lundi 18 février 2008


NOUS FAISONS APPEL A VOUS :
Vous trouverez, avec ce courrier, une pétition à faire signer si vous le voulez bien.
Le sujet peut paraître lointain mais il est très grave :il s'agit de demander à l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) de reprendre l'indépendance qu'elle a perdu depuis des années quand elle a signé une convention qui lui interdit de s'occuper des sujets ayant rapport au nucléaire sans avoir l'accord de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique. Celle—ci a été créée pour réguler mais aussi pour promouvoir le développement de l'énergie nucléaire civile à travers le monde. Une des conséquences de la convention en question est qu'aucune mission de l'O.M.S. ne nous éclairera jamais sur les véritables conséquences sanitaires de l'accident de Tchernobyl, l'A.I.E.A. ayant décidé d'entériner les déclarations officielles très rassurantes des gouvernements ukrainien et biélorus qui ne veulent pas abandonner le nucléaire.



UN GROS MERCI ET UNE GROSSE BISE DE TOUT LE BUREAU


PETITION



Amendement de l'Accord signé entre l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'Agence Internationalepour l'Energie Atomique (AIEA) du 28 mai 1959 : (Rés. WHA 12.40)
Destinataires : Madame Margaret Chan, Directrice Générale de l'OMS, avenue Appia, 1200- Genève Ministre de la Santé de vos pays respectifs



Madame la Directrice Générale, Madame la Déléguée, Monsieur le Délégué,



Les soussignés demandent que la révision de l'Accord OMS/IAEA (Rés. WHA 12.40, du 28 mai 1959) soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé.
Il y a 47 ans, au début du programme « Atomes pour la Paix l'Assemblée Mondiale de la Santé a adopté un Accord avec l'Agence Internationale pcur l'Energie Atomique (AIEA). Au plus tard depuis la catastrophe de Tchernobyl, il est évident que cet accord a empêché les milieux médicaux, et avant tout l'OMS, de témoigner haut et clair sur les conséquences sanitaires à court et long terme de cette catastrophe globale, étant donné que cela aurait nui aux intérêts vitaux de l'AIEA.
1. Selon l'Article I, § 2., « L'OMS reconnaît qu'il appartient principalement à l'AIEA d'encourager, d'aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l'utilisation pratique de l'énergie atomique à des fins pacifiques
». L'Article 1, §3. prévoit que « chaque fois que l'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d'un commun accord ».
L'Article I doit être amendé en raccourcissant cette phrase comme suit : « ... la première partie informera l'autre. » (point à la ligne). En effet, si un échange d'informations entre deux Agences des Nations Unies est parfaitement normal, des consultations entre l'OMS et l'AIEA, en vue d'adapter les connaissances aux intérêts majeurs de la promotion du nucléaire ne le sont absolument pas.
2. Selon l'Article III, « L'OMS et l'AIEA reconnaissent qu'elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents... dont la divulgation ...compromettrait d'une manière quelconque la bonne marche de ses travaux ».
L'Article III doit être supprimé. En effet, il est inacceptable que l'OMS accepte la confidentialité pour des données qui entraveraient le bon fonctionnement de l'AIEA. Cette clause est en outre contraire à la Constitution de l'OMS, qui rappelle que l'information totale de l'opinion publique est rune des conditions essentielles pour parvenir à la « Santé Pour Tous ».
3. Selon l'Article VII, « l'AIEA et l'OMS s'engagent à éviter, dans leurs activités respectives, les doubles emplois inutiles dans le rassemblement, l'établissement et la publication des statistiques, et à se consulter sur la manière d'employer le plus efficacement les renseignements, les ressources et le personnel technique dans le domaine statistique, ainsi que tous les travaux statistiques portant sur des questions d'intérêt commun ».
L'Article VII doit être supprimé. En effet l'OMS dont l'une des fonctions constitutives est d' « agir en tant qu'autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé -, doit recouvrer désormais, dans le domaine des recherches et des publications, son entière indépendance par rapport à l'AIEA, Agence qui doit perdre les prérogatives qu'elle s'est attribuées ces 47 dernières années dans le domaine médical. L'OMS doit retrouver son entière liberté face au nucléaire commercial, pour assurer la protection des populations.
Nous vous demandons de bien vouloir demander l'inscription à l'ordre du Jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé, la révision de l'Accord OMS/AIEA, conformément au règlement, et de présenter et adopter les trois amendements ci-dessus, ou de dénoncer l'Accord, comme il est prévu à son Article XII. Nous considérons que la catastrophe de Tchernobyl a été un tel désastre pour des millions d'habitants de cette planète, qu'il serait grand temps que la véritable information sur ses conséquences sorte au grand jour, et qu'une aide efficace et à long terme pour les populations en détresse soit mise en place.




NomPrénom Adresse ev. organisation Signature


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(A renvoyer à: Madame La Directrice Générale de l'OMS, 20 avenue Appia, 1211 Genève 27 /mail: inf@who.int,/, et aux Ministres de la Santé de vos pays respectifs).
Pour avoir une idée du niveau de participation, merci d'envoyer aussi une photocopie de vos pétitions à Véronique Ratel : 32 rue du Lieutenant Boutet, 89100 Sens, France.
Faites des copies de cette pétition et diffusez-la au maximum!
Pétition initiée par Les Enfants de Tchernobyl-Bélarus, la CRII-RAD, Le Réseau Sortir du nucléaire, Contratom Genève, SDN Loire et Vilaine et Brut de Béton Production.



mercredi 2 janvier 2008

courrier à "que-choisir-santé"

Françoise Jaisson Le 2008-01-01
Médecin retraité
à :
Que Choisir –Santé.


