dimanche 15 avril 2012

Quoi de neuf ? I-3



I-3  PLUTÔT QUE DES MÉDICATIONS « PRÉVENTIVES »

     Une avancée intéressante dans le domaine des maladies artérielles est la divulgation de plus en plus présente du peu d’intérêt des médicaments dits « préventifs » : hypocholestérolémiants et antihypertenseurs : les études scientifiques ayant désormais retenu le critère de la « durée de survie » concluent maintenant le plus souvent à la très faible efficacité de ces médicaments (11).

      Là aussi les avancées de la recherche ne se traduisent pas encore beaucoup dans la pratique médicale, d’autant plus que les autorités responsables de la mise sur le marché et du remboursement des médicaments n’ont pas fait leur travail, ce qui est maintenant reconnu suite au scandale du Médiator.

Bien que je n’aie pas connaissance de récents travaux à ce sujet, il est probable que les anti coagulants, prescrits contre prévention primaire des thromboses artérielles chez des sujets encore indemnes, n’aient eux aussi que peu d’intérêt quand on envisage leur efficacité à longue échéance en terme de durée de survie. Leur efficacité en qualité de traitement immédiat et à court terme est une chose, leur utilité semble plus discutable chez une personne qui n’a jamais eu d’accident thrombotique ou même, à long terme, chez un sujet qui vient d’en faire un ; il est à remarquer que l’usage des anti vitamine K  pour prévenir une rechute d’infarctus, très courant dans les années 1960, avait été abandonné quelques années plus tard compte tenu des faibles résultats et des inconvénients du traitement. Mais la mode en est revenue et les inconvénients ne sont pas exceptionnels ni bénins : 4000 décès et 17000 hospitalisations annuelles (12) ; il serait intéressants de tester, face aux médicaments anticoagulants, l’alternative simple consistant à lutter contre l’hyper coagulabilité par une activité physique régulière alliée à une alimentation correcte, moins riche en viandes rouges et en omégas 6, et plus riche en poisson et en légumes.


UNE VRAIE PRÉVENTION

       Lentement mais irréversiblement s’impose l’idée que les maladies cardiovasculaires  engendrées par l’atteinte artérielle peuvent être évitées. Par contre la réversibilité et donc la possibilité de vraies et complètes guérisons de ces maladies ne sont pas admises par les spécialistes ou restent peu mises en œuvre. Pourtant cette réversibilité a été illustrée par trois études parues en 1990 et, à ma connaissance, jamais mises en doute depuis (13). Le fait que cette réversibilité s’appuie beaucoup plus sur des changements du mode de vie que sur la prise de médicaments n’est sans doute pas étranger à cette mise à l’écart.

       L’idée que l’action préventive peut être élargie à l’ensemble des maladies courantes commence à apparaître. A mesure que l’on découvre les facteurs de risque des affections fréquentes dans les pays ayant le même mode de vie beaucoup de ces facteurs s’avèrent être communs ; par exemple, plusieurs facteurs de risque  se retrouvent à la fois dans les maladies artérielles, dans l’Alzheimer et dans la D.M.L.A (dégénérescence maculaire) (14).
      De la prévention on peut alors passer à la promotion de la santé. Comme l’environnement, pris dans son sens le plus large comportant entre autres l’alimentation et le mode de vie, s’avère être le premier facteur des maladies les plus fréquentes, bien loin avant la génétique et les microbes, le professeur Pierre Cornillot a développé l’importance de la prise en compte des facteurs environnementaux pour une politique de promotion de la santé qui, en France, reste encore balbutiante (15).
         
      Pour cela, UNE AUTRE CONCEPTION DE LA SANTE DE L’INDIVIDU doit voir le jour, non plus comme dépendant de la médecine et de ses techniques mais privilégiant l’action sur les racines profondes des maladies et infirmités associée à un renforcement des défenses naturelles de l’organisme. Mais pour cela, il faudra d’abord abolir la formidable pression exercée par les fabricants de médicaments, de matériels médicaux  et de vaccins… (À suivre) !



11/ Statins and adverse cardiovascular events – Journal of Empirical Legal Studies (5/9/08)
12/Chiffres publiés dans la presse après les déclarations du Professeur Bounhoure sur ce sujet en novembre 2011
13/  « Comment perdre la santé, page 80 
14/  Épidémiologie de la dégénérescence maculaire liée à l’âge – N. Leveziel –
       J. Fr  d’ophtalmologie 2009/32/ 440 à 451
15/  Pr. Cornillot – articles des numéros 131 & 132 de la revue « Votre Santé » 2010







jeudi 8 mars 2012

quoi de neuf I-2



I-                   2        L’hypertension artérielle ne cesse de toucher davantage de Français (9) et les attaques cérébrales, devenues un peu moins fréquentes au-delà de 45 ans sont en nette augmentation chez les plus jeunes (7), ceci alors que les préventions sont connues.

        Depuis dix ans et grâce à un chercheur désintéressé, l’excès considérable de consommation de chlorure de sodium, composant quasi exclusif du SEL, a été pointé du doigt. Le professeur Méneton s’est élevé contre la présence de sel dans des préparations où il n’a rien à faire, les boissons sucrées par exemple, et il s’est attiré la vindicte des industriels de l’agro-alimentaire, avec procès à l’appui.
 Mais la responsabilité du sel dans l’hypertension et l’athérosclérose est maintenant admise et l’on comprend mieux pourquoi les études d’efficacité des traitements hypotenseurs (Étude ALLHAT, 2002) ont montré la nette supériorité des diurétiques, dont l’action essentielle est de forcer les reins à éliminer le sel excédentaire ; tous les autres médicaments antihypertenseurs, par ailleurs beaucoup plus coûteux, se révèlent nettement moins efficaces  et entraînent davantage d’effets secondaires.
 Ainsi les bêta bloquants, très souvent prescrits font certes souvent baisser la tension mais au prix d’une mise en sommeil des capacités cardiaques par une diminution de la fréquence et de la force de la pompe qu’est le cœur ; on agit là sur des conséquences de la maladie hypertensive et non sur ses causes. Le risque n’est-il pas de diminuer l’irrigation cérébrale et rénale et de décourager l’exercice physique qui est un des remèdes simples à la maladie hypertensive ?

         Notons que la pratique médicale, en France, n’a guère changé depuis l’étude ALLHAT, suite aux efforts concertés des intérêts pharmaceutiques en cause qui ont mené une campagne assidue pour contredire les conclusions de cette étude (Constatation faite en 2008  par le FORMINDEP, collectif français pour une formation et une information médicale indépendante).

         En réalité les besoins en sel sont très faibles et généralement assurés par une alimentation variée sans aucun ajout, nos reins étant  faits pour en éviter la perte dans les urines. Un manque ne pourrait survenir que lorsque l’on sue beaucoup : j’avais écrit (1), que le français moyen consommait quatre fois plus que le besoin de sel, on peut dire que la vérité est plus proche de huit fois les besoins, malgré une légère baisse de cette consommation durant les six dernières années ! Ajouter du sel pour cuire ou assaisonner les aliments pourrait  donc cesser  d’être une règle pour devenir une « exception-plaisir », sans oublier que les  gastronomes savent bien que « saler » c’est souvent voiler la faible qualité des ingrédients ! La présence de sel, souvent abondante dans ces aliments, est une raison parmi d’autres d’éviter de consommer des produits industriels.

