation et apprentissage étaient  au programme, souvent  faits avec gentillesse et autorité, « humainement » sans donner un sentiment de culpabilité, ni de répression.
Soulignons le courage et la persévérance de des travailleurs sociaux qui travaillent  dans ce cadre et veulent  aider des familles désemparées qui  ont  parfois  un revenu qui est supérieur au leur.

Ø  L’évolution actuelle.
Elle met gravement en péril familles et travailleurs sociaux car l’évolution de la politique sociale n’a cessé de se dégrader. Les fonds alloués diminuent et les effectifs du personnel est sans cesse réduit alors que les besoins augmentent.
La ligne générale d’action demeure la même, mais l’état d’esprit  risque de se modifier et l’aspect coercitif et répressif  risque de se renforcer  si  la  loi sur « la responsabilité parentale » est votée car elle est  fortement répressive. Et de ce fait la promotion de la santé globale serait bien compromise par  la montée de la colère et du stress...

Ø  En conclusion :
Une vraie prévention du bien-être global  dépend  de l’instauration d’une société qui ne serait plus soumise à l’hyper consommation mais qui reconstruirait une meilleure solidarité dont l’État  serait garant. Une société qui reverrait son système économique.
 Par exemple l’instauration de la CMU a eu un effet positif sur l’état de santé de nombreuses personnes qui ne pouvaient pas se soigner avant.
Beaucoup d’actions sociales comme la tutelle aux prestations familiales sont des actions  palliatives qui, encore assez souvent,  restent positives ; mais ce n’est qu’une tentative d’intégration à la société telle qu’elle est. On peut espérer que celle-ci soit  enfin profondément modifiée dans le sens  de la devise républicaine : «  Liberté, Égalité, Fraternité », but toujours  à poursuivre, comme toute Utopie humaine.

Réflexion faite avec la collaboration de D.Hartmann.


lundi 22 novembre 2010

Picardie terre d'accueil



Propositions de Santé pour Tous pour la conférence régionale du 20 Novembre


     Le minimum, quand on accueille n’est-il pas d’abord de ne mettre, en aucune façon, en danger, la santé de ses hôtes ?

     Il ne peut suffire de mettre éventuellement à leur disposition les soins nécessaires en cas de maladie, d’accident ou d’handicap.
      Sur ce sujet, les militants de la Somed ont certainement beaucoup à dire. Le droit aux soins ne revient-il pas à l’Etat ? N’est-il pas, de sa part, trop facile et indu d’en faire porter la charge par des bénévoles,  par les collectivités locales ou par la Sécurité Sociale (qui, statutairement, est « l’assurance maladie des travailleurs salariés ») ?
      Or, depuis un certain temps, l’Ètat a renoncé à assumer ce devoir et se prépare, aujourd’hui, à y renoncer davantage, détruisant progressivement tout ce qui pouvait encore, cahin-caha, assurer ce droit élémentaire.

      Cependant, la promotion de la santé dépasse de beaucoup le droit aux soins. Celui-ci perd  son efficacité et devient de plus en plus lourd quand des personnes sont mises dans des conditions de vie indécentes.

      Comment rester en bonne santé quand on n’a pas d’abri, pas de possibilités d’assurer son hygiène corporelle, pas de possibilités de se nourrir sainement ?  Aujourd’hui, en France, les situations de dénuement face à ces besoins primaires ne cessent de se multiplier, elles touchent directement toutes les personnes qui sont « à la rue » mais aussi la plupart de celles qui sont logées de façon inadéquates, en foyers d’urgences ou en hôtels.   

Première proposition : « que le droit à un toit soit effectif partout et pour tout être humain »

Deuxième proposition : « que dans chaque ville soit ouvert (gratuitement ou pour un prix symbolique ) un lieu où toute personne puisse se laver, laver son linge et le sécher, se coiffer, se raser, baigner et changer les enfants, préparer et cuire les aliments, manger à l’abri, rencontrer une assistante sociale…


En conclusion :
      Toute personne a le droit de vivre et de vivre dignement. Cela fait partie des droits fondamentaux. Pour prendre des exemples récents : quand, à Amiens, une femme enceinte se voit rejetée de partout, quand une femme et ses deux enfants se retrouvent un soir à la rue, quand d’autres, logées dans des hôtels bon marché, ne peuvent ni cuire ni même réchauffer un repas, leur santé est immédiatement et gravement menacée et c’est l’inhumanité qui règne.

