mardi 24 novembre 2015

UNE LECTURE IMPORTANTE



Si vous-avez un proche atteint d'un Alzheimer, ou de quelque chose qui y ressemble ,
si vous craignez cette maladie

Ou si, simplement vous cherchez à comprendre ce qui s'y passe ...

Ce livre nous fait respirer;

 Il conforte notre confiance en l'humanité.
MERCI, Colette Roumanoff !

(Auteure de « Le bonheur plus fort que l'oubli »,
 éditions Michel Laffont, octobre 2015.)




~ -.


vendredi 31 juillet 2015

Crise sanitaire en Grèce



                            
 

        CRISE SANITAIRE EN GRÈCE

                                                                               Article en ligne : Lancet juillet 2015-07-27
                                                                                           Traduction Santé pour Tous

Après un bref rappel historique de la crise financière le Lancet écrit :

 « On ne peut oublier que la crise grecque n’est pas seulement économique mais qu’elle est aussi sanitaire. La récession et les mesures d’austérité paralysantes imposées au pays dans les premières mesures d’aide en 2010 incluant des coupures dans les budgets d’aide sociale et de santé ont altéré la santé du peuple grec. Les effets comportent des niveaux élevés de pauvreté pour les enfants et de sous-nutrition, une augmentation du sida chez les toxicomanes, un accroissement du nombre des suicides et des tentatives de suicide et une augmentation du taux de mort-nés. La baisse d’autres indicateurs de santé est attendue. Pour réduire les dépenses le dépistage des cancers a été réduit, le traitement des cancers comme de beaucoup d’autres affections a souffert de restrictions de médicaments et de soins médicaux. Nombre de Grecs ont perdu avec leur travail l’assurance maladie qui allait avec. Le coût des soins qui sont revenus à la charge des patients de façons diverses représentent des empêchements à l’accession aux soins. »

     « Le fait que la population grecque ait refusé d’aller plus loin dans l’austérité ouvre la voie de solutions alternatives. L’expérience d’autres pays ayant répondu à l’effondrement de l’économie en 2007-2008 apporte quelques leçons. L’Islande a rejeté l’austérité, gardé intacte la protection sociale et pris d’autres mesures pour redonner du travail aux gens. Ce pays a organisé la sortie du crash financier global sans que cela ait entrainé à terme aucun dégât sanitaire. Quoiqu’il faille être prudent pour extrapoler à d’autres pays, nous espérons qu’une réponse humaine pour une reprise économique grecque puisse être réalisée pour améliorer la crise sanitaire à laquelle 11 millions de gens ont à faire face. »      

mardi 28 juillet 2015

LES ADOUCISSEURS ???



                                         
   

 LES  ADOUCISSEURS ???

La « dégustation », dans un bar, d’un thé préparé avec de l’eau adoucie nous a posé quelques questions…



Une pression commerciale continue depuis des décennies a entrainé la mise en service de nombreux systèmes adoucisseurs visant à éviter l’entartrage des canalisations et des appareils utilisateurs d’eau dans les régions où l’eau du robinet est dure.

Une eau est dite dure quand elle est riche en calcium, généralement présent surtout sous la forme de bicarbonate. Le tartre qui se dépose provient alors de la neutralisation du bicarbonate qui devient du carbonate. Bicarbonate et carbonate de calcium sont par ailleurs utiles et parfaitement assimilés par l’organisme.


Mais le tartre est nocif pour les appareils et canalisations : il peut obstruer ces dernières et finir par faire sauter les résistances électriques à force de les enrober. 


Les adoucisseurs en service actuellement sont  des échangeurs d’ions qui captent le calcium en restituant du sodium qui passe dans l’eau ainsi traitée. Ce sodium n’est pas gênant quand l’eau sert au nettoyage et à la toilette, il n’en est pas de même pour la boisson et la cuisine.
En effet, malgré quelques assez minimes efforts, le sel reste trop abondant dans les aliments artisanaux et industriels, il n’est donc pas opportun d’en ajouter si vous voulez protéger vos artères. Ces dernières aiment le calcium mais ne tolèrent pas indéfiniment l’excès de sel.