Madame, Monsieur,
J’ai lu avec intérêt, dans le numéro de décembre 2007, l’article concernant le diagnostic de la maladie d’Alzheimer en page 10.
Certes, il est fort probable que les médications proposées aient une efficacité toute relative et aient des effets indésirables.
Il est aussi possible que le test de diagnostic précoce ne soit pas infaillible…
Je pense cependant que dans bien des cas l’évocation d’un diagnostic précoce peut aider la personne, à condition de la tenir au courant alors qu’elle est encore insérée dans le tissu social de toutes les possibilités qui s’offrent à elle pour retarder, voire améliorer l’évolution de la maladie, sans intervention médicamenteuse. En effet, si elle le veut et/ou le peut, le développement des interrelations, l’exercice physique collectif (randonnées, danse, gymnastique..), les ateliers de mémoire, les jeux collectifs entre amis, et aussi les jeux tels les mots croisés etc...peuvent être d’une bonne efficacité au tout début de la maladie.
Je pense que évoquer la possibilité de cette maladie avec la la personne est bon, à condition d’expliquer ce qui est faisable et surtout de dédramatiser la situation. Cela peut aussi permettre que les relations avec la famille soient claires, sans un mur de silence entre la personne malade et ses proches, si ceux-ci sont « mis au courant » , indépendamment du patient.
Soyez assurés, Madame, Monsieur de ma considération distinguée.
F.Jaisson.

mardi 1 janvier 2008

L'HYGIENE DE L'HABILLEMENT



L'HYGIENE DE L'HABILLEMENT

Ce titre mériterait de poser la question : l'habit est-il utile à la santé ?
Certes, en Picardie, est-il préférable de ne pas vivre nu pour ne pas souffrir du froid, en moyenne sans doute trois cent soixante jours par an, il n'en est pas de même partout et
tout le temps. Cependant, presque partout, dans les esprits, nudité et sauvagerie sont liées et la nudité est une humiliation et une honte.

Il est intéressant de constater que si l'on demande à un enfant de six ans pourquoi il faut s'habiller, il répondra le plus souvent en souriant : « pour ne pas être tout nu » !
S'habiller donc ; reste à savoir comment, n'importe quelle tenue et n'importe quel accessoire sont-ils indifférents à la santé ? Curieusement, l'homme, et la femme, de l'époque moderne, bien que généralement beaucoup plus instruits que leurs aïeux, ont une mode vestimentaire nettement moins respectueuse des besoins du corps, à croire que« la mode trotte et la folie suit ».

PITIE POUR LE CORPS!


Sous-vêtements et vêtements collants, cravates serrées, ceintures et soutien-gorge, chaussures à la mode briment le corps de l'homme moderne.

Passons la revue.


LES SLIPS
Au cours de l'Histoire l'apparition des sous-vêtements en coton a amélioré le confort dans les régions où le lin et la laine étaient les seuls textiles accessibles jusqu'alors à la majorité de la population.
Le sous-vêtement collant à la peau est bien plus récent. C'est à partir de 1945 que le slip a supplanté le caleçon. Le slip n'a que des désavantages, même s’il était changé deux fois par jour. Le slip recouvre étroitement des régions qui suent aisément, il facilite ainsi la macération des plis inguinaux et fessiers.
Chez l'homme, le slip ajusté maintient au chaud ce qui est prévu pour vivre au frais : les testicules qui fabriquent sans cesse, à partir de la puberté, des milliards de spermatozoïdes. Leur activité intense souffre de toute surchauffe laquelle induit une perte de qualité et de quantité de leur production, et, au pire, un cancer. Ce n'est pas sans raison que les testicules qui, parfois, restent dans l'abdomen au lieu de migrer dans les bourses sont beaucoup plus souvent atteints de cancers. Situés normalement à l'extérieur de l'abdomen, il leur est bon d'être maintenus au frais. Le slip qui les maintient étroitement serrés contre le corps est un contre sens.
Serait-il bon pour les femmes ? Même pas car les organes sexuels externes de la femme sont le siège de sécrétions constantes ; le confinement les amplifie, créant un réceptacle d'humidité, favorisant l'inconfort, les irritations et les infections.
Enfin le slip, avec ses élastiques, gêne la circulation veineuse et lymphatique, particulièrement intense dans les régions inguinales. Par bonheur le caleçon revient un peu « à la mode », encore faut-il qu'il ne soit pas collant !


LA CRAVATE
De cache-col elle est devenue ficelle qui serre le cou et symbole des « cols blancs ». De fait on voit mal comment un ouvrier pourrait travailler avec un tel obstacle à la respiration. C'est véritablement, du point de vue de la santé, un accessoire inutile et nuisible.

Malheureusement elle n'est pas le seul obstacle à une bonne respiration, comme si les divers éléments de l'habillement moderne conspiraient à nous couper le souffle.


LA CEINTURE
Dés qu'elle est tant soit peu serrée et donc dés qu'elle est utilisée pour maintenir le pantalon ou la jupe, la ceinture gène la respiration, la circulation et, encore davantage, la digestion. Les bretelles sont fort préférables.
Les ceintures de contention, corsets, lombostats ajoutent à ces inconvénients en entraînant un affaiblissement de la musculature ; de façon générale une contention n'est justifiée que pour corriger un déficit précis et sa prescription devrait toujours tenir compte de ses effets négatifs.


LE SOUTIEN-GORGE
Il est facilement compréhensible qu'il s'agit, là aussi, d'un accessoire non dénué d'inconvénients. Beaucoup de modèles compriment plus qu'ils ne soutiennent, surtout quand ils comportent des armatures. Ils gênent la respiration générale et la circulation sanguine et lymphatique des glandes mammaires. Ces deniers inconvénients ont mis en cause les soutien- gorges comme facilitant les cancers du sein. Les modèles en balconnets n'échappent qu'en partie à ces reproches.
Mais que faire lorsque les seins sont volumineux, ou que l'on pratique un sport ?
Sans doute alors utiliser un soutien gorge, mais uniquement dans les moments où il s'avère utile. Ne gagnerait-on pas à aller voir comment les femmes ont résolu le problème dans les autres cultures ? Sans oublier que les seins sont naturellement maintenus par une musculature qu'il faudrait fortifier plutôt que de l'affaiblir comme on le fait couramment en affublant de soutien- gorges des fillettes pas encore pubères.


