lundi 10 septembre 2012

LES VACCINS



LES  VACCINS :

Il s’agit d’un sujet polémique en France

      La vaccination propose une augmentation des résistances vis-à vis d’une maladie infectieuse donnée ; il s’ensuit que le nombre des vaccins envisageables est considérable.
Son extension récente pose des questions à qui prend en compte le grand précepte médical : « d’abord ne pas nuire ». La vaccination semblait être une panacée mais des limites et des inconvénients sont vite apparus.   


LES  VACCINS, UN SUJET TABOU 
      Qui critique une vaccination ou une obligation vaccinale est vite étiqueté rétrograde, ignorant ou membre d’une secte, sans que personne n’écoute ses raisons.
      Pourtant tous les spécialistes savent que seuls les vaccins  récents ont été soumis à des études épidémiologiques avant leur mise sur le marché et que ces études, même réalisées rigoureusement, ne se préoccupent que de l’absence de nocivité immédiate. En pratique, les premiers vaccinés servent  de témoins pour les effets secondaires à moyen ou long terme, tout autant que pour la durée de la protection supposée.
     On a vu, dans les dernières décennies, apparaître des vaccins dont l’utilité est discutable quand on les propose, et parfois les impose, à toute une population, le plus souvent à des générations d’enfants ou d’adolescents.
     L’usage, déjà ancien, des premiers vaccins, antivariolique, antitétanique, antidiphtérique, BCG, antipoliomyélitique, n’a été précédé que de recherches empiriques qui, actuellement, ne paraîtraient pas satisfaisantes. Certes leur emploi a coïncidé, assez souvent, dans les pays qui les ont mis en œuvre, avec un recul des maladies infectieuses correspondantes, sans qu’on puisse discerner ce qui leur est strictement dû, étant donné l’évolution des conditions de vie et d’hygiène. Les épidémiologistes savent bien que « coïncidence n’est pas preuve » !
     Ceci dit, leur généralisation a entraîné des effets secondaires, pas toujours bénins, et rien ne prouve que les mêmes résultats n’aient pu être atteints sans les avoir utilisés aussi massivement. …
     La vérité est qu’ ON NE SAIT PAS GRAND-CHOSE SUR LES EFFETS DES VACCINS SUR LE SYSTÈME IMMUNITAIRE. De l’aveu même d’un promoteur de la vaccination on ne sait pas précisément comment agissent les vaccins (1). Peu d’études ont été menées à ce sujet; la plupart d’entre elles ne s’intéressent qu’aux effets immédiats et, principalement, à l’apparition des anticorps concernant la maladie en question. Les modalités et les conséquences de l’activation, voire du déséquilibre, du système immunitaire lors d’une  vaccination sont peu connues.
     Aussi est-il, pour l’instant, impossible de conclure, sur ce point, à l’innocuité des vaccinations à moyen et long terme.


ADJUVANTS  ET ACTIVATEURS.
      Un vaccin est essentiellement un antigène spécifique, microbe atténué ou mort ou partie de ce microbe. Cet antigène agit sur le système immunitaire du sujet vacciné et peut faire apparaître des anticorps protecteurs contre la maladie que le microbe est susceptible d’entraîner.
      La production de ces anticorps resterait faible et surtout trop passagère si l’on n’ajoutait pas un adjuvant prolongeant l’excitation du système immunitaire. Des conservateurs, des antiseptiques sont ajoutés pour éviter une altération du vaccin durant le temps qui s’écoule entre sa fabrication et  son injection. Enfin divers excipients peuvent aussi être ajoutés pour des raisons d’ordre technologique.
     Il s’ensuit que la plupart des vaccins contiennent des produits indésirables, allergéniques, ou  notoirement toxiques, comme le formol, ou très suspects, comme l’alumine ou le thiomersal, un dérivé mercurique. Au lieu même de l’injection, on a pu observer, bien longtemps après, une inflammation tissulaire importante.
     Pourtant on pourrait employer des activateurs inoffensifs, comme le phosphate de calcium, utilisé pendant des années par l’Institut Pasteur. Mais lors de la fusion  Pasteur Mérieux, le phosphate de calcium a été abandonné, au motif d’une « commodité » de production (2).


 LES VACCINATIONS SYSTÉMATIQUES ET OBLIGATOIRES SONT – ELLES RÉELLEMENT JUSTIFIÉES ?
 Chez les scientifiques indépendants l’idée a progressé et semble actuellement prévaloir de cesser d’utiliser systématiquement certaines vaccinations et de ne vacciner que des groupes ciblés.
        En France, dans l’immédiat, l’influence des idées de Louis Pasteur, élevé au statut de héros national, fait de la question un sujet des plus polémiques. Les autorités médicales ont longtemps accueilli sans discussion tout nouveau vaccin proposé par l’industrie.

