lundi 20 novembre 2017

les omégas



TROP  PEUT NUIRE (suite et fin sur les omégas)

 Les risques engendrés par un excès d’omégas 3 sont bien connus car on a pu les observer chez les Inuits quand ils ne consommaient que leur nourriture traditionnelle très riche en huiles de poissons : retards de cicatrisation et fluidité du sang entraînaient des morts par hémorragie.


UN ÉNORME APPORT D’OMÉGAS 6  JAMAIS OBSERVE DANS L’HISTOIRE .
Comme l’excès d’omégas 6 présents dans l’alimentation moderne n’est qu’un facteur parmi d’autres d’un mode de vie nouveau, il est difficile de faire la part de sa nocivité propre. 

Cette nocivité apparait cependant très probable vue la fréquence des états inflammatoires chroniques  et des hyper coagulabilités aboutissant à des thromboses ( infarctus,  A.V.C. phlébites et embolies ). La réévaluation d’une étude déjà ancienne (3) montre la nocivité d’un excès d’oméga 6 sur le système cardiovasculaire. Mais cela n’est qu’un aspect de la question, l’action pro-inflammatoire d’un excès continu d’oméga 6 ne peut que favoriser la plupart des autres maladies devenues, à partir du milieu du XX° siècle, plus fréquentes dans les pays « développés » et qui se répandent désormais aux pays « émergents » : cancers,  maladies nerveuses et cérébrales, maladies auto-immunes et allergies (4). Chez des enfants (5) nourris après leur naissance avec un lait très riche en omégas 6, des  études ont observé des altérations du quotient intellectuel, et une prédisposition à l’obésité (6) et à l’asthme (7). 

QUELLES SOLUTIONS POUR CORRIGER LE DÉSÉQUILIBRE ACTUEL?
  – L’industrie agroalimentaire propose d’augmenter l’apport en omégas 3, en pratique en augmentant l’apport en acide linolénique qui, pour être utilisé, exige de nombreuses transformations par des enzymes rares et déjà soumis à une forte demande. Il est parfois proposé de manger  beaucoup de poissons gras sauvages (9). Cette deuxième solution se heurte à de nombreuses difficultés qui la rendent illusoire : il s’agit d’une ressource limitée et ces poissons sont tous plus ou moins pollués, occasionnant une nouvelle source d’inflammation chronique… 
Mais surtout, vouloir corriger un excès par un autre excès crée une course au toujours plus vers l’inconnu alors que l’on ne sait rien de ce qui peut s’ensuivre d’un excès global  continu.

    Quelle solution reste-t-il ? Certes, manger raisonnablement du poisson, en privilégiant les « herbivores », comme les sardines, mais surtout limiter l’apport des omégas 6, et  donc dire adieu aux huiles et margarines au tournesol (10), au maïs ou au soja et même au colza encore déséquilibré quoique qu’on en dise (11). Au point actuel des connaissances, l’huile d’olive reste la meilleure des huiles et le beurre cru est réhabilité puisque l’on s’est aperçu récemment que le cholestérol contenu dans les aliments n’est pas la cause des maladies vasculaires.   

                                                                                      Fin

Bibliographie et notes
3/ « Use of dietary linoleic acid… » British Medical Jornal in line 4/2/13
4/ Intervention du Professeur Beliveau  (Montréal)  au cours du reportage « Vos poisons » Arte Juillet 2013
5/ Cattaneo and al « Overweigh and obesity in infants … » Obes Rev 2010 ;11. 389 ;98
6/ Ailhaud and al « Temporal change in dietary fats… » Prog  Lipid Res 2006, 45 ;203 ;36                                                  et  Guesnet and al  « Place des lipides dans l’alimentation du nourrisson » Cah Nutr Diet 2013 48 ; 175, 83 
7/ Briend and al « Lipid intake in children… » Comité de nutrition de la société française de pédiatrie in Ann Pediatr 21 ; 424, 38
8/ Pour éviter trop de formules chimiques les acides gras intermédiaires sans action directe connue sont ici désignés par : « Inter » suivi d’un numéro : 1 et 2 côté omégas 6,  1’, 2’, 3’ côté omégas 3.
9/  la graisse des poissons d’élevage reproduit la qualité de l’alimentation  qui leur est donnée.
10/ De plus le tournesol est une plante dépolluante qui capte des produits indésirables dans le sol !
11/ l’huile de colza est certes riche en omégas 3 mais contient deux fois plus d’omégas 6.