LES VETEMENTS COLLANTS
De façon générale ils ne facilitent pas la circulation, la digestion et la respiration, mais facilitent la cellulite. Jeans, bas collants et pantalons moulants compriment l'abdomen et les fesses, congestionnent le petit bassin et favorisent varices et hémorroïdes, tout en affaiblissant la musculature.
Privilégions les vêtements amples, la robe plutôt que la jupe, le drapé plutôt que l'ajusté.


PITIE POUR LES PIEDS !
L'adjudant : « de quoi sont les pieds ? »
Le soldat (instruit) : « les pieds sont l'objet de tous les soins »
Une fois n'est pas coutume, le manuel du bon fantassin avait raison.
Mais les civils et, encore davantage, les civiles ne se soucient de leurs pieds que pour la mode et pour s'en plaindre quand ils se rebellent.
Incarcérés dans des chaussures étroites, écrasés au fond de la pente créée par les talons hauts, serrés comme des petits pois dans leur gousse les orteils deviennent carrés et finissent par jouer à saute-orteil sur les voisins.
Le pied ne souffre guère de marcher, il souffre des chaussures inadaptées qu'on lui impose. Les chaussures modernes ne respectent pas la forme naturelle du pied. Elles sont trop étroites, trop pointues, trop pentues. Le talon a été inventé pour retenir les arçons des cavaliers, il n'a aucune justification pratique pour les piétons. La technique moderne utilise souvent des matériaux comme le caoutchouc ou les matières plastiques qui facilitent la macération.
Aujourd'hui, seules les chaussures des tout-petits sont mieux conçues, mais « la mode » n'a, depuis des siècles, cessé de préconiser la forme pointue et étroite comme principe
d'élégance. Notons qu'ici aussi la mode actuelle, introduite à la Renaissance, visait à distinguer une classe sociale qui ne travaillait pas physiquement.
Les conséquences sont indéniables. Après quelques décades de ce traitement, la plupart des pieds sont définitivement déformés, quand ils ne sont pas rendus inaptes à la marche et douloureux pour un rien. La démarche est devenue pénible, contractures et hyper lordoses, cors, oignons, hallux valgus et maladie de Morton se multiplient...Il est heureusement souvent encore temps d'être soulagé en adoptant des chaussures mieux adaptées, en sachant qu'il faudra parfois garder cependant un talon quand on a habitué son corps trop longtemps aux talons hauts.
La prévention est simple, elle donnerait un dos plus solide et des pieds « inusables », beaux comme ceux des Vénus et des Apollons de la Grèce antique. Pour cela : des chaussures dessinées sur la forme naturelles du pied, plus larges en avant, sans talons ou avec des talons très bas.


ET LA TETE ?
La mode n'est plus guère aux chapeaux. Il est sans doute bon de se couvrir la tête quand il pleut ou qu'il fait froid, mais, sous nos climats tempérés, est-ce une question de santé ou de confort ? Par contre, le couvre-chef s'impose, surtout pour les petits enfants et les personnes âgées quand le soleil est fort, et encore davantage si l'on est à la plage ou à la montagne. Si le couvre-chef est à larges bords , il protégera aussi le cou et les yeux des excès d'ultra-violets.


QUELS TEXTILES ?
A côté des questions posées précédemment, la composition des vêtements n'apparaît pas primordiale. Le meilleur textile est réputé être le coton, mais le « pur coton » d'aujourd'hui est tellement traité chimiquement qu'il en a perdu une bonne part de sa supériorité. Les textiles synthétiques sont souvent source de charges électrostatiques et peu absorbants. Du coup, rechercher l’idéal en la matière, est devenu difficile et coûteux pour , la plupart du temps, un bénéfice assez modeste, sauf en cas de peau particulièrement sensible.


QUEL ENTRETIEN ?
Un degré raisonnable de propreté suffit, inutile de tout passer à l'eau de Javel et de laver systématiquement dés que cela a été mis une fois. Les savons végétaux évitent les risques d'allergies que peuvent entraîner les lessives actuelles toutes à base de détergents. Quant aux assouplissants qui réalisent un traitement chimique supplémentaire, ils peuvent être, dans leur fonction « anticalcaire », facilement remplacés par le vinaigre blanc ou le jus de Citron.

PROFITER DE LA LIBERTE
Il y a bientôt quarante ans un vent de liberté avait couru aussi dans le domaine du vêtement, mais la « mode » a vite restauré son pouvoir, aidée en cela par la prégnance des intérêts économiques. La mode, que ce soit pour les soins corporels ou l'habillement, n'est pas basée sur l'hygiène mais elle tire sa force des principes qui fondent une culture. Dans notre culture la femme reste encore l'objet sexuel numéro un à mettre en valeur de toutes les façons (d'où vêtements collants, soutien-gorge, hauts talons...) tandis que l'homme se doit d'apparaître « sérieux » et que les pantalons actuels effacent son sexe. L'habit sert toujours à se singulariser socialement et la mode y contribue en changeant sans cesse dans une course que ne peuvent suivre les moins argentés.
C'est sans aucun doute notre culture qu'il faudra faire évoluer pour qu'il advienne un temps où les corps de l'homme et de la femme soient réellement respectés. Dans l'immédiat chacun doit trouver sa solution, la moins mauvaise possible, qui soit compatible avec sa vie sociale et son équilibre personnel global.

dimanche 21 octobre 2007

La Microkinésithérapie

Questions sur la micro kinésithérapie


Il s’agit d’une technique de soin que tout le monde est capable d’apprendre .En effet le micro mouvement peut être ressenti par n’importe quelle main suffisamment entraînée ! Mais il faut néanmoins, pour mener le traitement à bien, une bonne connaissance de l’anatomie humaine .C’est pourquoi le centre de formation à la micro kinésithérapie, ne forme que des médecins et des kinésithérapeutes.