UN PEU D’HISTOIRE
       La situation française peut être mieux saisie quand on examine pas ce qu’est devenue cette institution centenaire qu’est l’Institut Pasteur.
       Cet Institut privé à caractère humanitaire a acquis dés sa création un prestige international. Mais dans les années 1960, l’Institut connaît des difficultés financières et l’ État ne remplit pas son devoir. Selon un schéma qui concernera plus tard bien des entreprises d’intérêt général, l’Institut Pasteur est d’abord démantelé  et sa partie « production »devient une entreprise privée, avant d’être absorbée par les Laboratoires  Mérieux. Dés lors la vision gestionnaire prévaut et l’on va voir « abandonner tout ce qui coûte davantage que ça ne rapporte »: par exemple, la production du test de détection des antigènes antidiphtériques, qui permettait d’éviter la revaccination dans bien des cas, et la production des allergènes, à l’époque utilisés par très peu de médecins, sont abandonnées; les vaccins les plus anciens ont fait leurs preuves mais leur prix est resté trop bas ; on promeut  de nouveaux assemblages, beaucoup plus chers, en abandonnant progressivement les premiers. La « recherche » devient le bureau d’études d’une entreprise qui doit devenir rentable. Les maladies rares, les maladies tropicales, tant que les pays du Tiers Monde resteront pauvres, ne sont plus l’objet de recherches…
       Tout cela se fait dans le silence, ni les Ministres successifs de la Santé, ni l’Ordre des pharmaciens, ni l’Ordre des Médecins ni l’Académie de Médecine ne s’émeuvent de la lente dérive d’une institution restée plus de cinquante ans « au service de l’humanité ».                 
        L’esprit de l’Institut  est mort mais les vaccins, en France, bénéficient encore du prestige initial du « grand savant national» que seuls quelques mauvais esprits soigneusement marginalisés osent remettre à sa place…

PREMIER PROBLÈME :
 contrairement à de fort nombreux pays, les autorités sanitaires françaises maintiennent les obligations vaccinales, parfois sans rien entendre. Ainsi le vaccin antivariolique, sous la pression de l’Académie de Médecine, fut laissé obligatoire en France plusieurs années après que l’Organisation Mondiale de la Santé ait proclamé l’éradication totale de la maladie. L’exemple de l’éradication de la variole  par des actions ciblées n’est d’ailleurs pas en faveur des vaccinations systématiques de masse.
     Que dire quand on s’aperçoit, après plus de cinquante ans de vaccinations obligatoires par le BCG, qu’il n’a qu’une trop faible efficacité contre la tuberculose pulmonaire dont il était censé protéger ?  Des dizaines d’années ont passé après les premiers appels de pneumologues assez sensibles aux effets indésirables de ce vaccin pour réclamer l’arrêt des vaccinations obligatoires des nourrissons et des revaccinations indéfinies chez les sujets dont la cuti ne virait pas. Il y a également eu bien du temps de passé entre la décision de l’Organisation Mondiale de la Santé de cesser cette vaccination  et celle du gouvernement français de limiter la vaccination BCG aux seuls nourrissons à risque de méningite tuberculeuse.  Pourtant le caractère puissamment stimulant de ce vaccin vis-vis du système immunitaire était bien connu puisqu’il a été utilisé dans le traitement de cancers, tandis qu’on pouvait constater  une augmentation de la fréquence des maladies auto-immunes…

DEUXIÈME PROBLÈME :
 alors que l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière est reconnue assez médiocre par les études scientifiques, en particulier aux deux âges extrêmes de la vie (3), la vaccination annuelle reste proposée et remboursée aux personnes âgées, alors qu’on sait qu’elles s’immunisent moins bien, et parfois imposée aux personnels soignants. Une récente publication française restée en faveur du vaccin anti grippal saisonnier ne résiste pas à une analyse sérieuse, tandis que deux publications américaines confirment la mise en doute déjà ancienne de son efficacité chez les personnes âgées, principales cibles de la vaccination anti grippale en France, vaccination devenue systématique dans les établissements hébergeant nos anciens (4). L’observateur devient perplexe quand il apprend que le G.I.E.C., qui est chargé de suivre les épidémies de grippe et lance sans cesse des campagnes en faveur de la vaccination, est un organisme entièrement et directement financé par l’industrie pharmaceutique.

TROISIÈME PROBLÈME:
 sans qu’ils soient obligatoires selon la loi, des vaccins de plus en plus nombreux sont imposés dans les faits aux enfants. C’est ce qui s’est passé récemment  quand est devenu plusieurs mois indisponible en pharmacie le vaccin triple composé des seuls vaccins légalement obligatoires  (diphtérique, tétanique et poliomyélitique). Étaient seulement disponibles des vaccins penta, hexa ou heptavalents, contenant en outre des vaccins simplement conseillés et, en fait, d’utilité discutable. Ainsi les parents qui refusaient les vaccins non obligatoires ne pouvaient y échapper qu’en se mettant hors la loi. Aujourd’hui un seul vaccin triple est disponible sur le marché  et les autorités sanitaires, les laboratoires et la presse médicale la plus lue, tout pousse les médecins à prescrire les vaccins polyvalents. Dans ces vaccins on trouve des antigènes visant des maladies infantiles, comme les oreillons ou la rubéole, maladies toujours bénignes quand elles surviennent à cet âge et qui procurent alors une protection durant toute la vie..
      Dans ces vaccins polyvalents, on  trouve aussi la rougeole, dont la présence est justifiée, nous dit-on, par les rares cas de complications graves. Quand un enfant fait la rougeole, il est protégé définitivement contre cette maladie et ne la contractera pas à l’âge adulte.  Le vaccin ne procure qu’une protection partielle et passagère. Dans une génération vaccinée on observe une multiplication des cas de rougeole chez des adultes, à un âge où cette maladie prend plus volontiers un caractère grave. Les vaccinalistes ne voient qu’une seule solution : revacciner périodiquement toute la population dans l’espoir d’une éradication. Cet espoir est-il raisonnable et est-ce vraiment la bonne solution?


