mercredi 25 juillet 2018

LINKY OU PAS ?


 
LINKY  OU  PAS ?

Le compteur Linky est un grand projet…mis en route par ÉNÉDIS, nouveau nom d’ ERDF, entreprise chargée du réseau de distribution d’électricité.

Le remplacement total de tous les compteurs installés chez les particuliers par ce compteur dit intelligent est confié à une quantité de sous traitants irresponsables. Il  aurait pour conséquences, outre la mise au rebut des compteurs préexistants non obsolètes, une suppression d’emplois, une avancée vers le tout connecté permettant une connaissance progressive de  nos comportements domestiques, et une augmentation supplémentaire des rayonnements  électromagnétiques dans les habitations. Comme l’a noté récemment un tribunal la preuve décisive d’une nocivité de ces rayonnements n’a pas encore été apportée, mais le tribunal a cependant donné raison au plaignant électro-sensible : en cela il s’agit d’un jugement équitable car ne serait-il pas normal que ce soit aux producteurs de ces rayonnements d’apporter la preuve de leur innocuité, preuve qui manque totalement aujourd’hui ?

Quant au coût  non négligeable de ce remplacement, ÉNÉDIS écrit qu’il sera immédiatement gratuit,  les usagers ne payant les 506 millions d’euros de surcoût* qu’insensiblement dans les factures d’électricité à partir de 2020 jusqu’en 2031.

ÉNÉDIS justifie sa décision par les nécessités nouvelles de la gestion du réseau, vu le développement des énergies renouvelables permettant à un nombre croissant de consommateurs d’être également des producteurs d’électricité. Pourquoi alors ne pas se contenter d’installer les Linky exclusivement chez ces producteurs ? Pourquoi continuer à avancer dans la seule optique d’un unique réseau distributeur d’électricité déjà européen et, pourquoi pas, demain mondial, aussi fragile que gaspilleur ? Peut-on mettre de côté la perte en ligne d’un tel réseau qui peut, selon les moments, aller jusqu’au quart de l’énergie transportée ?   
    
MAIS C’EST L’IMPACT ÉVENTUEL SUR LA SANTÉ QUI INTERPELLE NOTRE ASSOCIATION, car le système Linky accroît  l’irradiation électromagnétique des habitations et ceci même quand le compteur est situé hors de l’habitation. En effet les informations fournies par le compteur seront portées par un courant de fréquence différente qui accompagnera partout le courant électrique fourni. 

Les industriels concernés clament qu’il n’est pas prouvé que les irradiations  électromagnétiques soient nocives. Ce faisant ils mettent au placard l’étude effectuée à la demande d’EDF et de la compagnie d’électricité du Québec et qui porta sur 125 000 électriciens français et canadiens dans les années 80 et 90. Cette étude, incomplète puisque ne concernant que des adultes, enregistrait cependant des effets nocifs significatifs.**

 Notre Agence Nationale de Sécurité Sanitaire s’est contentée de déclarer en décembre 2016 de déclarer « très faible » la probabilité que ces compteurs puissent avoir un effet nocif sur la santé, sans prendre en compte le fait que ses effets s’ajoutent aux autres sources de rayonnement déjà présentes.
Pour l’instant, et contrairement à ce qu’affirme ÉNÉDIS, chacun a le droit de refuser ce remplacement où que soit situé le compteur et a fortiori s’il est placé à l’intérieur du domicile. Pour cela il est bon d’exprimer ce refus dans une lettre recommandée avec accusé de réception adressée à La Direction Régionale d’ ÉNÉDIS  - TSA 71867 – 15 rue Bruno d’ Agay – 80049 Amiens Cedex 1,  en s’appuyant sur le fait que le remplacement, contre votre volonté, du compteur actuel par un compteur remplissant d’autres fonctions que le seul comptage de la consommation représenterait un abus de droit en modifiant unilatéralement le contrat de fourniture d’électricité et ceci conformément à la loi 2006 – 1537 du 7 décembre 2006.