Quels problèmes la micro kiné peut-elle soulager ?

La micro kiné, va s’attaquer aux désordres qui n’ont pu être éliminés par le corps au moment où ils ont été vécus, et se sont donc inscrits dans nos tissus au cours de notre histoire Elle consiste à reproduire manuellement, dans leur lieu d’inscription, ces traces non identifiées par l’organisme afin que celui-ci les « re-connaisse » et donc les évacue.
Elle aide donc l’organisme à faire le « ménage », en évacuant les traces aussi bien émotionnelles que traumatiques .Tout type de problème de santé peut donc trouver une voie d’amélioration avec la micro kiné..

Sur quoi la micro kinésithérapie est-elle fondée ?

La micro kinésithérapie a été initiée en 1983 par Daniel Grosjean et Patrice Bénini masseurs kinésithérapeutes lorrains .Le terme vient du grec micro qui signifie petit, kinési qui veut dire mouvement et thérapie qui veut dire soin, soit, littéralement, « soin par le petit mouvement ».
Le micro mouvement ou Manifestation Rythmique Palpatoire (MRP), qui nous permet de soigner avec les mains, a été décrit pour la première fois en 1939 par W.G. Sutherland (ostéopathe diplômé de l’école américaine de Kirsville en 1900).
La micro kinésie thérapie s’est appuyée sur l’anatomie, la phylogenèse et l’embryologie pour mettre au point un alphabet exploitable et reproductible, permettant de lire directement le corps d’un patient, à partir de cette MRP.

Quelques définitions.

a) Le rythme vital : c’est la capacité qu’a un tissu de manifester de façon palpable, son état de fonctionnement, elle atteste ou non de sa bonne santé. Ce rythme est une onde physiologique au même titre que l’onde cardiaque .Ce rythme varie selon l’origine embryologique du tissu palpé.
b) La micro palpation : c’est la capacité manuelle à palper ces rythmes vitaux spécifiques, entre les deux mains ; la réponse se manifeste physiquement par une résistance ou non lors, de cette sollicitation corporelle.
c) La cicatrice pathogène : c’est une perturbation du rythme vital .Elle est la trace, palpable, sur le corps de la personne, d’une séquelle d’agression que le patient a vécue comme un traumatisme et que son organisme n’a pas rejeté. Elle présente toujours une caractéristique palpatoire particulière sous forme d’un tissu figé, atone, immobile, résistant à la sollicitation .Ceci sur le lieu ou à distance de l’agression. Les physiciens désignent ce phénomène d’enregistrement sous le terme de « mémoire tissulaire ».
d) L’auto correction : ou encore homéostasie « faculté de faire quelque chose par soi-même » c’est à dire de produire une réponse adaptée en cas d’agression extérieure, de s’auto corriger, de cicatriser ; parfois, certaines agressions, trop fortes ou nouvelles, inconnues, s’avèrent difficiles à évacuer . Aussi si on les refuse. Pour ces cas, la cicatrisation se fait avec des traces de traumatisme, elle sera incomplète ou apparemment complète ; mais une gêne résiduelle d’abord imperceptible va finir par s’installer.
e) La re stimulation homéo causale : pour qu’un organisme mette en route un mécanisme de défense il faut qu’il ait reconnu l’agresseur (réaction antigène-anticorps) ;Le micro kinésithérapeute va donc tenter de reproduire de façon très douce, à partir de la micro palpation ,le type de traumatisme que l’on a identifié afin que le corps ait cette fois , la possibilité de reconnaître l’agresseur et d’enclencher l’auto correction . En clair, on ré informe le corps sur son passé pour qu’il réagisse aujourd’hui à cet événement. Nous donnons au patient une deuxième chance de faire lui-même le travail inachevé !

Pourquoi la micro kiné aide ?
Parce qu’elle est fondée sur le principe élémentaire : aider le corps à évacuer tous les traumatismes passés ou présent qu’il garde en mémoire, et affaiblissent ses défenses.
Comment se déroule une séance ?
Faite par un praticien qui a l’habitude une séance dure de 30 à 45 minutes ; le thérapeute localise et identifie les cicatrices qui gênent le corps en contrôlant les « micromouvements »;s’il décèle une perturbation, il va effectuer un massage léger afin d’aider le micromouvement à se rétablir.
Pourquoi ne pas simplement masser la zone douloureuse ?
Parce que la mémoire traumatique n’est pas forcément à l’endroit de cette douleur. Le corps est une machine complexe où des réactions en chaîne peuvent se faire sur de longues distances.
La micro kinésithérapie considère le corps dans sa globalité.

lundi 16 juillet 2007

Dernières Nouvelles

Santé pour Tous juin 2007

HYPERTENSION- La promotion des médicaments antihypertenseurs s'est fondée sur les premières études, qui montraient une diminution des Accidents Vasculaires Cérébraux, de l'ordre de 30%.” chez les personnes prenant ces médicaments. Ces études ne disaient rien concernant la survie. Une étude toute récente comble ce manque : il n'y a aucun gain en terme de mortalité que vous preniez ou non ces traitements.* Par contre, l'hypertension est moins fréquente quand la consommation de sel est diminuée et la survie est prolongée si on remplace le sel par un sel contenant moitié de potassium.* Sans compter l'ail, l'infusion de feuilles d'olivier, la relaxation et surtout l'EXERCICE (raisonnable et régulier) !

Mais ATTENTION, si vous prenez déjà des médicaments hypotenseurs , n’arrêtez pas brusquement, vous risqueriez un rebond dangereux ; parlez-en avec votre médecin.