QUATRIÈME PROBLÈME :
 de nouveaux vaccins sont lancés sur le marché avec beaucoup de publicité et l’aide des pouvoirs publics sans qu’il soit fait la preuve ni de leur utilité  ni de leur innocuité. Ce fut le cas du vaccin anti hépatite B, c’est encore le cas pour les vaccins anti papillomavirus dits « contre le cancer du col ».
       Le vaccin anti hépatite B fut, en 1994, vivement proposé à toute la population, à travers une propagande officielle et pharmaceutique affirmant une urgence inexistante (5). La menace fut délibérément exagérée concernant une maladie aisément évitable sans vaccin dés lors que les précautions anti sida sont adoptées, les deux virus ayant les mêmes modes de transmission. Ce vaccin inutile pour la plupart des gens n’a pas manqué d’engendrer un nombre non négligeable d’effets secondaires graves, comme on aurait dû s’y attendre quand on veut vacciner une population entière.
      Les vaccins anti papillomavirus ne peuvent protéger que de quelques virus parmi toute une famille ayant les mêmes effets. Leur lancement fort médiatisé n’a pas attendu le recul suffisant pour s’assurer de toute innocuité. Là aussi la publicité massive n’a pas lésiné sur les approximations et les inexactitudes en travaillant sur l’effroi provoqué par le mot « cancer » et en avançant des chiffres faux concernant la gravité de l’infection virale et la fréquence du cancer (6). De l’aveu même de leurs promoteurs ces vaccins coûteux ne peuvent nullement remplacer le dépistage par frottis, imposant ainsi une nouvelle et notable dépense au système de protection sociale pour un bénéfice proche de zéro.
       On aboutit à un comble quand, dans l’été 2009, le gouvernement, conseillé par un « Comité de lutte »(7), alloue prés d’un milliard d’euros à la commande de vaccins contre la grippe A (H1N1), alors que personne ne sait ni s’ils seront efficaces, ni s’ils seront sans dangers, ni s’ils seront prêts en temps utile (8). Puis, quand le vaccin est prêt, il est décrété que les nourrissons et les femmes enceintes seront à vacciner en premier, alors que les études scientifiques ont conclu à l’inefficacité totale des vaccins contre la grippe chez les enfants de moins de deux ans (9). Le flop du vaccin H1N1 destiné à toute la population et que pas un Français sur dix n’a effectué est tout à fait réjouissant. Il montre la maturité d’une population qui ne s’est pas laissée manipuler par une campagne gouvernementale et médiatique visant à l’apeurer. L’épidémie annoncée à grand renfort médiatique n’a pas eu lieu. Le bilan financier de cette campagne effrénée n’a pas été publié et la ministre responsable n’a pas démissionné alors que ses liens antérieurs avec l’industrie pharmaceutique ne faisaient pas de doute.
       Cette histoire est grave car elle est venue accroître la défiance envers les pouvoirs publics responsables de la santé : que se passerait-t-il en cas de réel danger ?


VACCINS ET MÉDICAMENTS, MÊME DÉRIVE : leur existence et leur disponibilité pour tous restent un progrès mais l’irruption des intérêts privés d’industries devenues des multinationales assez riches pour orienter les politiques de santé, aussi bien au niveau national que mondial, détournent ces politiques de leur objet premier. 
      Le bon sens, qui rallie heureusement de plus en plus de médecins indépendants, n’est-il pas de se limiter à vacciner contre les maladies pour lesquelles il n’existe pas encore de prévention, qu’on ne sait pas traiter facilement par des médicaments ou qui restent trop dangereuses pour en risquer l’apparition ? Quant aux vaccins eux-mêmes, n’est-il pas clair que leur autorisation de mise sur le marché devrait être plus rigoureuse et en particulier éliminer toute présence de produits connus comme dangereux  ou très suspects de l’être ?


Bibliographie

    1/    « La saga des vaccins contre les virus » – Jean François Saluzzo – éd. Belin
    2/    Interview du Directeur de l’institut Pasteur en 2012 dans laquelle il se félicite de la
             « Rationalisation » de la production consécutive à la fusion « Pasteur Mérieux »
    3/    Revue sur les vaccins anti grippaux :  Lancet infectious diseases  - Oct. 2007 – vol. 7
    4/  (a)  « Recul spectaculaire de la mortalité due à la grippe » I.N.E.D.
             In « Populations et société » N° 470 Septembre 2010
         (b) « Mortality benefits of influenza vaccination in elderly people:
     an ongoing controversy » - Lancet infectious diseases – Oct. 2007 – vol. 7
         (c) “Influenza vaccination policy versus evidence” British Medical Journal 28/10/06
    5/    voir à ce sujet la mise au point n°6 sur « L’hépatite B » disponible sur demande
    6/    « Vaccinations, les vérités indésirables » - Michel Georget – éd. Dangles - 2009 
    7/   Comité compose d’experts dont on s’apercevra vite qu’ils sont loin d’être indépendants
    8/   voir à ce sujet la mise au point n°17 sur  “la grippe A” disponible sur demande
    9/   Cochrane data base – Smith and al – 1 - 2006

mercredi 29 août 2012

HYGIENE CORPORELLE


Santé 

 pour  

Tous                                                                                        mise au point n° 12

                                                                                                                                  Revue et corrigée                                                                                                                                     en août 2012


                                               L’  HYGIÈNE  CORPORELLE

       Que signifie-t-on par le mot « hygiène » ?
            Il y a l’hygiène du rayon « Hygiène » des supermarchés, bourré de produits vantés par la publicité, souvent sans intérêt pour la santé, ou carrément nocifs,
            Il y a « l’Hygiène » de la guerre aux microbes et aux insectes à grands coups de désinfectants et de pesticides, tous plus ou moins dangereux pour l’être humain et toujours mauvais pour la planète.
            Et, blottie dans son coin  depuis qu’elle a été terrassée par Esculape, le dieu des médicaments, reste l’humble Hygéa, petite déesse de la santé, avec son Hygiène méconnue, une hygiène vraie au service de la vie.