       Manger trop salé est un facteur depuis longtemps reconnu de cancer de l’estomac et la responsabilité d’un excès de sel dans l’ostéoporose est maintenant davantage signalée. Une étude a pu montrer que les besoins en calcium dépendent fortement de la quantité de sel ingéré : dans une alimentation ne comportant pas d’ajouts de sel ces besoins n' excédent pas ce qu’il est aisé d’obtenir  sans produits laitiers. Ceci confirme les observations déjà connues de populations ne consommant pas de produits laitiers et exemptes d’ostéoporose.

      Une diminution de la consommation du sel est donc une mine de santé à creuser, mais qui devra convaincre les professionnels de la boulangerie et de la charcuterie et vaincre la résistance acharnée maintenue par une industrie agro-alimentaire qui reste persuadée que moins saler ses préparations lui ferait perdre du chiffre d’affaires. Seule la loi pourrait faire céder cette résistance, la simple incitation, déjà expérimentée dans d’autres pays, a un effet presque nul, 18 fois moins important qu’une mesure autoritaire (10)


 PLUTÔT QUE DES MÉDICATIONS « PRÉVENTIVES »
     Une avancée intéressante dans le domaine des maladies artérielles est la divulgation de plus en plus présente du peu d’intérêt des médicaments dits « préventifs » : hypocholestérolémiants et antihypertenseurs : les études scientifiques ayant désormais retenu le critère de la « durée de survie » concluent maintenant le plus souvent à la très faible efficacité de ces médicaments (11).
      Là aussi les avancées de la recherche ne se traduisent pas encore beaucoup dans la pratique médicale, d’autant plus que les autorités responsables de la mise sur le marché et du remboursement des médicaments n’ont pas fait leur travail, ce qui est maintenant reconnu suite au scandale du Médiator.

Bien que je n’aie pas connaissance de récents travaux à ce sujet, il est probable que les anticoagulants, prescrits comme prévention primaire des thromboses artérielles chez des sujets encore indemnes, n’aient eux aussi que peu d’intérêt quand on envisage leur efficacité à longue échéance en terme de durée de survie. Leur efficacité en qualité de traitement immédiat et à court terme est une chose, leur utilité semble plus discutable chez une personne qui n’a jamais eu d’accident thrombotique ou même, à long terme, chez un sujet qui vient d’en faire un ; il est à remarquer que l’usage des anti vitamine K  pour prévenir une rechute d’infarctus, très courant dans les années 1960, avait été abandonné quelques années plus tard compte tenu des faibles résultats et des inconvénients du traitement. Mais la mode en est revenue et les inconvénients ne sont pas exceptionnels ni bénins : 4000 décès et 17000 hospitalisations annuelles (12) ; il serait intéressants de tester, face aux médicaments anticoagulants, l’alternative simple consistant à lutter contre l’hyper coagulabilité par une activité physique régulière alliée à une alimentation correcte, moins riche en viandes rouges et en omégas 6, et plus riche en poisson et en légumes.

7 /  Projet NOMAS et conférence de l’ American Stroke Association – février 2011
8 /  Travaux du Docteur Philip du C.H.U. de Bordeaux : le manque de sommeil
      augmente la  résistance à l’insuline et diminue la réponse immunitaire.
9 /  Conférence des « mardis de la santé » sur l’hypertension : en
      France, 10 800 000 d’hypertendus en 2004 et 12 000 000 en 2009
10/ Cost-effectiveness of intervention to reduce dietary salt intake – Heart on line 29/10/2010
11/ Statins and adverse cardiovascular events – Journal of Empirical Legal Studies (5/9/08)

12/  Chiffres publiés dans la presse après les déclarations du Professeur Bounhoure
       sur ce sujet en Novembre 2011

vendredi 10 février 2012

QUOI DE NEUF I-1



QUOI DE NEUF ? Depuis le livre intitulé « Comment perdre la santé »(1)
             
I       SUR LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

        Ces maladies sont mieux soignées et la survie s’allonge; mais la prévention laisse à désirer et le nombre de personnes atteintes ne diminue pas.


I-1  Concernant les maladies artérielles qui représentent la majeure partie des maladies cardiovasculaires, les connaissances ont avancé. On sait maintenant que le HDL cholestérol est protecteur parce qu’il sert à transporter le cholestérol vers le foie pour y être recyclé. Il est devenu encore plus clair que le cholestérol n’est pas le responsable de l’atteinte artérielle, il peut simplement faire partie de l’un des processus d’une  maladie dont tous les mécanismes ne sont pas élucidés.
         Le rôle précis de chaque acide gras s’éclaire peu à peu, sans qu’il soit possible d’établir avec certitude, au seul vu des connaissances « scientifiques », un programme idéal de consommation des différents corps gras. Il est acquis aujourd’hui qu’une consommation optimale de matières grasses devrait tenir compte de la composition globale de l’alimentation et du mode de vie en général.


        Comme le mécanisme de l’athérosclérose met en jeu des Radicaux Libres, le  rôle protecteur des antioxydants a été mis en exergue. Des antioxydants, vitamines, caroténoïdes, flavonoïdes, sont présents dans quantités d’aliments naturels. A une alimentation pauvre en graisses saturées et riche en végétaux (2), est-il utile d’ajouter des compléments alimentaires ?  Sans doute pas, sauf cas particuliers. 
        L’effet protecteur d’une faible consommation de boissons alcoolisées reste un sujet débattu (3). Mais, bien que le degré d’alcool dans le vin ne cesse d’augmenter et que les sulfites qu’il contient soient des radicaux libres oxydants, le vin rouge, pris en quantité raisonnable, est confirmé dans son action protectrice par de nouvelles recherches (4 & 5). Les effets favorables à la santé sont en relation avec les tanins et autres flavonoïdes  abondants dans le vin rouge. Il est curieux que ces études ne parlent ni du raisin ni du jus de raisin tout aussi porteurs de ces substances protectrices (mis à part un peu de tanins supplémentaires quand le vin a été gardé en cuves de chêne).
        Ceci dit, un peu d’alcool, surtout si c’est de temps en temps, ne participe-t-il pas aux plaisirs de la vie ? Ou à la supporter quand le stress augmente ? A chacun de décider du mieux ! 


        La Fédération Française de Cardiologie continue à ignorer le rôle néfaste du stress sur le cœur et les artères, ses publications récentes en témoignent encore. Cette position contraste avec celle qu’on peut observer chez les autorités médicales des autres pays. Sans doute cela relève-t-il des réticences, assez généralisées dans le corps médical français, vis-à-vis de ce qui est  de l’ordre du psychologique et du social.


