jeudi 15 juillet 2021

Directives Anticipées

 
                                                                                                                                            
 


                                                                             

Quelles  dispositions  prendre  en cas d’accident  de  santé ?

Afin d’anticiper la façon dont nous serons traités, en particulier au cours d’une hospitalisation, au cas où notre parole ne pourrait  plus  s’exprimer  et être  prise  en compte.

Si  nous  n’avons  rien  prévu ?  L’avis d’un « proche », défini comme tel par le droit, sera sollicité mais l’avis des médecins prévaudra. «  Le  droit » sera  dit  par la Justice ;  si vous êtes isolé(e) un juge des tutelles sera saisi, qui décidera  sur dossier.

Sans  souhaits  écrits  de votre part, il suffira d’un épisode de confusion ou de coma pour que vous vous retrouviez mis sous  tutelle, ayant perdu toute possibilité de disposer  de vous-même, de vos biens, de ce qui vous tient à cœur…

Écrire  nos  directives  anticipées  consiste  à :

-         Désigner une personne de confiance

-         Déclarer les  soins que l’on accepte  et  ceux  que l’on n’accepte pas.

La personne de confiance doit se sentir capable d’accepter cette responsabilité. Son avis prévaudra dans tous les cas, souvent  imprévisibles, où une décision vous concernant  serait à prendre. Il est donc essentiel  que l’accord  soit  partagé.

La déclaration de directives anticipées doit mentionner nom, prénom date et lieu de naissance,  être datée et signée. Il est bon d’en donner une copie à la personne de confiance, chez un notaire (si héritage il y a), ou chez des  amis, tout en en gardant une dans vos papiers personnels ( dans votre Dossier Médical  Partagé si vous en avez un).

Toute déclaration peut être remplacée et réactualisée  (date  faisant foi).

 

Pièce jointe : suggestion d’un formulaire simplifié. Un formulaire plus complet se trouve facilement sur internet.

Nom , prénom:...............................................................

Né(e) le ................................... à........................................

Domicilié(e) 

à……………………………………………………………………………………………………

Personne de confiance : .............................................................

Adresse ………………………………………………………………………

 Tél…………………………. 

Les présentes directives concernent le cas où je ne serais plus en mesure de m’exprimer. Mes volontés sont les suivantes :

 Si j’ai perdu conscience sans plus pouvoir communiquer avec mes proches, par exemple en cas de coma prolongé hors de possibilités thérapeutiques :

1/ Je veux (ou je ne veux pas)* que l’on continue à me maintenir artificiellement en vie.

2/ Je veux (ou je ne veux pas) * que l’on poursuive les investigations et les traitements médicaux ou chirurgicaux.

(ajouter éventuellement  d’autres directives)

 

Fait le……………………à ………………………………….

                                                                                       Signature :

   

 

*rayer la mention inutile


jeudi 20 mai 2021

Pièges de la traduction ..

 

LIRE UN TEXTE MÉDICAL


SCIENTIFIQUE…

Aujourd’hui, pour être publié, un article médical, quelle que soit la nationalité de l’auteur, doit être rédigé en anglais. 

     Mais les traductions peuvent tromper, ainsi le mot anglais « évidence » est plus proche de « preuve » que du français « évidence » qui est bien plus fort : une preuve n’est pas « la » preuve, et encore moins une « évidence ». Est évident en français  ce qui tombe sous le sens, ce qui n’est pas discutable. (Note n°1)

L’: « Evidence Based Medecine » (EMB ou MBE) est souvent présentée comme un garant de certitude. Or l’EBM est fondée sur des études randomisées. La randomisation est une méthode, utile pour comparer deux traitements dont l’efficacité n’est pas très différente.

 Mais un problème survient quand on érige en dogme une méthode très coûteuse, ce qui peut aller jusqu’à bloquer toute innovation, car tout dogme suppose une immobilité  (Note n° 2).

autre exemple: le langage statistique n’est pas le langage courant. Quand un français estime qu’il existe une différence « significative » entre deux résultats, cela veut dire qu’il y a là une « nette » différence ; en langage statistique est « significative » une différence qui a peu de chances d’être due au hasard, mais cela ne préjuge nullement qu’elle soit importante.

Quand il s’agit d’un médicament préventif on peut  éviter de tomber dans un piège de ce genre en se référant au « nombre de personnes à traiter pendant un temps déterminé pour qu’UNE personne évite la maladie envisagée ». Ce nombre est actuellement souvent fourni.                                                                                                        Cependant ce qui compte en définitive n’est-il pas de savoir si le fait d’astreindre, souvent pendant des années, tout un groupe de personnes à prendre ce médicament entraine ou non une probabilité de survie moyenne plus importante que celle d’un groupe comparable ne suivant pas ce traitement ? Or, la réponse à cette question manque souvent et, quand elle est fournie, cela n’est vrai qu’au niveau du groupe (Note n° 3). 

                                            ------------fin-----------

Note n° 1 voir « Quid des preuves en médecine » sur le blog en Août 2014  

Note n°2 voir « Randomiser ou mourir ? » sur le blog en automne 2020   

Note n°3 c’est une erreur constamment commise de penser qu’une probabilité statistique peut s’appliquer à une personne. Cette erreur est fondamentale et généralement soulignée par tous les enseignants en statistique mais cependant constamment commise.        

lundi 29 mars 2021

En finir avec le cholestérol

 

                                   EN FINIR AVEC LE CHOLESTÉROL

 


 

La mise au point éditée sur le blog en 2018 mettait en cause la responsabilité des graisses et du cholestérol dans les maladies cardiovasculaires. (Note 1),

Début 2019, notre association est sollicitée pour accueillir Cassandra comme stagiaire devant préparer un mémoire de Licence 3 « Sciences de la santé, mention biologie humaine ». Nous lui proposons comme sujet : « Le rôle du cholestérol dans les maladies cardiovasculaires ». La recherche bibliographique effectuée fort sérieusement par Cassandra conclut en l’absence de responsabilité du cholestérol dans ces maladies : la paroi des artères se charge de cholestérol parce qu’elle est malade, comme souvent elle se charge de calcaire mais ces dépôts ne sont pas la cause de la maladie (Note 2).

UNE ERREUR HISTORIQUE. -                                                                                                                                              En 1955, Ancel Keys accuse le cholestérol et les graisses saturées d’être la cause des maladies cardiovasculaires. Toutes les autres hypothèses sont abandonnées et leurs auteurs mis au placard. Il a fallu 60 ans pour que des chercheurs, relisant les études dont Keys s’était inspiré s’aperçoivent qu’elles avaient été mal interprétées.

Il s’ensuit que les traitements visant à abaisser le taux de cholestérol dans le sang n’ont plus aucune justification. D’autant qu’aucune étude n’avait montré un allongement de la survie chez les sujets astreints aux statines, médicaments les plus prescrits. Le fait que beaucoup de médecins prescrivent encore des statines est dû à un manque d’informations indépendantes.

Ni le cholestérol ni l’excès de graisses dans l’alimentation ne causent les maladies cardiovasculaires (note 3). IL FAUT CHERCHER AILLEURS…

 

 

Note n°1 Voir sur le blog « Révolution alimentaire », avril 2018

Note n°2 Bibliographie complète sur demande (trois pages)

Note n°3 Mises à part les graisses cuites entrainant des corps « trans ».