        Au nom des fausses « hygiènes », on n’hésite pas à commettre des crimes quand, sous prétexte du risque d’épidémies, chaque fois évoqué et jamais effectif, on rase, sans attendre, les habitations écroulées par un séisme.
        En leur nom, on détruit la convivialité quand on interdit dans les écoles les gâteaux faits par les mères ou, dans les maisons de retraite les œufs sur le plat parce qu’ « introduire des œufs en coquille dans une cuisine y fait pénétrer des microbes » ! 

L’ HYGIÈNE ET LA PROPRETÉ
        Il est important de bien distinguer l’hygiène de la propreté.
 Un corps propre c’est un corps sain, agréable à regarder et à sentir. Cette « propreté », comme la beauté et l’odeur, sont appréciées de manière différente dans les diverses cultures, il n’y a pas, en ce domaine de critères universels ; le jugement, en la matière, varie au cours du temps, selon la mode, imposée par les gens en vue… Les règles de la propreté sont relatives, elles varient selon les siècles et selon les cultures.
         Certes la propreté influence les relations entre les êtres humains et donc, indirectement, prend une place dans la santé psychologique de l’individu.
         Mais l’hygiène influe directement  sur la santé. Les règles de l’hygiène sont universelles, même si leur application peut varier selon l’environnement. Les règles de la propreté et celles de l’hygiène  se recoupent parfois, mais pas toujours ; il n’est pas exceptionnel qu’elles soient contradictoires.
        L’hygiène et la propreté sont deux choses bien différentes.
Pour qui ne serait pas convaincu de cela, lire : « Le propre et le sale » de G. Vigarello-éd. du Seuil

NOTRE CORPS ET LES MICROBES
          Depuis qu’ont été découverts les microbes, on a trop souvent confondu hygiène et destruction des microbes, au mépris de la réalité. Face aux microbes susceptibles d’entraîner des maladies, un organisme en bonne forme et non stressé a des ressources la plupart du temps bien suffisantes pour lui permettre de fabriquer les défenses nécessaires. C’est ainsi que l’enfant en bonne santé qui joue en riant avec de la terre va s’immuniser contre des microbes qui s’avéreraient dangereux dans d’autres circonstances et qui se révèlent bien plus dangereux s’ils étaient rencontrés pour la première fois à l’âge adulte (cas de l’hépatite A par exemple). Plus important encore : pour quelques dizaines de bactéries susceptibles d’entraîner une maladie, il existe plus de mille espèces de bactéries inoffensives mais surtout indispensables au développement  et au maintien de la vie sur la Terre.
        Seulement, voilà : depuis les travaux de Koch et de Pasteur la peur du microbe s’est répandue. Comme beaucoup de peurs, la peur du microbe peut devenir une mauvaise conseillère.

       Car la santé de notre corps est incompatible avec l’absence de microbes, nous avons besoin d’eux pour vivre.
       Dans notre corps, rien ne gagne à être systématiquement désinfecté. Les désinfectants sont généralement irritants. Même quand il y a une plaie, un simple nettoyage à l’eau savonneuse suffit dans la plupart des cas. Si l’on suspecte une infection ou si l’on intervient avec retard, l’alcool à 60° est suffisant. L’eau oxygénée n’a d’intérêt que pour les plaies souillées de terre et de graviers. L’iode (alcool iodé, bétadine ) comporte un risque de sensibilisation et ne devrait être utilisés qu’exceptionnellement.
        Il est normal qu’il y ait des microbes, bactéries, levures ou champignons, sur notre peau, dans notre tube digestif, d’un bout à l’autre, des lèvres à l’anus, dans le vagin des femmes et sous le prépuce des hommes. Ces microbes vivent dans nos sécrétions naturelles, nous les nourrissons mais ils nous rendent des services irremplaçables. Partout où ils vivent en équilibre entre les différentes espèces  présentes ils nous évitent l’irruption d’hôtes indésirables. Les détruire revient à ouvrir la porte aux microbes porteurs de maladie normalement tenus en respect ou détruits par cette flore naturelle.
        La flore du tube digestif se constitue naturellement chez le nouveau-né à partir des microbes du mamelon qu’il va téter. Elle a, outre le rôle défensif qu’ont toutes les flores, la capacité de nous pré digérer certains aliments et de nous fabriquer pas mal de vitamines indispensables.
       Plutôt que de détruire tous les microbes (d’aseptiser), il faut composer avec eux.
L’exemple des fromages au lait cru est éclairant. Les autorités, poussées par les grandes fromageries industrielles, ont tenté de rendre obligatoire la pasteurisation des laits utilisés en fromagerie. En avril 2010 est parue une étude de l’Institut National de la Recherche Agronomique qui montre que les fromages au lait cru, grâce aux nombreuses bactéries inoffensives qu’ils contiennent, se défendent mieux contre les nouvelles infections que les fromages stérilisés, comme un terrain inoccupé offert à tout envahisseur.  
        Plus extraordinaire encore est l’action du « mycobacterium vaccae » qui vit dans la poussière de maison et qui, respiré, joue dans notre organisme le rôle d’un antidépresseur ! mais ceci est une autre histoire qui concerne l’hygiène de l’habitation.