      Le diabète, comme l’hypertension,  est un facteur intermédiaire des maladies artérielles. Il est en croissance importante à tous les âges.
La fréquence du diabète de type II, Non Insulino Dépendant ( DNID ), celui qu’on appelait jadis diabète gras, ne cesse d’augmenter , d’autant plus que les  médicaments prescrits dans ce cas sont peu efficaces et, actuellement, ne montrent pas d’efficacité quant au taux de survie (6). Le diabète de type I, insulinodépendant, d’emblée, qu’on observait surtout chez l’enfant, est également en extension, à tous les âges. Ni les rares cas de guérison, ni la découverte  d’un processus immunologique dans certains cas  n’ont fait l’objet d’une attention sérieuse. Cette forme de diabète reste la maladie emblématique des maladies dont « les autorités » ont décrété qu’elles tombent du ciel, qu’elles sont inguérissables et relèvent d’un traitement à vie.

         La différence entre les deux formes de diabète apparait moins nette : beaucoup de diabètes de type II finissant par devenir insulinodépendants. Les causes du diabète de  type II commencent à être mieux cernées : on note souvent un déséquilibre en faveur des sucres et des amidons  combiné à une suralimentation. Cependant diminuer sa consommation de sucre ne doit pas faire recourir aux édulcorants chimiques puisqu’il s’avère que les buveurs de sodas light sont eux aussi plus fréquemment exposés aux accidents vasculaires (7). La sédentarité, le manque d’exercice physique, le stress, le manque de sommeil (8), liés au mode de vie et aux conditions de travail, facilitent la mauvaise utilisation de l’insuline, appelée « résistance à l’insuline » : l’organisme a besoin de plus en plus d’insuline pour pouvoir utiliser le glucose ; le pancréas s’épuise, d’autant plus qu’il est, comme tout l’organisme, soumis à diverses intoxications, dont l’alcool bien sûr, mais l’alcool n’est pas seul en cause…

1 /   Comment perdre la santé – L. Jaisson – De Guibert -  1995
2 /   Voir « L’alimentation au XXI° siècle » sur le blog
3 /   Après plusieurs études étrangères qui avaient émis des doutes sur l’effet bénéfique des
       boissons alcoolisées et du vin rouge en particulier, voilà qu’une publication française
       dans l’European Journal of Clinical Nutrition, pilotée par le Pr Bruckert
       va dans le même sens !
4 /  J. Clin. Endocrinol. And Metabol. (on-line  octobre 2010)
5 /  Institut israëlien de technologie – American J. of Clin. Nutr. 92 / 5 /  15 & 161 à 169
6 /  Effect of intensive glucose loosering  treatment on all cause of mortality –
      British Medical J. on line 25/7/11
7 /  Projet NOMAS et conférence de de l’American Stroke Association – février 2011
8 /  Travaux du Docteur Philip du C.H.U. de Bordeaux : le manque de sommeil
      augmente la  résistance à l’insuline et diminue la réponse immunitaire.

jeudi 2 février 2012

d'où vient la maladie?



Avant d’ouvrir la série des « Quoi de neuf », il me faut préciser que l’association me permets cette publication sur son blog mais que les propos exposés n’engagent que l’auteur.

                        MAIS D’OÙ VIENT DONC LA  MALADIE ?

     Dans le livre intitulé « Comment perdre la santé »*, l’auteur avait tenté de montrer comment le déclenchement d’une maladie nécessitait quasiment toujours la combinaison d’éléments divers, souvent impliqués les uns dans les autres et variables selon les personnes. Le fait que, parfois, un de ces éléments apparaisse plus fréquemment, a parfois amené les médecins à le prendre pour LA cause unique, qu’il s’agisse d’un microbe, d’un toxique ou même d’un gène anormal. Or ce microbe, ce toxique ou ce gène n’est généralement pas suffisant pour entraîner la perte de la santé, et ceci même dans le cas où il apparaît être  l’élément déterminant de la sorte de maladie qui va surgir.

      Quinze ans plus tard, le livre a gardé…son mauvais titre  et…toutes ses fautes de français et d’orthographe ! Mais si les chiffres ont vieilli, comme l’auteur, quasiment tous restent significatifs, l’évolution ultérieure ne contredisant pas les conclusions avancées.

               Un exemple : le déficit d’espérance de vie des ouvriers et employés par rapport aux
               cadres n’a pas diminué ; on parle aujourd’hui d’« espérance de vie autonome », et
               l’on s’aperçoit que la différence est encore plus élevée. Selon l’étude de l’Institut
               National  d’ Études  Démographiques publiée en 2008, un cadre de 35 ans peut
               espérer vivre encore 47 ans dont 34 ans indemne de toute incapacité, tandis qu’un
               ouvrier du même âge n’a que 41 ans d’espérance de vie dont 24 seulement sans
               Incapacité.

La mauvaise alimentation, le manque d’activité physique, la pollution de l’environnement par  la dissémination de produits nocifs, la dégradation du contexte social  poursuivent leurs effets  négatifs sur la santé des français, tandis que le stress lié au travail, au chômage ou à la précarité s’est considérablement aggravé. Face à ces affirmations, la réaction officielle est de vous renvoyer à vos « chères études », puisque l’espérance de vie continue à progresser. Cet  argument est fallacieux, quiconque a suivi le moindre enseignement en démographie sait que tous les phénomènes démographiques sont l’objet d’une inertie, et, dans le cas présent, d’une inertie particulièrement forte puisque les « causes » sont insidieuses : les effets ne se manifesteront pas avant un long délai, très longtemps après que ces causes aient commencé à agir

     Les mises à jour qui vont suivre, sous l’intitulé « Quoi de neuf ? » ne reprennent qu’une petite partie des éléments du livre, paru en 1995 aux éditions De Guibert. L’ensemble sera  beaucoup plus court, mais si vous n’avez pas envie de tout lire et que vous n’avez ni le temps ni l’envie de lire le livre initial, en voici un raccourci :

                                Pour ne pas «  PERDRE LA SANTE »,
                      Mais au contraire mettre les chances de votre côté
                         Pour vivre dans la meilleure santé possible :

                                                           Marchez
                                                           Respirez
           Mangez, les jours ordinaires, « à la crétoise » et sans ajouter de sel **
                               Et, les jours de fête, tout ce que vous voulez
             Aimez la nature et évitez les produits industriels autant qu’il vous est possible                        
                    Soyez de bonne humeur, ayez confiance en la puissance de la Vie
                  Ayez une juste estime de vous-même, ne jugez et n’imitez personne
                    Soyez vous-même, en ne désirant que le bonheur de tous les êtres
            
                      Et, si vous voulez améliorer aussi la santé des autres humains :
                         Travaillez à changer la société, il y a du pain sur la planche.

     Enfin, si vous êtes atteint d’une de ces maladies que la médecine aujourd’hui déclare  
     « Inguérissable » ***faute d’en avoir percé le mystère, cherchez, cherchez sans trêve;
       Vous trouverez souvent et, si vous ne trouvez pas, du moins vivrez-vous libres.                     