Pour les petits appareils et pour les chasses d’eau, il est possible de détartrer facilement en employant du vinaigre blanc.


Si vous tenez à faire quelque chose contre l’entartrage des appareils plus importants généralement inaccessibles, un adoucisseur peut se justifier mais il faut alors prévoir des arrivées d’eau séparées, préservant l’eau dure bonne pour vos artères et vos os et réservant l’eau adoucie aux appareils et à la toilette.

Reste à voir si les dépenses engagées ne seraient pas dans ce cas supérieures à celles que l’entartrage finirait par engendrer, compte tenu qu’il faut quand même pas mal d’années avant que ce « maudit tartre » n’entraîne des effets nocifs et que l’adoucisseur lui-même doit être entretenu régulièrement, au risque de… s’entartrer lui aussi ?   

samedi 11 avril 2015

Promotion de la santé



                   

 PROMOTION DE LA SANTÉ

et ACTIONS PUBLIQUES

                                      LES RESPONSABILITÉS DE L’ÉTAT
              LA PROTECTION DE LA SANTÉ EST-ELLE PRISE AU SÉRIEUX
                                        PAR LES POUVOIRS PUBLICS ?  /1

L’individu  peut agir pour promouvoir sa santé, encore faut-il qu’il soit en condition de le faire:
-          il faut qu’il soit instruit et bien informé,
-          il faut que ses besoins de base soient assurés
-          il faut que les moyens pour assurer cette santé lui soient accessibles.
-          il faut que ses conditions de vie et son environnement soient favorables

Les deux premières conditions sont dirimantes :
                  -  l’instruction de tous les enfants doit être assurée et l’école doit de plus assurer sa part dans leur éducation. C’est une responsabilité primordiale de tout État.Celui-ci doit aussi s’assurer que  tous les adultes soient informés de ce qui favorise la santé, de ce qui favorise la maladie, de ce qui semble généralement certain et de ce qui reste incertain : facile à écrire, moins facile à réaliser. Du moins cela implique de contrer toute propagande intéressée et de savoir résister rigoureusement aux pressions industrielles et commerciales en ce domaine.    
.
                  - l’État doit aussi veiller à ce que tout citoyen dispose d’un minimum de moyens matériels et donc d’un revenu régulier suffisant.


        TOUT CELA  RELÈVE  DES  DEVOIRS  BASIQUES  DE  TOUT  ÉTAT.



Mais l’État et les collectivités publiques peuvent aussi aider l’individu à vivre sainement, sans empiéter sur sa liberté, simplement en réalisant les conditions les plus favorables.
     
Prenons l’exemple de L'EXERCICE PHYSIQUE, désormais unanimement considéré comme un facteur  de bonne santé. Certes, il existe maintenant, au Centre anti cancéreux de Villejuif, un programme de ré-entrainement physique de patientes traitées pour un cancer du sein. Mais qu’y-a-t-il de fait pour inciter toute la population à l’exercice  et pour faciliter le changement d’habitudes ancrées depuis des décennies ?
     Bien sûr la décision de se bouger est une affaire personnelle…
     Mais…combien de milliards pour faciliter la circulation routière ou les transports aériens? Et combien pour de véritables pistes cyclables protégées, suffisamment larges et n’empiétant pas sur les zones piétonnières ?  Combien pour des piscines publiques suffisamment nombreuses ? Dans les campagnes, les municipalités se soucient-elles massivement du maintien des sentiers et des chemins ruraux ? Peu encore se manifestent en ce domaine, malgré les efforts de plus en plus d’associations de sauvegarde. Dans les villes, quand la moindre fissure du revêtement des chaussées ou le moindre obstacle sur la voie publique (routière !) sont le plus souvent rapidement corrigés, du moins en centre ville, les déplacements pédestres sont-ils l’objet de la même attention ? Des trottoirs étroits, au sol irrégulier, aux bordures abruptes donnent sur des passages piétons peu sécurisés. Ces trottoirs encombrés de multiples poteaux et plots, de publicité, d’éclairage, de signalisation (pour les automobilistes !), obligent à une vigilance incessante. Ainsi les déplacements à pied ressemblent davantage à une course d’obstacles qu’à une marche détendue. Peu alléchants pour les bien portants, ils deviennent quasiment impossibles pour les handicapés, et dangereux pour les malvoyants et les personnes âgées. 
     Qu’en est-il de l’exercice physique à l’école, de six ans à l’Université, rejeté dans les « activités périscolaires » sans budgets ni obligations.
     Le sport est réduit à la compétition, davantage dangereuse que bénéfique pour la santé des pratiquants tandis que le peu qui est fait par les successifs Ministères du sport ont surtout visé  à la construction de grands stades et aux infrastructures servant aux jeux olympiques.