L’  HYGIÈNE DE LA PEAU
        Faut-il se laver tout tous les jours ?
        Les français seraient-ils des gens sales parce qu’ils « ne prennent en moyenne que  17 douches par semaine » comme l’aurait révélé une récente étude faite par sondage ? est-il vraiment nécessaire, est-il vraiment utile de prendre tant de douches ?
       Comment établir des règles ?
       L’utilité d’une douche ou d’un bain dépend de l’exposition aux poussières, à la boue, aux produits chimiques, si l’on a sué ou pas, si l’on a le besoin de se détendre par ce moyen…C’est, en grande partie, au choix de chacun : on peut se doucher et même se baigner tous les jours, et même trois fois par jour  si cela nous déstresse, à condition que l’eau soit pure et qu’on n’utilise qu’un peu de savon pour les endroits souillés. Par contre vous prenez des risques pour votre peau si vous employez constamment gels de douche, bains moussants, shampooings, qui contiennent pratiquement tous des détergents, sans oublier qu’alors vous attentez  à l’hygiène de la planète !
       Le bon sens suffit pour comprendre que ce sont les endroits qui se salissent le plus qui gagnent à être lavés plus souvent ; sauf exposition occasionnelle particulière, ce sont, dans l’ordre : les mains, la région anale, les pieds, le sexe et le visage.
       Les mains doivent être, après tout travail, débarrassées des saletés, de la terre, de la poussière, mais surtout des multiples produits chimiques qui accompagnent maintenant toute activité, y compris celles de loisirs et de bricolage. Dans bien des cas, il est même préférable de travailler avec des gants imperméables, surtout pour la peinture, l’encollage, les enduits et ciments, mastics, adhésifs, etc.…
       Si vous voulez garder une belle peau, se laver à l’eau pure est préférable. La peau du visage est la plus délicate, si l’on voulait la respecter au mieux il serait préférable de la nettoyer avec du lait, du lait de mammifère, pas ces « laits de toilette » qui contiennent n’importe quoi.
      Les huiles pures, non raffinées, de préférence d’amande douce (celle dont la composition est la plus proche des graisses humaines), sont des amis naturels de notre peau, surtout si elle est sèche. Le savon de Marseille pur est un peu caustique, car il contient de la soude, mais il a le mérite d’être extrêmement peu allergisant, étant chimiquement assez simple Si vous désirez employer quelque chose d‘un peu plus sophistiqué, choisissez une savonnette dont la composition soit la plus simple, moins il y a de produits, moins il y a de risques.
       Les gels et savons liquides qui moussent si bien sont dans la plupart des cas à base de détergents qui ne se disent pas tels. Or ce n’est pas la mousse qui nettoie. Ces produits dégraissent et décapent la peau au delà du nécessaire en dissolvant totalement le sébum, film protecteur émis par la peau, et ils déchaussent les cellules superficielles les plus protectrices.
       Quant aux divers antiseptiques, solutions hydroalcooliques et savons antibactériens, qui peuvent se justifier en milieu hospitalier, ils ne sont d’aucune utilité à la maison, sauf prescription médicale.
       Les lingettes insultent l’environnement car elles sont jetables, généralement non dégradables et non recyclables. Pour ce qui est de leur impact sur la santé, il n’est que de lire pour comprendre : dans la liste des ingrédients d’une lingette pour nourrisson  on trouve seize ingrédients chimiques dont au moins quatre sont connus comme dangereux, parmi eux le  méthylparaben, l’ éthylparaben, et le propylparaben. Même s’ils sont autorisés par la législation les parabens restent suspects d’être cancérigènes. Plusieurs autres composants sont susceptibles d’être allergisants. On y a ajouté du propylèneglycol, agent perméabilisant connu pour faire passer facilement les autres produits chimiques à travers la peau. On croit  rêver quand on constate que d’autres lingettes, destinées à nettoyer les lunettes de WC contiennent  moins de produits chimiques et sont exemptes de parabens. Drôle de monde qui respecte davantage l’émail des toilettes que les fesses - et la santé - des bébés. 
      Avec quoi se laver ? Un distingué « hygiéniste » bannit absolument le gant de toilette, objet, pour lui, antédiluvien. 
      Avec quoi s’essuyer une fois lavé ? on ne nous a pas encore inventé la serviette de toilette jetable ! mais l’on entend  des  hygiénistes conseiller de ne se servir qu’une seule fois d’une serviette de toilette puis de la mettre à laver.
      Tout cela parce qu’on trouve, sur les gants et les serviettes ces abominables microbes !
Personnellement je me rendrais peut-être à leurs raisons quand il sera prouvé, par une étude indépendante, que les gens qui utilisent des gants de toilette et qui ne mettent pas à la machine à laver chaque serviette après un usage unique sont plus malades que les autres ! Mais l’étude ne sera pas faite !




LES ONGLES
      Chacun taille ses ongles de main en fonction des travaux qu’il a à effectuer, en général arrondis, sans angles vifs qui risqueraient de blesser. Si on les vernit, mieux vaut ne pas trop respirer les émanations, surtout celles des solvants…
     Après un travail sale, curer les ongles et se laver les mains, c’est du bon sens  !
     Il est classiquement conseillé de couper « au carré » les ongles des pieds pour éviter les ongles « incarnés », mais la forme de la taille n’est sans doute pas le principal pour cela, voir à ce sujet l’hygiène de l’habillement au chapitre « chaussures »…

LES CHEVEUX
        Nous n’allons pas ici répéter ce qui a été exposé en détail dans la mise au point déjà éditée par l’association sur les soins des cheveux. Disons simplement que la mode des shampooings s’est répandue en France à partir de 1945, quand les détergents ont fait leur entrée dans l’industrie et le commerce et que depuis les problèmes de pellicules, d’eczémas du cuir chevelu et de pertes de cheveux n’ont jamais été aussi fréquents. Bien sûr, aucun produit ne déclare contenir le moindre détergent, lequel est maintenant le plus souvent du sodiumlaurylethylsulfate, ou quelque chose d’apparenté.
        La santé des professionnels de la coiffure est un vrai  problème très peu affronté actuellement ; en plus des détergents ils manipulent et respirent, outre les fins débris de cheveux,  des teintures et des laques qui peuvent provoquer, outre des allergies, une inflammation chronique des bronches menant à l’insuffisance respiratoire.         