* Comment perdre la santé – L. Jaisson – éd. De Guibert – Paris – 1995

** voir la mise au point « Manger au XXI° siècle »,
                disponible sur le blog http://santepourtousassoc.blogspot.com

*** la plupart des maladies qualifiées ainsi sont des maladies rares, souvent qualifiées d’orphelines car délaissées par la recherche. Mais plusieurs maladies fréquentes sont également qualifiées d’inguérissables par les experts médicaux médiatisés alors qu’elles sont en réalité parfaitement réversibles, il en est ainsi de l’asthme, de l’hypertension, de l’arthrose, de l’athérosclérose.
Il est particulièrement stupéfiant de voir aujourd’hui déclarer l’asthme inguérissable alors qu’en 1959, en Faculté de médecine, il était enseigné que l’asthme infantile guérissait spontanément, le plus souvent avant la puberté. Personnellement j’ai eu connaissance aussi d’asthmes de l’adulte définitivement guéris par différents moyens : désensibilisation,  changement d’alimentation, homéopathie, cures thermales ou climatiques, etc…. Par contre j’ai observé des cas d’aggravation quand les médicaments  anti-inflammatoires et bronchodilatateurs symptomatiques sont préconisés « à vie ».
L’hypertension surtout débutante peut parfaitement être enrayée par un changement du mode de vie et d’alimentation
Le docteur Picard, dont rien ne permet de contester les résultats, a montré que l’arthrose, y compris dans ses manifestations radiologiques, pouvait régresser par des moyens simples et inoffensifs. (Henri Picard « Vaincre l’arthrose » éd. Du Rocher -1983)
Quant à l’athérosclérose, nous verrons ce qu’il en est au chapitre des maladies cardiovasculaires.

vendredi 13 janvier 2012

VITAMINES


                                          VITE   sur les  VITAMINES

     Les vitamines sont des substances qui ont en commun d’être des catalyseurs des transformations internes à l’organisme, souvent conjointement avec les minéraux. L’ensemble « vitamines » est un fourre-tout où l’on aurait mis ensemble des perles et des patates. Nous parlerons ici des perles, importantes par leur action, mais seulement des perles un peu rares qui risquent de manquer dans l’alimentation du français moyen.

Les vitamines C, E, D, B9, B1 et B6 ont en commun d’agir à plusieurs niveaux, la plupart d’entre elles ont été reconnues, il y a de cela presque 30 ans *, assez souvent déficitaires dans la population sans que cela émeuve alors personne ; d’ailleurs, quelques années plus tard, la Sécurité Sociale supprimait le remboursement de presque toutes les vitamines.
(Remarque « innocente » : ce sont des produits qu’on ne peut pas breveter puisque naturels)

Voyons, pour chacune, d’où nous la tirons et comment la préserver.


La vitamine C se trouve essentiellement dans les fruits et les légumes frais ; la lumière et l’oxygène de l’air la neutralisent, aussi est-elle, progressivement mais assez vite, détruite quand ces végétaux meurent, quand ils sont épluchés et découpés, quand ils sont cuits d’autant plus que la température est élevée et que la cuisson s’effectue dans l’eau. Une cuisson à faible température et à la vapeur pourrait en préserver jusque 50%. La congélation rapide la préserve assez bien mais la vitamine est fragilisée à la décongélation.

La vitamine E se trouve dans le jaune d’œuf, les céréales complètes, les choux, les carottes et les laitues. Elle est assez abondante dans les huiles végétales riches en omégas 6 ou 3 mais on souligne rarement que les huiles en question, pour être bien assimilées par l’organisme consomment de la vitamine E, ce qui relativise beaucoup cet apport. La vitamine E est un peu plus résistante à l’air et à la chaleur que la vitamine C, mais cette relative résistance ne l’empêche pas de disparaître rapidement des huiles de grillade ou de friture. Elle craint la congélation prolongée.

La vitamine D provient prioritairement d’une transformation interne qui se fait sous la peau lorsqu’elle est exposée aux rayons ultraviolets (et donc à la lumière solaire directe, le verre en bloquant la majeure partie). Secondairement on peut en trouver un peu dans le beurre, les fromages. Il y en a beaucoup dans la graisse et le foie des poissons et des coquillages mais cet apport devient de moins en moins intéressant avec la pollution des mers, beaucoup de polluants se fixant préférentiellement dans les graisses et le foie.


La vitamine B9, ce sont les folates, qui proviennent principalement des légumes avec une prédilection pour les légumes feuilles. Ils sont plus résistants que la vitamine C.


Les vitamines B1 et B6 se trouvent en grande quantité dans les graines des céréales, mais on la trouve aussi dans pas mal d’autres aliments : elles ne peuvent manquer qu’avec une alimentation ne comportant que des céréales totalement privées de l’enveloppe des grains ou chez les buveurs excessifs de boissons alcoolisées, l’alcool en exagérant les besoins.


Les autres vitamines ne risquent guère de manquer, sauf en cas de régime très déséquilibré. Les diététiciens signalent régulièrement un risque de carence en vitamine B12 chez les végétaliens sans que ce risque soit très documenté. Des médicaments et des polluants  augmentent les besoins en vitamines, ce phénomène est encore peu connu, on signale simplement un besoin augmenté en vitamine C chez les fumeurs et en vitamine D quand on prend des antiépileptiques 

     A noter que la supplémentation par des préparations pharmaceutiques n’est pas toujours efficace. On n’a pas parlé ici des caroténoïdes, des flavonoïdes, ni du lycopène, fort intéressants mais qui n’ont pas droit au nom de vitamine bien qu’ils aient des actions comparables.
Pourquoi ?? je ne sais. Mais si vous mangez suffisamment de végétaux frais et variés vous ne risquez pas de manquer de ces dernières substances.  


•    cours  du professeur Henry Bour à l’institut de diététique de l’Hôtel-Dieu citant des dosages effectués au C.H.U. de Nancy sur des personnes non malades.  

dimanche 10 juillet 2011

PETITS MAUX



                                               
 
santé pour tous  
03 22 42 07 35                            
                                                     Mise au point N° 11, revue le 7/7/11           

      
                                                       LES   PETITS  MAUX



     Un mot d’abord : ne pas surestimer mais ne pas non plus sous-estimer ces « petits maux » !
Ils ne sont pas toujours anodins : s’ils se répètent, s’étendent ou gagnent en intensité, il faut en rechercher et en faire rechercher les causes.
     En voici quelques uns, en ordre alphabétique !

APHTES

     Leurs causes sont mal connues. Un lavage de bouche à l’eau très salée comme pour la gingivite peut aider, mais ça pique ! On peut aussi appliquer, au coton-tige, une goutte de teinture-mère de plantago ou de calendula, ou aussi de bleu de méthylène (difficile à trouver…)
Si les poussées se répètent, s’il y a de la fièvre, si l’aphte dure plus de dix jours ou saigne spontanément, il est bon de  consulter.