GOUTS ET HABITUDES ALIMENTAIRES sont d’ordre personnel. Là aussi c’est à l’individu de prendre les décisions qui s’imposent.
Mais…on pourrait peut-être l’aider, et d’abord cesser de l’inciter aux erreurs et abus reconnus ?
     L’Histoire ne nous enseigne-t-elle pas que l’excès de consommation de sel est très ancien en France et fut encouragé par le « Devoir de sel » décrété par un roi en mal d’argent ?  L’alcoolisme ne fut-il pas facilité en Pologne par un roi lui aussi en difficulté financière ?  Les habitudes alimentaires ne tombent pas du ciel ! Le mécanisme qui relie les conditions générales de vie de nos concitoyens et les défauts de l’alimentation moderne  a déjà été démontré : les effets biologiques des principaux défauts sont des réponses logiques bien que dramatiques pour la santé *. Cette alimentation déséquilibrée est adaptée au mode de vie : il est très difficile pour un individu d’y échapper durablement.
      Cependant, tant que ce mode de vie continuera de s’imposer, des mesures pourraient être prises pour aider celui qui se déciderait à changer d’alimentation.
      On dit au citoyen de manger moins sucré, moins salé et moins gras, mais les autorités refusent d’interdire (ou de surtaxer lourdement) les publicités qui incitent, les enfants en particulier, à consommer toutes sortes de confiseries, y compris celles qui remplacent le sucre par des édulcorants car ces derniers, outre leurs effets secondaires, favorisent eux aussi le diabète.
      Les messages de santé obligatoirement ajoutés aux publicités soumettent le récepteur à un double langage en lui-même pathogène, laissant entendre que « ce qui est bon » est dangereux pour la santé. Il serait plus efficace d’augmenter drastiquement les taxes frappant ces publicités (et, pourquoi pas, toute publicité pour des produits alimentaires non indispensables).
      Et, puisque décidément, on nous invite à « manger chaque jour cinq fruits et légumes », la première chose à faire ne serait-elle pas de supprimer la T.V.A. sur les fruits et légumes frais ? Et de moduler celle-ci, en ne laissant au taux réduit de 5,5% que les aliments vraiment bons pour la santé ?
      L’État pourrait réorienter la politique agricole en cessant toute aide à l’élevage du bétail  et aux cultures d’aliments pour bétail, réservant cette aide à la production de blé panifiable, de légumes et de fruits, surtout quand il sont  « bio ». Il y a là un vaste domaine d’action.

EXERCICE PHYSIQUE RÉGULIER ET ALIMENTATION SAINE SONT DES OUTILS ESSENTIELS POUR PROMOUVOIR LA SANTÉ A TOUT  ÂGE.

       Encore faudrait-il que les pouvoirs publics soient partie prenante des efforts à effectuer et commencent en cessant de favoriser la sédentarité et les produits alimentaires dangereux pour la santé !

On verra prochainement comment les pouvoirs publics ont encore d’autres bien lourdes  responsabilités concernant  la santé de la population. - A suivre donc-
 *voir  à ce sujet : « Comment perdre la santé » ed  Fx de Guibert p. 174 à 176