LES OREILLES
        Le pavillon de l’oreille peut être nettoyé au coton tige, mais celui-ci est totalement indésirable dans le conduit de l’oreille, l’y introduire met en danger votre tympan et, de plus, c’est le meilleur moyen de constituer un bouchon de cérumen. Ce cérumen n’est pas une saleté, c’est un antibiotique naturel fait pour protéger le conduit auditif et qui s’élimine normalement de lui-même dans la plupart des cas .
         Si cette production de cérumen est trop importante, mieux vaut utiliser une « bougie Hopi » qu’instiller un détergent  censé dissoudre le cérumen.


LES DENTS
        Il est devenu tellement habituel de penser « brosse à dents » quand on parle d’hygiène buccale qu’on a tendance à ne rien faire quand on n’a pas cet instrument à se mettre sous la dent … ou plutôt  sur, et sur les côtés « en allant de la gencive vers la dent », etc. Or, se rincer la bouche, en y mettant le doigt, c’est déjà bien mieux que rien !   La bouche devrait être au moins rincée après chaque prise d’aliment et il est bon de se nettoyer les dents à cette occasion. Faute de disposer d’une brindille fibreuse issue d’un végétal non toxique comme on le fait traditionnellement dans pas mal de pays, il est habituel, chez nous d’employer une brosse à dents, découverte britannique du temps où les anglais étaient la nation la plus propre du monde. Il est important que cette brosse soit réellement souple et l’expérience montre qu’il n’est pas suffisant pour cela que « souple » soit inscrit sur le manche ! Les poils ne devraient pas être en nylon, car, dans ce cas, leur extrémité finit par cesser d’être arrondie et peut rayer l’émail. Quand les poils sont recourbés, il faut jeter la brosse. Ces critères là étant respectés, peu importe le temps de durée de la brosse : contrairement à ce qui est répété partout, il n’est pas scandaleux qu’une brosse dure plus de trois mois.
       Dans ce domaine, la meilleure est toute récente : un « hygiéniste » interviewé l’autre jour à la radio conseillait de jeter à la poubelle sa brosse à dents quand on a eu une angine, sous peine de récidive ! Un tel conseil n’aurait de sens que dans le cas extrêmement rare d’un sujet privé de toute défense immunitaire et qu’on n’aurait guéri d’une angine bactérienne (une minorité d’angines sont bactériennes, la plupart sont virales) qu’après force antibiotiques.
       Le dentifrice est secondaire : « pas plus de  5% de l’efficacité du brossage » disait un vieux dentiste et c’était du temps où les dentifrices contenaient beaucoup moins de substances nocives qu’actuellement. Si vous tenez à employer un dentifrice, veillez à ce qu’il ne contienne ni détergent ni désinfectant, ni silice, ni colorant ou conservateur artificiel. Le fluor, discutable chez les enfants (et acceptable seulement sous cette forme), est, sinon nocif, de toutes façons inactif chez l’adulte. Seul produit utile à l’occasion dans cet usage local, le chlorure de sodium (le sel), mais seulement en cas de gingivite et il n’est pas nécessaire qu’il soit apporté par un dentifrice. Enfin les dentifrices blanchissants contiennent le plus souvent des abrasifs et des produits agressifs pour l’émail ; leur usage doit être contrôlé et devrait être laissé aux professionnels.
      Plutôt que de s’acheter des dentifrices, il vaudrait bien mieux mettre de côté cet argent pour pouvoir un jour s’acheter un jet dentaire, mille fois plus efficace pour protéger dents et gencives. Le cure-dent en bois, le fil dentaire, la" brossette", peuvent aussi avoir leur intérêt, surtout si l’on a tendance à faire des caries et du tartre.
     Le rôle du sucre dans les caries dentaires est bien connu ; beaucoup moins connus sont les travaux d’un pédiatre suisse qui a étudié la fréquence des caries selon le type de sucre ingéré par des enfants : il y a eu nettement plus de caries chez ceux qui prenaient du sucre blanc, un peu moins chez ceux qui prenaient du sucre roux et presque aucune chez ceux qui prenaient du sucre intégral. Cette étude met en évidence les méfaits du raffinage, qui enlève toute vitamine et tout sel minéral, supprimant ainsi des éléments protecteurs.    

LE NEZ
     Il a parfois besoin d’être nettoyé par un bon « mouchage ». Un désir de propreté avait, dés le XVII° siècle, à la cour du Roi Soleil, fait considérer comme méprisable la pratique, alors courante, de se moucher dans les doigts et de cracher par terre. D’où l’usage du mouchoir, de soie, de coton, qui se répandit ensuite.
      Des hygiénistes, aujourd’hui, considèrent  cet ustensile comme un désuet nid à microbes et recommandent les mouchoirs en papier à usage unique, déjà massivement vendus. Aucun travail, à ma connaissance n’a prouvé que les gens qui se servent de mouchoirs en papier, et leur entourage, fassent moins de rhumes, grippes et autres affections respiratoires que les tenants du classique mouchoir en coton. Une simple affirmation, au vu de la présence de microbes, n‘est pas une preuve, d’autant qu’inversement on peut penser que la remise en présence des microbes favorise l’immunisation.
    Quant au coût écologique de ces mouchoirs en cellulose, les mêmes hygiénistes n’en ont cure : pourtant que signifie « être propre »,  si c’est au prix de salir la Terre ?
  