ARTHROSE.
      Elle peut ne pas faire souffrir durant longtemps. La douleur n’est pas forcément un signe d’arthrose.
    L’arthrose n’est pas toujours « un petit mal », elle peut être une grande infirmité !
    C’est aussi une maladie curieuse, qui peut être déjà très évoluée sans s’être manifestée et  découverte simplement à l’occasion d’une radiographie effectuée pour une toute autre raison, et qui peut aussi donner des douleurs notables alors que les images radiologiques sont très peu modifiées.
     Dans bien des cas elle débute insidieusement et ne se manifeste que des années plus tard, par des douleurs et des déformations. S’installe alors un cercle vicieux, la douleur poussant à une sédentarité, elle-même facteur d’aggravation. Contrairement à une opinion répandue, cette aggravation n’a rien d’inéluctable, ce fait avait été constaté il y a trente ans par le docteur Picard : l’association de cures thermales, de kinésithérapie douce et d’oligoéléments lui avait permis d’obtenir des régressions de lésions arthrosiques. (Lire le livre de Picard : « Vaincre l’arthrose » éditions du Rocher) .
     On peut utilement prendre aussi de la chondroïtine et, éventuellement de la glucosamine.
Bien sûr, les améliorations demandent du temps, un peu à l’image de la lente installation de cette maladie.

BOSSES

        Le plus vite possible après le choc, passer la zone atteinte sous une douche froide, ou poser un glaçon (mis dans un gant de toilette pour éviter de brûler la peau) jusqu’à apaisement de la douleur. Faute de glace, poser un gant mouillé à l’eau fraîche, renouvelé régulièrement pour le garder frais.

BOUTONS

        Il s’agit ici de petits boutons isolés, ou peu nombreux, qui ne saignent pas et s’effacent passagèrement quand on presse dessus. Sinon: consulter.
        Cette petite surélévation rouge, plus ou moins saillante, parfois sensible, parfois carrément douloureuse disparaîtra rapidement après quelques cataplasmes d’argile, éventuellement après avoir « mûri » et s’être vidée d’un peu de pus (ne pas presser, laisser faire).
        Si, après quelques jours, le bouton ne régresse pas : consulter.
Nota Bene : l’argile est un astringent, qui attire volontiers ce qui a pu causer l’inflammation locale que traduit le « bouton ». C’est pourquoi il faut la jeter après usage. L’argile capte aussi les toxiques et les métaux, c’est pourquoi il faut la manipuler avec une cuillère en bois et la mettre de préférence dans un bol en verre quand on la prépare. Sa prise par la bouche, parfois conseillée dans les maux d’estomac, ne devrait être que passagère, une prise prolongée risquerait de créer des carences en oligo-éléments. Cette capacité de captation fait de l’argile un remède précieux, à prendre immédiatement, en cas d’intoxication par des poussières ou des aliments radioactifs. 

BRULURES (petites)

       Une brûlure n’a pas à être nettoyée, la chaleur a éliminé les microbes.
       Au premier degré : la peau est rouge, sans cloques, faire couler de l’eau fraîche, en douche douce, jusqu’à ce que la douleur disparaisse. Puis frotter doucement avec de la pomme de terre crue râpée.
    
« CAFARD »

      État légèrement dépressif, généralement passager
      Il n’y a rien d’anormal à ne pas être en « super-forme » tous les jours. Peut-être avons nous présumé de nos forces les jours précédents et avons-nous besoin de repos  ou de changer d’air ?  Ou bien tel événement récent en est-il la cause ? C’est dire qu’il est plus raisonnable de ne pas se précipiter sur une drogue quelconque ; mieux vaut privilégier les petits moyens,… que chacun peut se trouver : une cure de magnésium, un bain de siège froid, un coup de fil à un ami, un film comique….
      Il est bien souvent nécessaire, dans ce monde compétitif, de reconstituer son estime de soi, et la forme revient !
    - Jamais d’antidépresseurs sans un soutien psychologique sérieux.-

CÉPHALÉES : voir MAL de TÈTE

CONSTIPATION

     Tendance à ne pas aller à la selle aussi souvent… au fait, aussi souvent que quoi ? Aussi souvent que les autres ? Aussi souvent que la moyenne…mais quelle est la norme ? Aussi souvent que l’on voudrait ?
      Le docteur Groddeck, qui avait observé beaucoup de constipé(e)s, (une constipation avait cédé spontanément après 29 jours sans selle), affirmait que jamais personne n’en mourrait à condition que le médecin sache distinguer constipation et occlusion intestinale.

    Si l’on en souffre de façon habituelle, essayer d’abord de boire davantage, en particulier deux grands verres d’eau fraîche le matin au lever, masser le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre (quand on regarde le nombril !) On peut aussi apprendre la danse du ventre qui consiste à faire se contracter successivement les segments des muscles abdominaux de telle sorte que ces contractions se déplacent circulairement comme le ferait un massage…
      Et puis, bien sûr, dans l’alimentation, privilégier les fruits et les légumes,  sans oublier le pain bis, de préférence au levain, (et non les pains dits « complets » qui contiennent du son, agressif pour la muqueuse intestinale). Ce changement alimentaire doit être effectué progressivement, surtout en ce qui concerne le pain bis et les crudités pour que la flore intestinale ait le temps de s’adapter.
       Si ces petits moyens ne s’avèrent pas efficaces, il faudra chercher une cause précise à ce dérèglement si « capricieux » !
      Si une constipation s’installe durablement alors qu’on n’en souffrait jamais auparavant et, a fortiori, si elle alterne avec de la diarrhée, consulter sans attendre.

CONTUSIONS : voir BOSSES

CRAMPES

     Surtout la nuit et dans les jambes ou les pieds : se lever et poser les pieds nus à plat sur un carrelage. En médecine « de grand-mère «  il est conseillé, si l’on est sujet à de fréquentes crampes nocturnes, de mettre un savon de Marseille au bout du lit entre les draps. En homéopathie, c’est souvent « cuprum » qui convient. Une cure de magnésium peut être efficace (le magnésium n’a qu’une contrindication : l’insuffisance rénale). 

CREVASSES

     En homéopathie, natrum mur en 5 CH . Voir aussi " gerçures"

DIARRHÉE

     Attention, surtout chez les enfants : si elle est quasi continue, ou qu’elle s’accompagne de fièvre ou de vomissements, ou si elle ne répond pas rapidement aux petits moyens suivants, il devient urgent de consulter un médecin.
      Ce qui suit convient surtout aux adultes et aux adolescents.
      Si la diarrhée ne s’accompagne pas de douleurs, prendre une cuillerée à café de charbon activé qu’on fait passer avec de l’eau ; recommencer au repas suivant ; privilégier le riz ou les carottes cuites avec, au dessert, un yaourt si l’on tolère les produits laitiers. On peut aussi boire du coca-cola préalablement battu à la fourchette pour en évincer les bulles.
       Si la diarrhée s’accompagne de douleurs de ventre, prendre une infusion d’anis étoilé (ou un pastis léger !).
       Si ce n’est pas suffisant, prendre un ou deux comprimés d’ Imodium ou de smecta. Si les choses ne rentrent pas dans l’ordre, consulter un médecin.