CHOLESTEROL- Non seulement les statines, bases de quantité de médicaments anti cholestérol, sont assez souvent mal tolérées, mais elles sont, comme tous les autres médicaments anti cholestérol, incapables de prolonger la vie : votre cholestérol va baisser mais vous n'augmentez pas vos chances de vivre plus longtemps que si vous n'en preniez pas.* Il est plus simple et sans danger de manger mieux, de bouger, de se relaxer...

DIABETE- Pour les diabètes non insulino dépendants, il est courant depuis des décades de prescrire des médicaments censés stimuler un pancréas fatigué. Une étude randomisée récente va totalement à l'encontre puisqu'elle montre une augmentation de la mortalité chez les diabétiques qui prennent ces médicaments par rapport aux diabétiques qui n'en prennent pas. * Décidément, il est si simple, et économique, de mieux manger, de boire moins de boissons sucrées ou alcoolisées (si c'est le cas), et de bouger ; tout cela ne peut que faire du bien à tous les points de vue !

ANTIBIOTIQUES- Ne pas en abuser, encore une étude en ce sens : les enfants qui ont reçu des antibiotiques durant leur première année ont une plus forte probabilité de développer un asthme plus tard.*

SECOURISME- Devant quelqu'un qui ne respire plus et dont le cœur ne bat plus, il est désormais recommandé de faire seulement le massage cardiaque, c'est la réanimation la plus efficace, l'association au bouche à bouche n'améliore pas le résultat.*
Une seule exception : s'il s'agit d'un noyé, dans ce cas associer toujours les deux.

TELEPHONES PORTABLES- Tous les rapports indépendants le répètent : il faut en déconseiller l'usage habituel par les enfants et préadolescents.
Par ailleurs il faut rappeler que les normes actuellement imposées aux fabricants ne concernent que les effets d'échauffement : les autres effets cellulaires ne sont toujours pas pris en compte.

SYSTEMES DE SANTE- Ils sont tous plus ou moins en cours de démantèlement en Europe, pour des motifs purement financiers et à court terme : « réaliser des économies sur les dépenses publiques ». Ce n'est pas seulement « la faute à Bruxelles » car chaque Etat est libre de réaliser des économies sur autre chose que sur la santé. *

LES ANTIINFLAMMATOIRES- Tous sont agressifs pour l'estomac. Tous, sauf l'aspirine, accroissent le risque d'accidents cardiaques.* L'aspirine reste supérieure aux médicaments plus « modernes » pour diminuer les risques de formation d'un caillot dans une artère. *

*sources provenant des publications médicales internationales et disponibles sur demande.

mardi 10 juillet 2007

L'alimentation ,incertitudes et certitudes

juin 2007

Pas facile de s'y retrouver dans la masse d'informations diffusées. Celles-ci sont trop souvent contradictoires. Cette remarque, émise par l'un de nos adhérents, nous a donné à réfléchir.
Il y a, à l'actuelle cacophonie, diverses raisons .

Certaines sont d'ordre scientifique :

-parce que les données disponibles reposent principalement sur des travaux épidémiologiques, par essence statistiques, en toute rigueur inapplicables à l'individu

-parce que les explications biologiques sont souvent incomplètes, sinon absentes

-parce que les paramètres en jeu ont un poids relatif variable pour chaque individu.
Il y a des raisons d'ordre « politique » dans le sens large du terme : les autorités de santé publique sont souvent amenées à prendre position alors que manquent les certitudes.
Enfin, il existe des raisons d'ordre économique, le marché de l'alimentation représentant un secteur de toute première importance, particulièrement en France où l'industrie agroalimentaire est première.



EXISTE-T-IL DES CERTITUDES EN CE DOMAINE ?
Certes, mais elles sont le plus souvent élémentaires et qualitatives.
Ainsi est-il sûr que :
- l'être humain est un omnivore, il doit manger varié et boire suffisamment
- il a besoin de certains acides aminés, de certains acides gras, de vitamines et de sels minéraux indispensables pour pouvoir vivre longtemps en bonne santé.
-c'est un être social qui apprécie de manger en société.
- il vit dans une culture façonnée par l'histoire de sa région , culture qui conditionne les modes et les rites alimentaires et la satisfaction apportée par les diverses nourritures.
LA SANTE NE DEPEND PAS SEULEMENT DE DONNEES PHYSICOCHIMIQUES.



LES DIFFICULTES APPARAISSENT QUAND ON VEUT ALLER PLUS LOIN
Dès que l'on veut chiffrer les besoins, les avis divergent : après bientôt un siècle de discussions, les experts ne savent toujours pas avec précision quelle est la quantité minimum de protéines nécessaires et encore moins la quantité optimum. En France, les institutions sanitaires estiment les besoins minimum d'un adulte de 60 kilos à 60 grammes de protéines par jour, l'Organisation Mondiale de la Santé les situe à 21 grammes.
Dans la culture moderne où le chiffre est roi, on donnera cependant des estimations moyennes, où des impératifs non strictement nutritionnels vont peser. Par exemple : scientifiquement parlant, il est probable qu'il n'y ait aucun inconvénient, sous nos climats et sauf cas particulier à n'absorber qu'un gramme de sel par jour ; toute augmentation de cette ration commençant à présenter des inconvénients croissants avec la quantité. Cependant l'Organisation Mondiale de la Santé s'est fixé en 2001 comme objectif d'amener les populations à ne pas consommer plus de 6 grammes de sel par jour, ceci pour des raisons stratégiques, un objectif plus ambitieux étant apparu irréaliste aux décideurs. Il est pourtant clair qu'un médecin qui est au courant ne doit pas considérer que 6 grammes soit la consommation à conseiller.







LES INCERTITUDES SONT TRES NOMBREUSES


Des notions très répandues n'ont jamais été prouvées.