LES PRODUITS COSMÉTIQUES
       La cosmétologie actuelle est un domaine assez désolant, car il est très possible de nous rendre plus agréable, sans nous intoxiquer. Or la majorité des produits vendus aujourd’hui comportent des toxiques divers, à long terme bien sûr, donc tout à fait sournois.
Parmi les conservateurs, émulsifiants, agents de texture, colorants et arômes, nombreux sont ceux qui sont, au long terme, irritants, allergisants, voire cancérigènes.
      L’alcool passe à travers la peau, l’éther la dessèche. Il faut se méfier, entre autres des substances qui contiennent des noyaux benzéniques (fréquents parmi les conservateurs).

     L’alerte a été donnée récemment concernant l’aluminium présent dans les produits anti-sueur et les parabens, présents dans les déodorants. Une publicité intense et totalement abusive a abouti à ce que 40% des français de sexe masculin utilise des déodorants ! Pourtant, aucun des produits vendus couramment aujourd’hui pour détruire les odeurs ou  diminuer la production de  sueur n’est inoffensif. Les remplacer par l’alun n’a aucun sens puisqu’il s’agit de sels d’aluminium. Gardons à l’esprit que l’odeur et la sueur sont naturels et ne menacent pas la santé, tout au plus peuvent-ils gêner la sociabilité.
      L’apparition des nano particules en cosmétologie pose de nouveaux problèmes. Il s’agit de substances à très forte activité qui passent aisément à travers l’épiderme. Personne ne peut en prédire les effets  et leur présence peut ne pas être signalée au consommateur faute de réglementation les concernant !
       Les risques liés aux produits dénoncés ici ne se concrétisent qu’à la suite d’un usage prolongé. Cela ne doit pas nous retenir d’agir pour qu’on cesse de vendre des choses inutiles et nocives. La première action est de cesser d’en acheter. D’autant que la consommation massive de produits de « fausse hygiène » est un des facteurs de la pollution croissante des eaux et du sol de la planète : dernière mais non moindre raison d’en faire l’économie.
       Respecter notre nature d’être humain c’est en même temps respecter la Nature.

        Il y a décidément là un gros travail pour le projet européen REACH, au rythme actuel on peut douter de sa capacité à faire le tri parmi les 100000 produits chimiques déjà existants, sans compter le millier qui est mis sur le marché chaque année.

L’  HYGIÈNE EST L’ENNEMIE DE L’ EXTRÉMISME  ANTIMICROBE ET DES MODES DANGEREUSES
L’  HYGIÈNE N’EST PAS L’ENNEMIE DU PLAISIR
       Elle permet au contraire que notre corps puisse être, le mieux et le plus longtemps possible, occasion de plaisir pour l’être humain que nous sommes.
       Faut-il s’interdire tout quand on ne dispose pas que de choses inoffensives ? C’est à chacun de choisir, en gardant en tête que, pour notre hygiène mentale, il est souvent bon de savoir faire la fête, ce qui élimine de la faire tous les jours toute la vie. Acheter moins mais des produits réellement naturels (ils existent mais ils sont plus chers) permet de se faire plaisir au moindre risque.

L’  HYGIÈNE PERSONNELLE, C'EST AUSSI L’ HYGIÈNE DE VIE, CELLE DES COMPORTEMENTS, ALIMENTAIRES ET AUTRES,  QUE NOUS N’ABORDERONS PAS ICI.

RESTENT  QUELQUES QUESTIONS SENSIBLES :

1 / L’ HYGIÈNE SEXUELLE
       Si vous avez adhéré à ce qui a été écrit plus haut, il est clair que la douche vaginale n’a pas sa place dans une hygiène raisonnable.
       Passons au  « SEXE  FORT « !
       Faut-il le circoncire systématiquement pour éliminer une fois pour toutes ce méchant  prépuce,  refuge préféré de tous les vilains spirochètes, gonocoques, papilloma virus et virus du sida ?  Faut-il préférer se laver le zizi tous les jours, et même plus souvent pour les « super mecs », et recourir au préservatif ? La comparaison des deux solutions n’a pas encore été faite mais plusieurs études montrent une diminution des contaminations par le sida dans les populations qui pratiquent la circoncision.
        L’éjaculation est-elle une hygiène nécessaire, comme d’aucuns en Occident  en sont encore persuadés ?  Idée qui n’a rien d’universel puisqu’en Orient l’éjaculation est considérée comme une perte d’énergie. Aucune étude « scientifique » n’a, à notre connaissance, permis, jusqu’à présent de répondre définitivement à la question. Une seule étude a montré une  diminution de fréquence du cancer de la prostate chez les sujets ayant eu, entre 20 et 30 ans, le plus grand nombre d’éjaculations par semaine ; comme toutes les études rétrospectives et, dans le cas présent, basées sur les déclarations des intéressés 40 ou 50 ans plus tard, les conclusions de cette étude sont discutables. L’on sait seulement que la chasteté des moines, ne les protège pas plus qu’elle ne les expose aux problèmes de prostate.
       Du moins il est évident qu’une bonne maîtrise de l’éjaculation permet des relations sexuelles plus satisfaisantes pour le couple.
 
 2 / L’ HYGIÈNE DU TRANSIT INTESTINAL
       Existe-t-il une norme concernant ce domaine : est-il meilleur pour la santé d’aller à la selle une fois, deux fois ou trois fois par jour, ou tous  les deux jours ? La constipation n’est-elle pas d’abord une question d’alimentation ?
       Ce qui est certain, c’est que les laxatifs sont mauvais, qu’il n’est pas bon de ne manger que de la viande, surtout rouge, qu’il est bon par contre de boire assez d’eau et de manger pas mal de légumes secs ou frais, de fruits, de préférer les aliments naturels aux aliments raffinés (blancs et appauvris).
       Ceci fait, laissez « l’inspiration » venir, ne poussez pas (voir le paragraphe « Constipation » dans « Les petits maux »)…et douchez l’anus après usage, à l’eau fraîche, ça revigore et c’est bon pour le moral ! Cela, par ailleurs, si c’est bien fait, peut remplacer le papier toilette, qu’on disait « hygiénique », ou, du moins, en limiter l’usage à « retirer le plus gros ». Et voilà qui est du plus pur « écolo », encore mieux que le papier toilette recyclé, assez difficile à trouver en France !