DOULEUR ARTICULAIRE

      Elles ne sont pas toutes d’origine articulaire : des médicament peuvent entrainer l’apparition de douleur de type articulaire …Mais on en parlera dans une autre mise au point
       Si l’articulation est chaude et rouge, c’est une arthrite et il faut consulter.
       Sinon masser doucement de préférence avec un peu d’huile d’olive ou, encore mieux, avec « l’huile rouge » des anciens occitans. Si cela persiste, faire, le soir, un pansement d’argile pure ou de feuilles de choux bio. Le Niaouli est intéressant, à condition de respecter les règles d’utilisation des huiles essentielles, ici diluée dans de l’huile avant d’appliquer sur la peau.
       Voir aussi : « ARTHROSE »

DOULEUR  THORACIQUE

        Beaucoup de douleurs de la poitrine sont bénignes, on parle de névralgies intercostales, ce sont des douleurs capricieuses, souvent fugaces et superficielles, parfois en « coup de couteau », elles répondent généralement très bien au moindre massage. Ces névralgies sont plus fréquentes chez les jeunes adultes.
        Les douleurs angineuses sont très différentes (il en sera parlé dans le dossier N° II qui portera sur les  « URGENCES »)

ÉBLOUISSEMENT

       C’est un faux vertige qui survient lors d’un brusque changement de position, par exemple quand on passe de la position couchée à la position debout. Le vrai vertige  est tout autre : dans ce cas l’on voit tout tourner autour de soi comme si l’on était dans un manège.
      L’éblouissement traduit une difficulté d’adaptation du système circulatoire. Pour l’éviter, cessez de « tomber du lit », mais prenez votre temps soit pour faire une petite gymnastique du cou , soit pour masser délicatement la tête et le cou, soit pour s’étirer, avant de mettre les pieds au sol.
      La petite gymnastique consiste à effectuer de petits mouvements alternatifs, de haut en bas, de droite à gauche ( le nez ne doit pas bouger de plus de deux ou trois centimètres ) en  terminant par de petites rotations dans un sens puis dans l’autre. Ainsi sont débloqués les cervicales et les circuits nerveux du cou.
      Le massage du visage aboutit à un résultat similaire en stimulant la circulation : masser à trois doigts, en partant du centre du visage et en allant à droite puis à gauche, d’abord les sourcils puis le haut des joues, la lèvre supérieure puis l’inférieure, les petits creux qui sont situés en arrière de la mâchoire inférieure immédiatement sous les oreilles. Puis masser le devant du cou, en partant du menton vers le bas, le cuir chevelu par de petites pressions ponctuelles, en allant d’avant en arrière, puis la nuque de haut en bas et descendre vers les épaules en triturant un peu les muscles, souvent contractés qui vont  des épaules au cou. Terminer en massant doucement les tempes puis le nez (comme le font les lapins !).
        On peut aussi s’étirer : pour bien s’étirer, penser au chat lorsqu’il s’étire. Mais le faire sans brutalité : serrer doucement tous les muscles et les relâcher, plusieurs fois, puis appuyer fortement sur les oreilles.

Ensuite seulement, sortez du lit.
Si les éblouissements surviennent malgré tout, faites vérifier votre tension artérielle.

Les vrais vertiges, quant à eux relèvent d’un examen otorhinolaryngologique. 

ENGELURES  et gerçures

         Frotter avec de la pomme de terre crue (ou de la fécule)

ENVIE DE VOMIR : voir NAUSÉE

ENROUEMENT

       Enrouement subit : mâcher consciencieusement et longuement un brin de thym.
       Faire une infusion d’herbe au chantre ou sucer des pastilles d’ Euphon qui en contient.
       Se questionner pour savoir pourquoi « la parole me manque ?».

FATIGUE

        Si la fatigue est continue et surtout si elle s’accompagne d’autres symptômes comme un amaigrissement ou une fièvre, il faut consulter.
        Mais il n’y a rien d’anormal à être, par moments, fatigué. De 14 à 15 heure, la baisse de forme est normale, nous sommes programmés comme cela : une petite sieste serait la bienvenue.
       De façon générale, l’être humain a besoin de périodes de repos physique et de calme mental. C’est, aujourd’hui, surtout ce dernier qui peut nous manquer, tout dans notre mode de vie tendant à nous en priver. Apprendre à faire le vide mental est devenu aussi indispensable que manger et dormir. S’en passer c’est s’exposer plus ou moins vite à la maladie.
       Il existe de nombreuses techniques ou recettes pour récupérer « la forme » ; à chacun de trouver ce qui lui convient, c’est-à-dire qui lui soit à la fois utile et agréable.
       L’usage des stimulants et fortifiants, qu’ils soient médicaments ou compléments alimentaires, ne peut être qu’un pis-aller passager.

GERÇURES  DES LÈVRES

        Habituelles après exposition au grand froid ou au chaud et sec, elles se portent bien d’un  peu de beurre de cacao.
        Survenant en dehors de ces contextes, elles doivent faire rechercher une ou des carences

GINGIVITE

      La gencive enflammée est rouge, sensible, et saigne lors du brossage des dents. Préparer une saumure avec une cuillère de sel pour deux cuillères d’eau tiède ; bien mêler puis mettre un peu de cette mixture en bouche en inclinant la tête pour qu’elle baigne la région atteinte. Garder en bouche plusieurs minutes, cracher et recommencer une ou deux fois. Par la suite ne pas hésiter à mettre un peu de sel sur sa brosse à dents lors du brossage.
       La gingivite provient d’une inflammation locale en rapport avec une plaque dentaire mal contrôlée. Si l’on y est sujet, l’usage d’une bossette, d’un fil dentaire et surtout d’un jet dentaire outre le brossage rituel peut rendre de grands services et éviter la destruction du tissu de soutien et le déchaussement  des dents.

HÉMORROÏDES :

 Voir aussi la mise au point sur les « troubles circulatoires veineux » ( 1er juin 2009)
     Parmi les facteurs favorisants, il faut citer une consommation de viande importante, mais aussi les efforts incongrus de défécation et le contact des excréments avec le pourtour de l’anus. La propreté de cette région est capitale : une petite douche locale, commencée tiède et terminée fraîche devrait faire partie de la toilette et suivre chaque selle.
     La douche fraîche est également efficace pour soulager la douleur ; si l’on n’a pas de douche disponible, on peut soulager la douleur en se couchant sur le dos et en levant les jambes, genoux pliés sur la poitrine, cuisses écartées, ou bien jambes raides appuyées sur un mur.
    En cas de douleur violente et persistante ou en cas de saignement, consulter.

INSOMNIE

     « La bandaison, papa, ça n’ se commande pas » (Georges Brassens), le sommeil non plus ! Notre volonté ne peut guère que le repousser, passagèrement. Pour qu’il se produise, il ne suffit pas mais il est nécessaire que nous nous laissions aller. Ce « lâcher prise » suppose confiance, abandon et disponibilité à l’instant présent, dispositions que la plupart des petits enfants ont  spontanément mais que l’adulte souvent a du mal à retrouver. C’est sur cela qu’il importe d’agir, en commençant par relativiser le fait de ne pas dormir de temps en temps. Le recours aux médicaments ne devrait être qu’exceptionnel et passager: aucun n’est inoffensif. 
   Si le problème se renouvelle sans cesse, les méthodes de relaxation, les thérapies psychanalytiques ou d’inspiration psychanalytique ou  comportementale sont davantage à conseiller que les somnifères.