Aucune étude sérieuse n'a jamais pu établir le nombre optimum de repas à faire par jour et, cependant toute une littérature nous dit « qu'il faut manger » trois ou quatre fois par jour, voire cinq fois pour les seniors. Il en est de même pour le petit déjeuner, qui fut l'objet d'une campagne résolue et longuement poursuivie en France, seul pays à le faire.
Il n'est pas sûr du tout que « le cholestérol » soit « la cause » des maladies cardiovasculaires et les études récentes montrent que le faire baisser par des médicaments n'ajoute rien à la durée de vie.
Il n'est pas sûr du tout que le manque de calcium soit l'origine principale de l'ostéoporose dans nos pays.
Il n'est pas sûr du tout qu'on gagne quelque chose pour la santé à boire de l'eau en bouteille ou à boire l'eau du robinet, à manger ou à ne pas manger la peau des pommes, fussent-elles bio.
Il n'est pas sûr du tout qu'il faille forcément prendre des produits laitiers pour rester en bonne santé. Il n'est, a contrario, pas sûr du tout qu'en prendre à chaque repas soit sans inconvénients.
Il n'est pas sûr du tout qu'il faille manger, ou ne pas manger, de viande pour avoir une bonne santé.
Il n'est pas sûr du tout qu'il faille boire un peu ou ne pas boire du tout de vin pour être en bonne santé.
Il n'est pas sûr du tout qu'il faille avaler beaucoup d'oméga 3 et d'oméga 6 pour rester en bonne santé...les deux sont nécessaires, mais en petites quantités. Il apparaît de plus en plus que nous consommons en moyenne trop d'omégas 6, qui contrarient les effets des omégas 3 et que c'est pour cette raison qu'on nous pousse aujourd'hui à consommer davantage d'oméga 3 (tout en sachant qu'on ne connaît pas encore la proportion souhaitable de l'un par rapport à l'autre !). Notons que, pour des raisons de « croissance économique », les conseils officiels reviennent le plus souvent, pour résoudre un problème, à proposer d'accroître une consommation, ou à en présenter une nouvelle, et qu'il est beaucoup plus rare qu'il soit conseillé de diminuer une consommation.
Il n'est pas sûr du tout que « tout repas » doive être équilibré en protéines, graisses et sucres, ni même que cet équilibre doive être réalisé pour l'alimentation quotidienne, il est probable aujourd'hui que cet équilibre soit à réaliser sur plusieurs jours...
Il n'est pas non plus prouvé que tout adulte doive boire un litre et demi d'eau chaque jour, l'optimum dépendant en réalité de la consommation de sel (c’est évident, naturellement plus on mange salé plus il faut boire), de l'activité du sujet et de l'humidité du milieu de vie.
Il n'est pas sûr du tout que tous les additifs chimiques autorisés soient sans aucune conséquence sur la santé des consommateurs.
Il n'est pas sûr du tout qu'il existe un avantage à absorber des compléments alimentaires ou des pro biotiques systématiquement et sans motif précis.
Il n'est pas sûr du tout que toute obésité soit forcément néfaste pour la santé, cela dépend du type d'obésité et de l'activité physique, c'est le rapport tour de taille sur tour de hanche qui compte...
Il n'est pas sûr du tout qu'il faille éliminer tous les microbes de son assiette : au contraire, un peu de microbes nous aide à nous protéger.
Il n'est pas sûr du tout que les aliments bio possèdent davantage de vitamines, mais les vitamines sont plus abondantes dans des aliments produits localement et consommés très vite après une récolte effectuée à leur maturité. Quant aux oligoéléments ils ont été montrés plus abondants dans les aliments bios.







BIEN DES NOTIONS NE SONT EXACTES QUE STATISTIQUEMENT
Si toute une population ne mange pas suffisamment, on y verra davantage de morts et de maladies. Il en sera de même si l'on y mange trop tous les jours.
Le sucre, ou le vin, se justifient par le plaisir et la convivialité. Mais quand toute une population consomme beaucoup de sucre, il y aura beaucoup de diabétiques parmi elle, et quand toute une population boit beaucoup de vin, il y aura beaucoup d'alcooliques parmi elle.
Un peu de sel est nécessaire, et davantage si l'on sue ; mais si une population absorbe tous les jours trop de sel, il y aura chez elle beaucoup d'hypertendus et ceci d'autant plus que l'excès sera important.
Si une population mange très peu de protéines, des problèmes sérieux finiront par survenir ; mais si elle ne mange que des protéines, d'autres problèmes sérieux ne tarderont pas. Cependant, s'il s'agit de poisson, on vivra plus longtemps que s'il s'agit de boeuf.
Quand toute une population consomme beaucoup de fruits et de légumes, dont des légumes secs, avec du pain bis et un peu de poisson et de fromage mais très peu de viande, elle reste plus longtemps en bonne santé qu'une population qui mange « à l'américaine ».



GENERALITES D'UN CÔTE, EXCEPTIONS DE L'AUTRE
Il est impossible d'ignorer que des personnes ont pu se guérir » en adoptant des régimes généralement considérés comme aberrants :
- en ne mangeant que du cru (crudivorisme) et selon son instinct (instinctothérapie)


- en ne mangeant que des céréales (macrobiotique)
-en ne mélangeant pas sucres et protéines, et d'autres règles non moins difficiles (régimes Shelton et apparentés)
Mais là, nous entrons dans le domaine des régimes à visée curative, ce qui est une toute autre histoire et mériterait d'être développé. Il en est de même des régimes amaigrissants.