*Chiffre donné dans le dernier rapport de la Cour des Comptes en janvier 2018                                  ** Nous ne pouvons donner de références bibliographiques car cette étude ne fut jamais publiée.

samedi 9 juin 2018

À propos du sucre




Propos   sur  LE  sucre,  dans le sens familier du terme…


Il s’agira ici du sucre en morceau, du sucre en poudre, du sucre cristallisé, du sucre glace, de celui qu’on trempe dans le petit café, de celui qu’on prend pour faire des desserts et des confitures mais aussi de celui que l’industrie agro-alimentaire met un peu partout…
C’est de ce sucre-là que parlait, en 1972, le professeur John Yudkin, nutritionniste britannique. Son livre suscita une immédiate, et fort  efficace, levée de boucliers de la part des lobbies sucriers qui lui coûta d’être finalement mis au placard dans sa propre Université, tandis que  triomphait l’hypothèse d’ Ancel Keys (qui incriminait les graisses comme causant les maladies cardiovasculaires)
Le sucre dont nous parlons est raffiné, il est, chimiquement parlant, du saccharose pur, mais si pur qu’aucun autre aliment n’est plus pauvre en ces petits oligo-éléments si indispensables à notre santé.
Le saccharose est une combinaison vite décomposée dans notre tube digestif en glucose et fructose. Le glucose est un élément nutritif indispensable mais il est aisément fourni par un tas d’autres aliments, céréales, racines et tubercules, ou légumes contenant de l’amidon ; ce qui n’empêche qu’il n’en faille pas trop, mais ceci est une autre histoire !

Le fructose n’est pas indispensable, et il doit, pour être utilisé, être transformé par le foie qui doit, pour cela, disposer des vitamines (B en particulier) et des sels minéraux adéquats, ce que le sucre n’apporte évidemment pas (contrairement aux fruits, autres sources de fructose mais riches d’une quantité d’autres bonnes choses, plus ou moins perdues quand on en fait des jus…)    
Au total, chaque fois que l’on absorbe du sucre, on puise sur les vitamines et les sels minéraux venant d’ailleurs, et qui peuvent finir par manquer. Alors le foie souffre et on peut aboutir à une cirrhose identique à la cirrhose alcoolique. Mais avant d’en arriver là, tant que le foie le peut, il transforme le fructose en triglycérides qui vont l’engraisser et dont on pourra déceler une élévation anormale dans le sang. Cette élévation des triglycérides est un facteur décisif d’athérosclérose qui engendre les maladies cardiovasculaires les plus fréquentes.
Ainsi le sucre, depuis longtemps considéré comme un facteur décisif du diabète de type 2 et de ses complications vasculaires, est aussi un facteur direct des maladies cardiovasculaires.    

Mais, direz-vous, vous ne dites rien de « l’index glycémique » du morceau de sucre, plus faible que celui d’une cuillerée de purée de pommes de terre ? C’est exact, mais l’index  glycémique ne tient compte que du glucose et le problème, ici, c’est le fructose !
D’autres diront : " le sucré est un gout inné dans l’espèce humaine ; vous nous avez déjà « sucré » le tabac, l’alcool, la bière et, pendant longtemps aussi, le beurre, les œufs et tout le gras et, maintenant, vous allez nous « sucrer » aussi le sucre et tout ce qui en contient, les bonbons, les chocolats, les glaces, les sorbets, les confitures et tous les desserts " . 
 "ARRÊTEZ ! "

A cela deux réponses : « d’abord, on peut manger sucré sans absorber de ce sucre raffiné dont nous parlons ici. Nous ne parlons pas des succédanés, qui ne sont pas très intéressants mais des fruits, du miel et aussi du sucre intégral, tiré de la canne à sucre sans aucun raffinage et qui reste riche de la plupart des oligo-éléments  qui manquent tant au saccharose pur. »

Et puis, vous pouvez échapper aux inconvénients du sucre, si vous vous en tenez à une consommation raisonnable, celle de nos grands-mères, quand le sucre était cher et quand les aliments industriels étaient bien rarement sur la table…