LOMBALGIE,  LUMBAGO,  MAL DE DOS

      Un petit mal de dos qui survient sans qu’un effort notable ait été fait, ce peut être un réflexe de « ras-le-bol » face à quelque chose qui vous surcharge, en  prendre conscience est un premier pas, se masser les reins en est un second. Si cela ne suffit pas, choisir une porte solide, la tenir ouverte, accrocher les mains au dessus de la porte puis plier les genoux pour soulever les pieds du sol, tenir cette extension aussi longtemps qu’on le peut, mais surtout ensuite reposer très doucement les pieds au sol.
      Tout cela, surtout si le mal récidive, ne doit pas empêcher d’en faire rechercher les facteurs mécaniques possibles.

MAL AUX DENTS

       Le même traitement que la gingivite peut anesthésier une dent douloureuse et éloigner le risque d’abcès. On peut aussi utiliser un petit morceau de comprimé d’aspirine ou un clou de girofle, coincé sur la dent douloureuse, c’est particulièrement efficace s’il s’agit d’une dent creuse, tout en attendant le rendez-vous chez le dentiste. A noter que le froid et l’alcool sur une dent douloureuse  peuvent parfois être bien utiles…sans abuser bien sûr !
Mais ne pas oublier de soigner la cause et ..Aller voir son dentiste !
     
MAL AUX PIEDS

      La plupart des maux qui finissent chez le podologue ou le pédicure, peuvent être facilement évités : il suffit de laisser leur liberté aux  pieds. Malheureusement, sous nos climats, nous ne pouvons marcher pieds nus qu’exceptionnellement.
      En cas de douleur localisée, accompagnée d’une rougeur et survenant lors d’une marche, l’ampoule n’est pas loin ! Pour l’éviter, disposer sur l’endroit atteint  une ou deux feuilles de saule  fraîches, bien à plat dans la chaussette.
     Pour ne jamais avoir ampoules, cors, oignons, œils de perdrix et hallus valgus, il suffirait d’avoir toujours porté des chaussures respectant la forme naturelle du pied, donc nettement plus larges en avant, avec un talon le plus bas possible. Il est souvent encore temps de s’y mettre ! Seule précaution, si l’on est habitué à des talons hauts, ne pas descendre d’un seul coup à une chaussure totalement plate !
     
MAL DE BOUCHE
       La « stomatite » est souvent en rapport avec une candidose (le muguet du nourrisson) . Fréquente en cas de traitement antibiotique prolongé, celle-ci recule facilement devant des bains de bouche au bicarbonate de sodium (une cuillère à soupe dans un verre d’eau tiède).
A garder en bouche le plus longtemps possible.

MAL DE GORGE

       Pour couper court à un mal de gorge débutant, on peut utiliser un point réflexe : masser, avec l’ongle de l’index de la main opposée, l’angle externe du pouce le temps d’avaler sept fois sa salive, puis faire la même chose de l’autre côté. Ou bien prendre cinq granules d’ »aconit composé », ou bien faire une cure de magnésium, tout en réfléchissant «  à ce qui est si dur à avaler » ce jour là…

MAL DE TÊTE

      Il s’agit ici d’un mal de tête isolé, du type de ceux qu’on a déjà connu car le mal de tête est un mode d’expression souvent propre à l’individu.
      Il y a toutes sortes d’intermédiaires entre la petite lourdeur, diffuse ou localisée, et la grande migraine qui anéantit. Mais même dans le cas des vrais « migraines », cela peut se soigner sans médicaments, nombreux étaient ceux qui le pensaient, cela vient d’être prouvé dans le cadre de la médecine officielle par une récente publication.
      Penser d’abord à boire deux grands verres d’eau pure, cela suffit plus souvent qu’on ne le pense en général.
       Desserrer tout ce qui serre le corps, se masser les épaules et le cou en balançant et en tournant très doucement la tête dans tous les sens. Si le mal de tête est frontal, masser tout autour des orbites, puis la base du nez, le « troisième œil » (au milieu et en haut du front, à la limite du cuir (normalement) chevelu, et, sur les arcades sourcilières, les points situés à deux centimètres de la ligne médiane. Si le mal de tête est global ou postérieur, masser par petites pressions tremblées le cuir chevelu et surtout les bosses de la nuque. On peut aussi se doucher la nuque à l’eau tiède.
       Ouvrir les fenêtres. Si on le peut, aller faire un petit tour au grand air, dans un endroit calme ; ou bien se détendre chez soi, en ne pensant à rien, en ne prêtent attention qu’à sa respiration. - Il faut apprendre à se relaxer, cet apprentissage est indispensable dans le monde actuel.-
       Une recette, non personnellement testée, consiste à mettre un pied dans l’eau froide et l’autre dans l’eau chaude, puis à inverser.
      Seulement après, recourir aux médicaments et aux médecins. Mais si ceux-ci y perdent leur latin, la situation n’est pas irrémédiablement perdue !  L’ostéopathie, en particulier, fait parfois des merveilles !

        - A noter que s’il s’agit d’un grand mal de tête chez un sujet qui n’en a habituellement pas, surtout s’il y a aussi nausées ou fièvre, il faut consulter sans tarder.-

MAL DE VENTRE

       Si la douleur est inhabituelle et violente, consulter !
       Si, souvent depuis l’enfance, il vous est arrivé de souffrir d’une douleur identique, voyez du côté des émotions : le tube digestif y est très sensible, les cellules nerveuses y sont très nombreuses. Si on repère le type d’émotions qui précédent un mal de ventre (souvent ayant plus ou moins rapport à la mère), on aura fait un grand pas…Nous ne sommes pas aisément maîtres de nos émotions, mais si nous avons conscience de ce qui les provoque, nous pouvons trouver les moyens d’en éviter les conséquences pénibles. Là aussi une attention amoureuse de soi et la relaxation sont des remèdes précieux ; les drogues chimiques sont rarement efficaces, une étude randomisée a montré que les pastilles de menthe étaient aussi efficaces. Le charbon activé peut aussi rendre de bons services (sans contre-indication connue)
       Enfin, certains aliments peuvent, chez l’un ou l’autre, déclencher ces douleurs, mais, attention, en éliminer trop expose au risque d’installer des carences !.

MYCOSES de la peau

      Roues de Sainte Catherine, macération des plis…
      Plus inoffensif encore que l’éosine à l’eau, le violet de gentiane est souvent efficace, parfois une seule application suffit. L’inconvénient est, comme pour l’éosine, le pouvoir très colorant ! Sinon, utiliser le bicarbonate en compresses humides locales.

NAUSÉE

      En particulier quand elle survient sans cause apparente ou simplement après un gros et gras repas indigeste ; le vomissement est une réaction souvent utile de l’organisme surchargé ou intolérant à quelque aliment. Mettre quatre têtes de camomille dans une tasse d’eau bouillante, et laisser infuser 10 minutes et boire  tiède: ça passe ou…ça vomit mais on est libéré !
Importance de la respiration : de l’expiration profonde dès le début de la sensation de nausée.

PALPITATIONS

      Vous sentez brusquement battre votre cœur, parfois cela résonne dans vos oreilles ; vous prenez votre pouls, il est régulier et ne dépasse pas 80 pulsations par minute : c’est le plus souvent ce que les médecins dénomment « éréthisme cardiaque », faites des exercices de détente, sans accélérer le rythme respiratoires et en insistant sur l’expiration.
      Si ces palpitations coïncident avec un pouls très accéléré et ne répondent pas à la détente et surtout si elles surviennent à l’occasion d’un effort, faites vous ausculter.