POUR CONCLURE
D'abord, n'oublions pas que, si la santé dépend de l'alimentation, elle dépend aussi de bien d'autres choses, non moins importantes : de l'environnement dans son sens le plus général, de l'exercice physique, de l'état psychologique, des stress subis...
Par ailleurs il est nécessaire de prendre conscience de la nécessaire distance entre les impératifs de Santé Publique et les besoins de la personne. La diététique est une discipline qui peut donner des orientations générales et donc être à l'origine d'une politique économique soucieuse de la santé.
Son application à l'individu doit être prudente et modulée en fonction des autres besoins de la personne, besoins qui ne sont pas seulement matériels, il faut le rappeler (besoin fondamental d'autonomie, de reconnaissance, de liens sociaux, et j'en passe...)
Le nutritionniste, pour être efficace, ne devrait jamais ignorer :
-l'extrême diversité , même biologique, des êtres humains
-l'importance du plaisir ressenti lorsqu'on mange ou qu'on boit
-l'importance du « manger ensemble »
-l'importance de la culture propre à chaque groupe humain.



L'alimentation est en lien direct avec la joie de vivre et est un élément de cette aventure unique qu'est chaque existence.
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lundi 4 juin 2007

L'ostéoporose

Santé pour tous


L'os est un tissu vivant et l'ostéoporose est une maladie de la trame osseuse et non une simple décalcification.
La majorité des informations données par les médias met l'accent sur l'importance d'un apport élevé en calcium clans l'alimentation. En conséquence le calcium est devenu l'étendard des produits laitiers, très riches en calcium.
Premier paradoxe : l'ostéoporose frappe très fort les pays les plus gros consommateurs de lait et dérivés.*
Second paradoxe : l'ostéoporose n'a pas reculé, dans un pays comme la France, où depuis cinquante ans, la consommation de yaourts, desserts laitiers et fromages a littéralement explosé. Faudrait-il encore augmenter cette consommation ? Faudrait-il que les gens âgés consomment un produit laitier à chacun des quatre repas quotidiens conseillés, comme le préconisait récemment l'ex-Comité Francais d'Education pour la Santé, dans un opuscule destiné aux seniors et sponsorisé par le Centre d'Information de l'Industrie Laitière ?
Petit à petit trois équations avaient été imposées dans les esprits :
1/ l'augmentation du risque de fractures est lié à la diminution de la densité osseuse
2/ Cette diminution de densité osseuse vient d'un manque de calcium dans l'alimentation
3/ Ce manque de calcium vient d'une trop faible consommation de produits laitiers.
De ces équations on tirait le raccourci suivant : si vous ne voulez pas vous casser les os, buvez du lait et mangez du fromage.
Le « hic » c'est que, comme aucune de ces équations n'est rigoureusement exacte, la conclusion «pédale dans le yaourt ».

La première équation est à moitié vraie.
La mesure de la densité osseuse par l'ostéodensitométrie n'est pas un examen prédictif fidèle: la moitié des fractures chez les femmes âgées (les plus concernées) survient chez des femmes ayant une densité osseuse peu modifiée.* Cette mesure n'est pas un bon reflet de l'état des os, elle ne concerne que des zones précises, elle ne reflète pas l'état de la trame osseuse et ellepeut ne pas changer alors que le risque de fracture a évolué.*
D'autres examens plus fidèles existent mais ils sont coûteux et peu utilisés actuellement.

La seconde équation parait être fort sujette à caution.
Il n'est pas prouvé qu'une alimentation peu riche en calcium crée de toutes pièces une ostéoporose .Il n'est pas signalé une plus grande fréquence de l'ostéoporose dans les régions granitiques où l'eau et les végétaux contiennent peu ou pas de calcium..
Une surcharge en calcium dans l'alimentation des personnes âgées augmente un peu la densité osseuse chez les personnes en surpoids ou en insuffisance pondérale mais pas chez les personnes de poids normal.* La revue la plus exhaustive portant sur ce sujet a montré que le traitement par calcium et vitamine D n'avait d'intérêt que chez les personnes vivant en institution. *

Enfin et surtout : un apport supplémentaire en calcium chez des femmes ménopausées améliore la densité osseuse, surtout dans les os longs comme le fémur, mais n'a pas diminué significativement le risque de fracture.*
Ceci s'explique : la solidité de l'os dépend de sa structure davantage que de sa charge en calcium.

La troisième équation suppose que le calcium des produits laitiers ingérés va se fixer sur les os de façon systématique et que leur consommation est la seule solution.
Or de nombreuses populations consomment très peu ou pas du tout de produits laitiers et on n'y a jamais signalé une fréquence exagérée de fractures .
La densité minérale des os apparaît être acquise lors de l'adolescence, il s'en est suivi le conseil de donner beaucoup de produits laitiers aux adolescents et surtout aux adolescentes. Mais une étude récente pose une question intéressante : est-ce la quantité de calcium ingéré ou l'exercice physique qui joue le rôle prépondérant ?

IL FAUT DONC ENVISAGER LA QUESTION D'UNE FACON DIFFERENTE
On observe très souvent, chez les gens atteints d'ostéoporose, des dépôts de calcium dans les artères et autour des articulations (ostéophytes). Comment comprendre qu'ils manqueraient de calcium ? On arrive à la question de savoir pourquoi le calcium se fixe mal sur les os ou pourquoi les quitte-t-il ?

QUELQUES FACTEURS CONNUS :
LE SEXE : à 69 ans , 60% des femmes et seulement 40% des hommes ont des signes d'ostéoporose. L'hypothèse la plus admise est que cette différence provient de la chute brutale des oestrogènes lors de la ménopause, ces hormones ayant un rôle protecteur, tout comme les androgènes d'ailleurs ce qui concorde avec le fait qu'à 80 ans le risque tend à devenir égal dans les deux sexes.
L'AGE : plus on avance en âge plus le risque de fracture s'accroît, mais cela ne signifie pas que l'âge en lui-même soit facteur de risque. Car, avec l'âge, le mode de vie change ; la sédentarité s'accroît...Il n'est, pour l'instant, pas facile de discerner ce qui relèverait du vieillissement lui-même.
LES GENES : un facteur génétique agit probablement du moins dans certains cas ; son importance reste à préciser.*
LA CORTISONE et ses dérivés : une augmentation du cortisol naturellement produit par l'organisme ou un traitement par la cortisone créent rapidement une ostéoporose.
La prise de corticoïdes par voie générale ou locale concerne un nombre considérable de sujets, arthritiques, allergiques, asthmatiques...rien que 500.000 pour les inhalateurs.
Enfin les surrénales des sujets chroniquement stressés sécrètent davantage de cortisol ; ce facteur n'est jamais mis en avant... « ne supprimez pas le stress, c'est le moteur de l'entreprise» ! !