       L’Etat, garant des doits de l’homme sur son territoire, doit prendre ses responsabilités. S’il ne les assume pas, il tombe sous le coup de la loi pour non-assistance à personnes en danger.


lundi 11 octobre 2010

Devise républicaine

La devise républicaine
mise au service de la santé
Laisser à chacun la liberté

  de se faire vacciner comme il
l'entend et de se soigner comme il l'entend, toutes les méthodes de soins étant prises en charge de la même façon par l'Assurance Maladie
Rétablir l'égalité 
face à la maladie :
cette égalité est mise à mal par la politique de santé actuellement suivie, à l'hôpital, en vue de sa « rentabilisation », tarification à l'acte, loi « Hôpital... », suppression de services, compression du personnel, et, hors de l'hôpital, avec la libéralisation des honoraires et la diminution des remboursements.

Promouvoir la fraternité : 
 il est temps de réévaluer tout ce
qui a dérapé depuis des années par rapport au coût de la vie puis d'indexer sur le revenu moyen des français le minimum vieillesse, les allocations familiales, l'allocation d'adulte handicapé, les rentes d'accident du travail et de maladie professionnelle...Il est urgent de cesser de monter les habitants de ce pays les uns contre les autres en dénonçant des minorités comme si elles étaient la cause des difficultés actuelles alors que ces difficultés découlent essentiellement de l'avidité infinie d'un petit groupe international de privilégiés.

RETRAITES

                          La retraite : tout n’est pas dit

La démographie

    Elle fait partie des « sciences humaines », elle est donc fondamentalement imprécise ; aucune prévision certaine ne peut être faite, extrapoler les tendances passées sur l’avenir est risqué.

     En 1991, dans le premier rapport Rocard il est écrit que : « l’espérance de vie ne peut qu’augmenter », encore maintenant on voit écrire dans la presse qu’elle augmente d’un trimestre chaque année ! Mais, en 2009, l’INSEE constate qu’en 2008, il n’y a eu aucune augmentation de l’espérance de vie. 

      L’augmentation continue du nombre des retraités jusqu‘en 2038 n’est qu’une extrapolation hypothétique. Selon cette hypothèse*, le rapport du nombre d’actifs sur le nombre de retraités diminuerait de 1,8 aujourd’hui à 1,2 en 2050, mais de 1947 à 1980, il est passé de 3,14 à 1,88 sans que cela crée un problème.

La situation économique des retraités

    Elle est très inégalitaire par suite des assurances complémentaires déjà existantes et des différents régimes.

    Globalement, l’ensemble des retraités a davantage de revenus que l’ensemble des actifs. Cet avantage vient du fait qu’une minorité de retraités complète sa pension de retraite par d’autres revenus, actions en Bourse, revenus fonciers ou immobiliers. La plupart des retraités ont des revenus modestes et il ne faudrait pas oublier les quatre millions sept cent mille personnes qui perçoivent une retraite inférieure à 685 euros (minimum vieillesse, 684 euros, minimum contributif, 650 euros).
     Les « réformes » en cours depuis 1993 vont aggraver cette situation : de 72% du salaire la retraite passera à 59% du salaire en 2050*.

Le déficit de l’Assurance Vieillesse

   Il n’existerait pas si les rentrées n’avaient été diminuées :
-         par suite du chômage, du travail à temps partiel et de la précarité,
-         par suite des blocages de salaire, (les cotisations vieillesse étant évaluées en pourcentage des salaires) 
        -    par le raccourcissement de la période de cotisation, avec une entrée plus tardive dans l’emploi et une cessation réelle d’activité plus précoce.
         -    par le faible taux de cotisation sur les sommes perçues dans le cadre de « l’intéressement » et de la « participation » 

Les retraites et l’Èconomie du pays : 
des faits nécessaires à rappeler pour une réflexion sans a priori:
    Le PIB (Produit Intérieur Brut),  représente plutôt mal que bien le revenu total des français, mais on ne dispose pas d’une mesure monétaire plus exacte !
Il augmente régulièrement de 40 à 50% en 20 ans, le maintien du calcul actuel des retraites  nécessiterait d’en prendre 2 à 3 points pour supprimer tout déficit*…Est-ce déraisonnable ?
 
    Pour donner un ordre d’idée : en 2010 la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse estime son déficit à 10,7 milliards d’euros, les dividendes versés aux actionnaires se sont élevés à 160 milliards.  

     Le revenu salarial moyen n’a pas augmenté depuis 30 ans, la valeur des actions en Bourse a augmenté, malgré les « crises », de 250 pour cent.

Terminons par une devinette:
         Qui a déclaré: « La part des profits est inhabituellement élevée et la part des salaires est inhabituellement basse… l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent depuis 1965 » ? *  

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*chiffres repris dans le rapport du C.O.R. le Conseil d’Orientation des Retraites
*c‘est la B.R.I., Banque des Règlements Internationaux