PIQURE DE GUÊPE OU D’ABEILLE

      Le venin douloureux est détruit par la chaleur : approchez l’extrémité d’une cigarette allumée le plus près possible de l’endroit piqué, en chauffant bien la peau sans la brûler. On peut aussi mettre un peu de cérumen, cette cire de l’oreille, sur la piqûre ou employer les moyens utiles pour les autres piqûres. Si le dard est là, le retirer d’abord, avec une pince à épiler, en évitant de presser le sac à venin.

PIQURES D’ORTIES, DE MOUSTIQUES, MORSURES DE FOURMIS

      Si ça se passe au jardin, froissez vigoureusement des feuilles de soucis (calendula) et appliquez cette bouillie sur la lésion. On peut aussi utiliser de la même façon deux ou trois fleurs de camomille et compléter avec thym ou lavande.
      Dans la nature, faire de même avec de jeunes feuilles de plantain (il y a souvent du plantain pas loin des orties !)
       A la maison, coupez une pomme de terre ou un oignon en deux et appliquez la tranche sur la lésion, ou appliquer du vinaigre. Bien sûr, on peut utiliser de la teinture-mère de calendula et même en avaler quelques gouttes dans un peu d’eau.

PIQURE DE TAONS

       Elles comportent souvent un danger d’infection, aussi est-il  bon de faire précéder les  moyens précédents d’un peu d’alcool (médical ou pas) ou, à défaut, de laver au savon.

PLAIES (petites)

      Pour les griffes, égratignures, plaies peu profondes, peu salies, c’est-à-dire sans graviers ni terre visibles, les laver à l’eau et au savon de Marseille, rincer à l’eau pure. Beaucoup de plaies guérissent plus vite quand elles restent à l’air libre, pourvu qu’on évite de les souiller.

PLAIE INFECTÉE

       Quand ça rougit et gonfle, en faisant mal et suintant un peu, eh bien ! Quoiqu’en disent nos amis anti vaccinalistes, vérifiez d’abord que vous êtes bien vacciné contre le tétanos. Ceci fait, l’argile est un excellent remède, vendu maintenant  dans toutes les pharmacies, à apposer surtout le soir avec ou sans compresse et pansement selon l’endroit atteint.
Pensez aussi à l’argent colloïdal ou à l’alcool iodé à 1% …si vous en trouvez encore...

RHINITES – RHUMES

        Pour couper un début de rhume : manger des oignons coupés en morceaux, cuits à l’eau  en ajoutant un peu de sucre.
        En cas d’écoulement purulent, faire un lavage de sinus. Attention cela doit être réalisé précautionneusement : utiliser de l’eau tiède salée à raison de neuf grammes de sel  par litre d’eau soit pour un demi-litre (quantité utile ici), une cuillère à café et demie. Bien mélanger pour dissoudre le sel, mettre cette préparation dan une bouteille à goulot étroit (un petit arrosoir d’enfant fait bien l’affaire), se placer au dessus d’un lavabo en penchant le torse jusqu’à l’horizontale puis tourner la tête sur le côté et introduire le goulot dans la narine la plus haute, faire couler en retenant son souffle, cela doit s’écouler par l’autre narine. Changer de côté et faire la même chose. Se moucher soigneusement  puis pencher un moment (au moins une minute) la tête d’abord sur un côté, puis sur l’autre, puis en avant puis en arrière, en se mouchant chaque fois qu’il est nécessaire ; ces derniers temps sont essentiels pour éviter toute stagnation du liquide dans les sinus. Faire ce « lavage » deux fois par jour de préférence le matin et le midi. 

SAIGNEMENT DE NEZ

      Mettre en position assise, penchée en avant, en comprimant la narine atteinte. On peut mettre un peu de Coalgan (ouate) et prendre trois granules de China 5 CH toutes les dix minutes. Au bout d’un moment se moucher pour éliminer le caillot.

TOUX

       Même isolée, une toux qui dure doit toujours d’abord faire rechercher sa cause. Ceci fait, on peut souvent la calmer de façon simple par un sirop de radis  noir ( ou de navet) : dans un récipient, alterner une couche de tranches de radis noir et une couche de sucre roux ou, mieux, intégral, laisser macérer 24 heures et recueillez le sirop. En prendre 4 à 6 cuillères à soupe par jour : pas remboursé mais pas cher, sans risques et efficace.
       Une amie vient de me signaler qu’on peut faire aussi bien et peut-être mieux en faisant la même préparation avec des bourgeons de sapin ; mais il faut laisser macérer du printemps à l’automne au soleil dans un bocal fermé.
        En cas d’urgence, on pourrait aussi sucer un escargot vivant à jeun depuis 48 heures, - il paraît que la limace, c’est encore mieux ! -  c’est moins goûteux ! ! Mais efficace : ce n’est pas pour rien qu’on vend en pharmacie un sirop à base de bave de limace.
      Une toux survenant brusquement après un coup de froid peut disparaître avec « aconit composé », cinq granules, à renouveler un quart d’heure plus tard si besoin.

URTICAIRE

      S’il est localisé, appliquer du vinaigre si nécessaire pour calmer les démangeaisons ou bien de la teinture-mère de calendula, dont on peut aussi boire vingt gouttes diluées dans un peu d’eau.
      Rechercher la cause déclenchante ; on pense volontiers aux aliments, mais il faut penser aussi aux médicaments et aux stress.
      Si l’urticaire croît progressivement  ou s’il est d’emblée généralisé : consulter.
 
VARICES : voir la mise au point numéro 1 sur « Les troubles de la circulation veineuse »

VERRUES

      Les verrues ont tout pour dérouter les médecins : elles vont et viennent pour tout et n’importe quoi.
      En phytothérapie, on conseille la teinture-mère de thuya, à déposer directement sur la verrue. On utilise aussi le suc de l’euphorbe commune ou celui de la chélidoine. Mais, en Franche-Comté, les guérisseurs conseillent d’exposer ses verrues  à la lune, à minuit, une nuit de pleine lune, en lui demandant de les prendre…Parfois, il suffit de les oublier quelque temps pour s’apercevoir un jour qu’elles ont disparu. Du moins ces moyens évitent-ils toute barbarie, et nous ne conseillerons pas, contrairement à certains, d’abraser la verrue et de la faire saigner.
      Tout ceci plonge les esprits rationnels dans la plus grande incrédulité : « ne serait-ce pas  psychosomatique ? » Les poètes et les mystiques peuvent penser autrement et les physiciens quantiques savent, eux, qu’il existe des réalités que nous ne pouvons percevoir…

Étant, par le biais des verrues, parvenus, bon gré mal gré, à la limite de nos connaissances, nous laisserons à chacun la liberté de retrancher, modifier, critiquer, ou ajouter dans ce petit parcours alphabétique des « petits maux » que nous nous permettrons de terminer par ces trois petits mots, qui ne sont pas de nous :
                                             « Unique est  amour »

                                                                                               L’équipe de Santé pour Tous