LE SODIUM : c'est un facteur connu mais sur lequel on passe souvent.
Le sodium est un antagoniste du calcium, plus il y a de sodium, plus le calcium fuit hors des os.* Avec la consommation actuelle moyenne de sel par les français (10 à 12 grammes), il faudrait, pour compenser cette fuite parvenir à une consommation journalière de 2 grammes de calcium par jour, ce qui ne peut se faire sans une consommation très importante de produits laitiers, eux-mêmes, quand il s'agit de fromages, gros pourvoyeurs de sel, c'est une course sans fin...
De l'autre côté, 500 milligrammes de calcium, ce qui peut être assuré même en l'absence de produits laitiers, suffiraient à qui n'absorberait que 2 grammes de sel.
LE MANQUE DE VITAMINE D : cette vitamine est absolument nécessaire à notrebonne santé et, en particulier à celle de nos os et de nos muscles ; très peu d'aliments courants contiennent de la vitamine D mais quand nous exposons notre peau à la lumière naturelle, même par temps nuageux, celle-ci nous fabrique très facilement la quantité nécessaire. Cette vitamine naturelle est très efficace et elle n'est jamais produite en quantité exagérée ce qui est précieux car un excès de vitamine D est dangereux
Actuellement fort peu de gens travaillent à l'air libre et nous marchons trop peu, aussi la plupart des français, surtout les gens âgés, manquent de vitamine D naturelle.

LA SEDENTARITE est un facteur favorisant décisif. Les tractions exercées sur les os, les muscles et les tendons par les mouvements et le poids du corps en position debout provoquent l'orientation la plus efficace des travées osseuses et suscitent la calcification de ces travées: un sujet cloué au lit se décalcifie et se fragilise très vite, un cosmonaute également. Ceci explique aussi un apparent paradoxe: les obèses ont, en moyenne, moins d'ostéoporose que les maigres, toutes choses égales par ailleurs.

D'AUTRES CARENCES FAVORISENT L'OSTEOPOROSE . Parmi les substances indispensables au bon état des os, les vitamines K, B2 et B12, qui manquent plus rarement que le silicium, le zinc, le magnésium, le manganèse et le cuivre, oligoéléments que l'alimentation « moderne » du français moyen n'apporte pas assez.
DES SUBSTANCES SONT NOCIVES POUR LES OS. (et pas seulement pour les os) C'est le cas des métaux lourds, plomb, mercure, tungstène... mais aussi de l'aluminium aux propriétés voisines, et sans doute aussi du tabac.On a aussi repéré la nocivité du café, mais seulement quand il est pris en grosse quantité.
PLUSIEURS NUTRIMENTS SONT AMBIGUS : une carence en protéines facilite l'ostéoporose mais un excès de protéines animales la facilite aussi.
Un apport insuffisant de phosphore et de fluor facilite l'ostéoporose, leur excès également. Enfin est mis en avant le rôle nocif des aliments acidifiants dont font partie tous les aliments d'origine animale. (attention : acidifiant ne signifie pas « acide » au goût, bien au contraire : le citron, acide au goût, est un alcalinisant, le contraire d'un acidifiant ; par contre, la viande, douce au goût, est acidifiante )

ALORS, FAUT-IL FORCER SUR LES PRODUITS LAITIERS ?
Reste peut-être le yaourt, allégé de préférence, et si l'on n'a pas d'intolérance aux protéines du lait, et, de toute façon, en quantité raisonnable.

Mais surtout mangez beaucoup de légumes variés et buvez de l'eau riche en bicarbonates de calcium.
FAUT-IL PRENDRE DE LA VITAMINE D ?
Trop peu d'aliments courants et sans risques contiennent de cette vitamine. La vitamine D médicamenteuse doit être maniée très prècisement ; elle n'aurait qu'extrêmement peu d'indications si quelques règles d'hygiène de vie étaient suivies : sous le climat picard, il suffit de sortir tous les jours de chez soi, en plein jour, un quart d'heure en été, une heure en hiver, le visage découvert et il suffirait, pour les personnes qui ne peuvent sortir de se mettre le même temps, couvertes en fonction de la température, assises à côté d'une fenêtre ouverte.

QUE PENSER DES AUTRES MEDICAMENTS DE L'OSTEOPOROSE ?
Pendant longtemps on ne savait que diminuer les fuites de calcium. Aujourd'hui existent de nouveaux médicaments tendant à augmenter sa fixation, ils semblent prometteurs pour les ostéoporoses installées. Ces derniers médicaments sont, pour l'instant réservés aux personnes atteintes d'ostéoporose ayant déjà subi plusieurs fractures.


LE CHOIX : l'attitude préventive consiste à adopter d'emblée un mode de vie joyeux sans craintes excessives, sans perdre la considération de soi favorable à la santé en général, en bougeant, en sortant, en limitant sa consommation de sel, en mangeant varié mais avec beaucoup de légumes frais, de légumes secs et de fruits frais et non pollués.
L'autre attitude consiste à ne s'occuper de sa santé que lorsque les ennuis commencent et à confier alors son sort à son médecin et aux médicaments. A chacun de choisir.
Reste aux pouvoirs publics à favoriser le bon choix et à faire en sorte que les contraintes économiques et les informations données ne poussent au mauvais choix, ce qui reste le cas actuellement
____________________________________________________________________ *=sources données sur demande au 0322420735.