        L’hygiène, c’est pas cher, et c’est pas triste !

3 / LE CORPS MORT
       La mode est à l’incinération, qui va dans le sens du « clean ». Certes la crémation détruit tous les microbes, mais qu’est-ce qu’une « hygiène «  qui ne respecte pas l’environnement en consommant du fioul et en dégageant dans l’atmosphère du gaz carbonique, des dioxines, du mercure et du plomb ?
       La mise en terre restitue les molécules organiques qui seront recyclées, tandis que le plomb et le mercure seront volontiers adsorbés, à mesure de leur libération, par l’argile du sol.

                       A CHACUN, ICI AUSSI, DE FAIRE SON CHOIX.


                                                                     fin                                             

dimanche 15 avril 2012

Quoi de neuf ? I-3



I-3  PLUTÔT QUE DES MÉDICATIONS « PRÉVENTIVES »

     Une avancée intéressante dans le domaine des maladies artérielles est la divulgation de plus en plus présente du peu d’intérêt des médicaments dits « préventifs » : hypocholestérolémiants et antihypertenseurs : les études scientifiques ayant désormais retenu le critère de la « durée de survie » concluent maintenant le plus souvent à la très faible efficacité de ces médicaments (11).

      Là aussi les avancées de la recherche ne se traduisent pas encore beaucoup dans la pratique médicale, d’autant plus que les autorités responsables de la mise sur le marché et du remboursement des médicaments n’ont pas fait leur travail, ce qui est maintenant reconnu suite au scandale du Médiator.

Bien que je n’aie pas connaissance de récents travaux à ce sujet, il est probable que les anti coagulants, prescrits contre prévention primaire des thromboses artérielles chez des sujets encore indemnes, n’aient eux aussi que peu d’intérêt quand on envisage leur efficacité à longue échéance en terme de durée de survie. Leur efficacité en qualité de traitement immédiat et à court terme est une chose, leur utilité semble plus discutable chez une personne qui n’a jamais eu d’accident thrombotique ou même, à long terme, chez un sujet qui vient d’en faire un ; il est à remarquer que l’usage des anti vitamine K  pour prévenir une rechute d’infarctus, très courant dans les années 1960, avait été abandonné quelques années plus tard compte tenu des faibles résultats et des inconvénients du traitement. Mais la mode en est revenue et les inconvénients ne sont pas exceptionnels ni bénins : 4000 décès et 17000 hospitalisations annuelles (12) ; il serait intéressants de tester, face aux médicaments anticoagulants, l’alternative simple consistant à lutter contre l’hyper coagulabilité par une activité physique régulière alliée à une alimentation correcte, moins riche en viandes rouges et en omégas 6, et plus riche en poisson et en légumes.


UNE VRAIE PRÉVENTION

       Lentement mais irréversiblement s’impose l’idée que les maladies cardiovasculaires  engendrées par l’atteinte artérielle peuvent être évitées. Par contre la réversibilité et donc la possibilité de vraies et complètes guérisons de ces maladies ne sont pas admises par les spécialistes ou restent peu mises en œuvre. Pourtant cette réversibilité a été illustrée par trois études parues en 1990 et, à ma connaissance, jamais mises en doute depuis (13). Le fait que cette réversibilité s’appuie beaucoup plus sur des changements du mode de vie que sur la prise de médicaments n’est sans doute pas étranger à cette mise à l’écart.

       L’idée que l’action préventive peut être élargie à l’ensemble des maladies courantes commence à apparaître. A mesure que l’on découvre les facteurs de risque des affections fréquentes dans les pays ayant le même mode de vie beaucoup de ces facteurs s’avèrent être communs ; par exemple, plusieurs facteurs de risque  se retrouvent à la fois dans les maladies artérielles, dans l’Alzheimer et dans la D.M.L.A (dégénérescence maculaire) (14).
      De la prévention on peut alors passer à la promotion de la santé. Comme l’environnement, pris dans son sens le plus large comportant entre autres l’alimentation et le mode de vie, s’avère être le premier facteur des maladies les plus fréquentes, bien loin avant la génétique et les microbes, le professeur Pierre Cornillot a développé l’importance de la prise en compte des facteurs environnementaux pour une politique de promotion de la santé qui, en France, reste encore balbutiante (15).
         
      Pour cela, UNE AUTRE CONCEPTION DE LA SANTE DE L’INDIVIDU doit voir le jour, non plus comme dépendant de la médecine et de ses techniques mais privilégiant l’action sur les racines profondes des maladies et infirmités associée à un renforcement des défenses naturelles de l’organisme. Mais pour cela, il faudra d’abord abolir la formidable pression exercée par les fabricants de médicaments, de matériels médicaux  et de vaccins… (À suivre) !



11/ Statins and adverse cardiovascular events – Journal of Empirical Legal Studies (5/9/08)
12/Chiffres publiés dans la presse après les déclarations du Professeur Bounhoure sur ce sujet en novembre 2011
13/  « Comment perdre la santé, page 80 
14/  Épidémiologie de la dégénérescence maculaire liée à l’âge – N. Leveziel –
       J. Fr  d’ophtalmologie 2009/32/ 440 à 451
15/  Pr. Cornillot – articles des numéros 131 & 132 de la revue « Votre Santé » 2010